- Portraits
- Portrait de famille
Nino et Louka, frères, compétiteurs et fanas de glisse
Nino et Louka Larmier, 14 et 10 ans, licenciés au club de voile de La Couarde, sont deux férus de sports de glisse. L’aîné va courir les championnats du monde de planche à voile en Turquie début avril. Le cadet vise les championnats de France en wingfoil.
« Dans moins d’un mois, je serai en Turquie pour les championnats du monde de planche à voile », sourit Nino Larmier. Ce samedi de mi-mars, l’adolescent de Sainte-Marie-de-Ré est calme et concentré. Cet après-midi il y a entraînement et le lendemain compétition. L’heure est aux dernières et précieuses répétitions. Car « on sort de la période hivernale, j’ai peu navigué », reconnaît-il. « Mais je fais des stages pour me préparer et je suis un entraînement physique quotidien : un éveil musculaire, des exercices avec des élastiques, du gainage et un peu de renforcement musculaire pour le haut du corps ».
La planche et l’esprit de club
Nino Larmier a commencé « assez tôt, vers 6 ou 7 ans, par le kitesurf avec papa », rapporte le fils d’Emmanuel Larmier, qui tient l’école de kite Philovent à La Couarde. Vers l’âge de 10 ans, il s’inscrit au Centre nautique couardais du Goisil (CNCG) en planche à voile. « Pour pratiquer seul, quand on est petit, la planche à voile est plus abordable », rapporte Emmanuel Larmier. « En kite, il faut l’assistance d’un adulte pour décoller l’aile qui est à 25 mètres de toi et pour atterrir. » Déjà aguerri à la glisse, Nino démarre la compétition avec son club. Il enchaîne les régates de ligue départementale, interdépartementale, évolue au fil des catégories d’âge, jusqu’à se classer 3e aux championnats de France l’année dernière à Cherbourg (50). Et 2e aux nationaux d’automne à Martigue (13). « Le club vient nous chercher, on part en groupe en minibus avec le matériel dans la remorque », affectionne l’adolescent.
Turquie et sport études
« La Turquie sera ma première compétition à l’international. On est trois, en U15, à être sélectionnés en France », explique-t-il, pas peu fier. Nino part cette fois avec « les entraîneurs de la FFV et plein de copains ». Le matériel sera loué sur place. « Il court en bic 2.93, un support de planche monotype. Ce sont les mêmes pour tout le monde », précise Emmanuel, qui a dégoté deux sponsors – AXA agence Richard Vion et Intermarché Saint-Martin – pour aider à supporter les frais du championnat.
Nino, en classe de 4e, va continuer la planche l’année prochaine. « Mais je fais aussi du wingfoil », ajoute-t-il. Si la planche occupe aujourd’hui la majeure partie de son temps, il vise les championnats de France de wing à l’automne. « J’aimerais bien inverser la tendance au lycée en sport études et faire plus de wing. »
Louka, 50 km/h en wing
A côté de lui, Louka n’en perd pas une miette. A 10 ans, il suit les traces de son frère. « J’ai commencé le kite à 6 ans, je suis passé en planche à 8 ans et je suis allé direct en wing à 9 ans », annonce-t-il. Car c’est en wing que le gamin s’amuse le plus : « la planche c’est un gros support, on glisse même s’il n’y a pas beaucoup de vent. En wing, il faut au moins 10 noeuds (18 km/h, ndlr). Je préfère, on va plus vite, c’est plus fun. La sensation de vitesse est grisante. » Il annonce, ravi, son record de vitesse : « 26,5 noeuds (50 km/h) ». « Louka concourt avec des enfants de trois ou quatre ans de plus que lui », félicite son père. S’il tourne en local sur la wing cup 17, l’élève de CM2 vise les championnats de France 2026, comme son frère.
Une dynamique familiale
« Je les ai mis jeunes à la navigation », confie Emmanuel. « Maintenant, ils font un peu de tout. » Les garçons naviguent entre eux en semaine, se donnent des conseils tactiques, s’entraînent deux heures tous les samedis au CNCG et sont engagés en compétition de wing ou de planche un week-end sur trois. Et avant la Turquie, la famille Larmier est au diapason. Tout le monde suit le même régime alimentaire que Nino : « des protéines et des légumes à tous les repas et moins de sucre », sourit le père. « C’est une vraie dynamique familiale. » Il souligne quand même, amusé, « un esprit de compétition entre les frangins. A la maison, même le brossage de dents est une course ».
Instagram : @Ninolouka17
Lire aussi
-
PortraitsÉlisabeth Vague, la « Madame Fraise » de l’île de Ré
Sur ses 3 000 m2 de culture, Élisabeth Vague produit d’avril à septembre des fraises gourmandes au goût incomparable.
-
PortraitsFrançoise Migraine crée sa tambouille d’histoire(s)
Françoise Migraine, guide conférencière, anime des visites à l’île de Ré et La Rochelle. Grâce à son statut d’indépendante, cette habitante de Rivedoux propose des excursions classiques mais aussi contées ou costumées.
-
PortraitsAudrey Pereira, au-delà de la mécanique du corps
Ostéopathe et thérapeute psychosomatique, gestionnaire du centre de soin Eveil à soi au Bois-Plage-en-Ré, Audrey Pereira milite pour une prise en charge globale de la santé. En parallèle, elle anime un cercle de femmes et participe à la rédaction du projet éducatif du territoire.

Je souhaite réagir à cet article