L’emplacement de la future librairie débattu
Parmi les points à l’ordre du jour de ce conseil municipal martinais figuraient la rentrée, un emprunt de 890 K€, le bail commercial de la future librairie et la subvention à l’association des Chats de Saint-Martin.
Conseiller délégué à la vie scolaire, au périscolaire, à la restauration scolaire et à la jeunesse, Gaëtan Perdriel a soumis au vote les tarifs des repas pour l’année scolaire 2026/2027, ainsi que ceux du centre de loisirs (ALSH). Désormais mangeront à la cantine de Saint-Martin l’ensemble des élèves des classes élémentaires, issus de Saint-Martin de Ré et de La Couarde-sur-Mer, dans le cadre du Regroupement pédagogique intercommunal entre les écoles de ces deux communes, qui voit le jour en cette rentrée. Les élèves en maternelle iront à la cantine de La Couarde. Le prix de 3 € pour les élémentaires et l’ALSH sont maintenus, le tarif d’1 € institué pour les familles bénéficiant qu’in quotient familial inférieur ou égal à 400 €. Le tarif pour les adultes est de 5 €. Maryline Héraudeau aurait souhaité que ce tarif adulte soit augmenté et s’est abstenue.
Renforcer l’attractivité du centre de loisirs par des tarifs plus bas
Les tarifs du centre de loisirs sont proposés à la baisse, l’opposition par la voix de Maryline Héraudeau s’en réjouit, puisqu’elle l’avait demandé lors de l’un des premiers conseils municipaux. La maire, Anne Mémin a confirmé que certains tarifs journaliers étaient élevés, à 22 € par enfant sans le repas pour les QF les plus élevés : « On a travaillé cela, afin de permettre à plus de familles et enfants de s’inscrire. Toutefois, la majorité des familles sont dans les tranches de QF entre 1100 à 1500 €, le tarif passe ainsi de 20 € la journée à 11 €, soit – 40 %. » Désormais les tarifs journaliers vont de 7 à 15 € pour les habitants du département (0 à 18 € hors département). A noter que les enfants ne sont accueillis au centre de loisirs que s’ils sont déjà scolarisés. Concernant les fratries, Anne Mémin avait déjà expliqué à l’opposition, qui arguait pour un tarif dégressif, que le QF Intègre déjà l’existence d’une fratrie, un tarif dégressif ferait donc double emploi. « En conclusion, nous nous plaçons au plus près des familles, nous faisons un effort tarifaire important, afin de renforcer l’attractivité du centre de loisirs auprès des familles. », a redit la maire.
Toutes les familles concernées ont aussi reçu un mail avec les tarifs 2026, ainsi que le rappel de la configuration du RPI, incitant chacun à inscrire les enfants au bus scolaire, afin d’avoir son titre de transport (gratuit). Depuis le 23 juillet, des frais de dossier sont facturés par la Région Nouvelle Aquitaine.
La Communauté de Communes de l’île de Ré a aussi prévu une réunion le 27 août, afin de réfléchir à l’alimentation des enfants et aux futurs marchés publics.
Parmi les provisions pour risques du budget annexe « marché et commerces », la société Fratimo SAS (enseigne Vival) a laissé à la commune une ardoise de près de 51 K€ pour un risque total de 55 K€, incluant deux autres commerces.
L’emprunt de 890 K€ qui va être lancé sur le budget principal pour les besoins de financement des travaux de toiture, charpente et façades de la mairie (Hôtel des Cadets Gentilhommes) a donné lieu à débat avec l’opposition, estimant que la municipalité n’a pas assez anticipé et retient une offre risquée quant à ses modalités. Celle-ci a maintenu sa position.
Une librairie ? Oui ! Mais où ?
La délibération concernant le bail commercial pour une librairie dans le local situé au 12bis rue Chay Morin, sur l’îlot du port, a donné lieu à débat avec l’opposition. Elle a été préparée lors de deux commissions commerces, afin de s’adapter au mieux au métier de libraire, dans un contexte extrêmement difficile pour les librairies.
L’association des librairies indépendantes en Nouvelle-Aquitaine (LINA), le Syndicat de la librairie française (SLF) et la Chambre de Commerce de Charente-Maritime ont été consultées.
Ce local communal sera disponible à partir de novembre 2026, il s’agit du seul vacant et l’ouverture d’une librairie constitue une priorité pour la commune, comme annoncé lors de la campagne des municipales, par les deux listes en lice.
Marie Tredgeu, 2è adjointe notamment aux finances, commerces et économie a proposé d’appliquer un bail 3/6/9 pour une activité de librairie, avec activités connexes pour 20 % maximum. Le loyer proposé est de 12 K€ par an, une franchise de loyer de trois mois pourra être proposée au locataire, pour faciliter son installation. Un appel à candidatures sera lancé en septembre.
Les créateurs qui occupent actuellement ce local en saison ont été reçus en mairie. « Ils sont conscients de la politique menée sur ce local, nous essaierons de les accompagner au mieux dans le privé et si notre appel à candidatures ne donnait rien, ce que je ne souhaite pas, ils sont prêts à revenir une saison », a expliqué Marie Tredgeu.
« Nous sommes tous conscients de la nécessité d’installer une librairie à l’année et pérenne. Sur le principe, nous sommes en phase. Le problème est l’emplacement sur l’îlot, qui ne nous paraît pas le bon. A l’écart, l’espace ne permet pas de faire de l’évènementiel, indispensable pour vendre des livres. » est intervenue Véronique Richez-Lerouge, élu d’opposition. « L’autre question concerne le prix. Les créateurs paient 2200 € par mois, là vous le proposez à 1000 €. Nous on pense qu’il faut utiliser le local du Vival (derrière le marché. NDLR), il est vide et on ne déloge pas quelqu’un, on ne risque pas de perdre un loyer. Cela permettrait de renforcer un pôle d’attractivité autour du marché, en y adossant un bar/troquet et ne pas déloger les créateurs qui paient le double. »
« On a bien réfléchi, cet emplacement nous paraît adapté, d’autant que nous avons un autre projet pour le Vival et la place de La Poterne. On en a parlé avec les commerçants, il s’agit d’un travail collectif », a rétorqué Anne Mémin. « Il y a forcément des avantages et des inconvénients ».
Marie Tredgeu a rappelé que des professionnels du métier de libraire avaient été sollicités pour conseiller la mairie. « Ils ne connaissent pas le terrain, la commune de Saint-Martin », a rétorqué Véronique Richez-Lerouge. « Nous, nous connaissons parfaitement saint-Martin », ont taclé la maire et sa 2è adjointe. « On est commerçant dans ma famille depuis Haussman, donc je pense avoir un certain sens du commerce », a rajouté Marie Tredgeu.
La surface du Vival est beaucoup plus importante, ont aussi précisé Florence Bouthillier et Marie Tredgeu, ce qui supposerait un stock considérable à financer pour la librairie. Et des travaux importants sont à faire dans le local de l’ancienne épicerie, comme l’a rappelé Aurélia Sitbon. Enfin, les créateurs sont contents de l’emplacement, a confirmé Frédéric Pallot-Dubois, sinon ils n’y reviendraient pas chaque année.
La délibération sur le bail commercial a été votée à l’unanimité, l’opposition votant aussi pour : « Nous votons pour par principe, nous avons dit ce que nous pensons de cet emplacement. » a conclu Véronique Richez-Lerouge.
« L’association des chats fait un travail remarquable »
Enfin, la délibération concernant la subvention de 4 000 € attribuée à l’association des chats de Saint-Martin, présentée par Jean-Louis Ruault, conseiller délégué aux associations, a de nouveau suscité un débat. Véronique Richez-Lerouge estime qu’elle est trop faible par rapport à la mission de celle-ci et au regard de la subvention accordée aux Cols bleus. « J’avais proposé 7 000 €. D’autres subventions à des associations ont été assez généreuses, il faut être cohérent. », estime-t-elle. L’association demandait 25 K€.
Anne Mémin a rappelé que « la subvention attribuée aux Cols bleus est exceptionnelle pour une année exceptionnelle. La subvention versée à l’association des chats c’est tous les ans et on l’a augmentée. Sa mission est de trapper, stériliser et identifier les chats ». « Elle fait bien plus, elle soigne les chats et fait un travail en profondeur » a rétorqué Véronique Richez-Lerouge. « On lui a donné 5 000 € l’année de sa création en 2009, et on a augmenté cette année par rapport aux dernières années. On a regardé aussi ce que reçoivent les autres associations de chats de l’île de Ré. Je trouve cela cohérent, il n’y a pas de jugement derrière cette subvention, l’association fait un travail remarquable », a conclu Anne Mémin. La délibération a été approuvée, les trois élus d’opposition s’abstenant.
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