Le conseil renouvelle sa convention avec le SDIS 17
Lors du conseil municipal du lundi 3 août, les élus ont validé l’installation de bornes de recharge de véhicules électriques et la suppression d’un poste d’adjoint.
C’est officiel, la mairie de Sainte- Marie-de-Ré recrute. Deux postes sont à pourvoir, annonce Franck Mussillier, le maire, lors du conseil municipal. Et ce « afin d’accompagner l’organisation des services municipaux et de répondre aux besoins de la collectivité », décrit-il.
Le premier poste : chargé.e de la communication et de l’événementiel, dans le but de « renforcer la communication institutionnelle de la commune, améliorer l’information des habitants et assurer la préparation, la coordination et le suivi des manifestations organisées par la commune en lien avec les élus, les services municipaux, les associations et les différents partenaires », poursuit Franck Mussillier. Le second : un poste de coordinateur général des services. « En appui de la DGS, il assurera donc la coordination générale des services municipaux, favorisera le travail en transversalité entre les équipes et veillera au suivi des projets portés par la commune et à la mise en oeuvre des orientations prises par le conseil municipal ».
Dans l’opposition, l’annonce fait réagir et les élus interpellent la majorité sur son projet de mandature. Si « une feuille de route est issue de la campagne électorale », reconnaît Didier Guyon, élu de la liste Autrement Sainte-Marie, il regrette que le conseil municipal « engage des moyens supplémentaires sans qu’il y ait de projet de mandature ». Un point de vue que partage Jean-Luc Humbert, du groupe Ambition Sainte-Marie, qui demande « une vision d’ensemble ». « Où va-t-on ? Et avec quels moyens ? » interroge-t-il.
47 postes au tableau des effectifs
Didier Guyon questionne aussi la majorité sur le fait que l’une des promesses de campagne de la liste de Franck Mussillier était de réduire les frais de fonctionnement, cette volonté d’augmenter la masse salariale lui paraissant aller « à contre sens ». Pour répondre, Jean-Luc Castelein, deuxième adjoint chargé des finances, informe d’un écart positif de 400 K€ entre les charges de personnel du budget primitif voté par le conseil municipal et les prévisions de réalisation d’ici la fin de l’année. « La création de ces deux postes représente un budget, toutes charges comprises, de 36 K€ chacun », argumente encore Jean-Luc Castelein. « Nous avons la chance d’avoir des finances confortables. »
« Nous sommes en train de travailler sur le Plan pluriannuel d’investissement », reprend le maire. « Rassurez-vous, nous serons en mesure de faire des propositions et de donner notre feuille de route et notre projet de mandature. D’ici fin septembre, le projet sera bouclé et présenté ».
La création des deux postes a été votée par le conseil, moins quatre abstentions.
Quatre bornes de recharge électriques
Aussi à l’ordre du jour, la signature d’une convention pour l’installation de deux bornes doubles de recharge de véhicules électriques et hybrides de 22kW. Soit en tout, une capacité d’accueil de quatre véhicules en simultané, cours des Écoles. « L’exploitation est assurée par un opérateur privé qui assume les investissements et les risques économiques », détaille Franck Mussillier. En contrepartie de l’occupation du domaine public, « la société versera une redevance annuelle de 100 € HT par place de stationnement, soit un total de 400 € HT ». La convention est établie pour quinze ans.
Le choix d’installer les bornes de recharge cours des Ecoles devrait, espère le maire, « redynamiser » la place des Tilleuls. « Nous ne sommes pas sur une charge ultra rapide », précise-t-il, car il faudra compter « deux heures, deux heures et demie par véhicule. Ça laisse le temps d’aller au restaurant ou au marché. Et la nuit, cela laisse la possibilité aux administrés de mettre leur véhicule en sécurité et de le charger ». Si Didier Guyon approuve le choix de l’emplacement, cours des Ecoles, « bien situé par rapport à la commune », il alerte tout de même sur « l’intégration des bornes dans le paysage », « riche en patrimoine et agréable à regarder ». La décision a été votée à l’unanimité.
20 K€ pour la surveillance des zones de baignade
A l’unanimité également, le conseil municipal a voté le renouvellement de la convention de surveillance des zones de baignade (obligatoire pour la commune) par le Sdis 17, pour un coût total de 20 K€ à la charge de la commune, comprenant la rémunération et une participation au logement des sauveteurs ainsi que la location de l’Algeco.
A la suite de la démission d’Olena Giacometti, adjointe qui était chargée de la culture, de la vie locale et des associations, Franck Mussillier propose de supprimer son poste plutôt que de le remplacer, fixant ainsi le nombre d’adjoints à cinq. « L’indemnité correspondant au poste supprimé disparaît », explique l’édile. « On a estimé que les cinq adjoints peuvent se répartir ses missions. Nous pensons en groupe de travail, plutôt qu’en individualité sur ce poste-là », abonde le maire, ce que regrette Didier Guyon. Décision adoptée moins deux abstentions.
Griller un stop à vélo : 135 € d’amende
A l’issue du conseil, lors du débat avec le public, la question des comportements à risque des cyclistes a refait surface. « A Sainte-Marie, nous sommes dans la prévention mais nous allons passer à la vitesse supérieure », avertit Franck Mussillier. « Je comprends que le vélo ce soit la liberté », mais pas « au détriment de la sécurité des autres et de sa propre sécurité ». Et le maire de rappeler les sanctions, notamment des amendes de 135 € pour un stop grillé ou des écouteurs sur les oreilles. A bon entendeur.
Le chiffre : 3 000 €
En réunion de centre communal d’action sociale (CCAS), F ranck Mussillier a proposé d’attribuer une subvention de 3 000 € à la commune de L e Porge, ravagée par l’incendie survenu en Gironde. « Il s’agit d’une commune équivalente à la nôtre en termes de population. Je pense qu’il est important d’être solidaire », appuie le maire. Si l’ensemble du conseil municipal salue l’initiative, les élus d’opposition auraient préféré que ce soit le conseil municipal qui prenne cette décision.
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