- Politique
- Territoire Île de Ré
- Edito 325
Une île à réinventer
On a tout écrit, ou presque, sur les enjeux de l’île de Ré et ses fragiles équilibres.
Les défis évoluent et s’intensifient. Ainsi le reflux de la démographie scolaire, tant redouté, est désormais plus que tangible, avec environ 55 enfants en moins dans nos écoles rétaises en cette rentrée 2026/2027, ce qui se traduit par la fermeture de quatre classes. Et le collège, encore stable cette année (fermeture toutefois d’une classe), devrait perdre une trentaine d’élèves l’an prochain.
Cette courbe baissière se traduira inévitablement par d’autres fermetures de classes et certainement d’écoles, la volonté de l’Etat étant de créer des pôles scolaires allant au-delà des RPI entre deux communes. Le Préfet et le DASEN l’énoncent désormais sans ambiguïté et ils estiment que « la Convention d’Insularité a préparé les esprits ». Le sujet est toujours extrêmement sensible pour les maires. Une école qui ferme entraîne forcément une baisse d’attractivité du village concerné et n’est pas entendable pour les élus et les familles. La dure et implacable loi démographique l’emportera toutefois, sans guère de doute.
Autre défi de taille pour l’île de Ré, dont le massif boisé La Flotte-Sainte-Marie-Rivedoux-Saint-Martin fait partie des quatre sites les plus à risque de Charente-Maritime : gérer le risque incendie. L’île a retenu son souffle tout l’été, les maires ont interdit ou fortement restreint les accès aux forêts et chacun a prié pour qu’un mégot, barbecue ou autre étincelle ne déclenche un drame. Si le « risque submersion » a fait l’objet d’une action très volontariste (PAPI – Plan d’actions de prévention des inondations), et si le « risque érosion », après avoir été diagnostiqué, donne lieu à une Stratégie locale de gestion de la bande côtière (SLGBC) qui devrait se déployer en actions concrètes à partir de 2027, la partie « risque incendie » du PPRN (Plan de prévention des risques naturels) mérite aussi toutes les attentions. Sur une île où les massifs boisés ont gagné beaucoup de terrain, notamment sur les friches agricoles, en étant peu ou prou entretenus – la multiplicité de propriétaires privés et publics complexifie le sujet – il est urgent d’élaborer un plan de gestion des forêts.
Après un été chargé, l’heure de la rentrée a sonné pour les enfants. Elle concerne également nos élus, dont la tâche est immense.
Lire aussi
-
PolitiqueAménagement du rond-point de La Passe
Dans le cadre de l’amélioration des déplacements cyclables sur l’île de Ré, le Département de la Charente-Maritime a engagé des travaux d’aménagement au niveau du giratoire de La Passe, à l’intersection des RD 735 et RD 102 à La Couarde-sur-Mer, pour un montant de 420 K€ HT ;
-
PolitiqueLes élus du Bois-Plage dressent un bilan de saison
Mercredi 30 septembre, le maire, entouré de plusieurs élus, a convié les Boitais à une première réunion publique depuis son élection en mars dernier.
-
PolitiqueSabine Gervais : proximité et écoute des citoyens
La Députée La Rochelle-île de Ré, Sabine Gervais, était samedi 3 octobre 2026 à La Chaloupe à Rivedoux-Plage pour son deuxième Café citoyen.

Vos réactions
Une magnifique ile de Ré qui se transforme en un paquebot touristique surchargé sur lequel bon nombres d’incivilités comportementales s’accentuent. La surpopulation ne peut être exclue de ce phénomène local qui trouble de plus en plus de résidents. Déserte hors saison, devenue invivable en saison!
A qui profite ces invasions massives? Qui promeut, sans conscience, ce phénomène délétère? Une certaine désertion des résidents commence à se profiler et cela se mesure, en partie, par une forte morosité des ventes immobilières.