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Le devenir du pin parasol du Gros-Jonc est tranché
Mardi 1er septembre, les deux troncs du pin parasol du rond-point du Gros-Jonc, qui débordaient au-dessus de la chaussée, ont été abattus. La décision a été prise par le Département à la suite d’une étude phytosanitaire, alors que fin juillet, une partie de l’arbre était tombée sur la route.
La question du devenir du pin parasol du rond-point du Gros Jonc, en partie tombé le 25 juillet, est tranchée. Mardi 1er septembre, le Conseil départemental, qui a la responsabilité du giratoire et de la chaussée, a fait abattre deux des trois derniers troncs qui étaient encore debouts. « Les troncs penchaient dangereusement sur la route, c’était donc une question de sécurité », plaide Patrice Raffarin, conseiller départemental. De plus, l’élu informe avoir reçu le résultat de l’étude phytosanitaire commanditée la semaine précédente : « l’état sanitaire de l’arbre était sans retour possible ». Reste alors le dernier tronc encore debout et entièrement sur le rond-point, qui est fragilisé car il se retrouve privé de contrepoids. « Nous allons certainement devoir l’étayer. »
Enfin, Patrice Raffarin annonce la mise en place d’une mesure compensatoire, « demandée par la Dreal*, car le pin parasol est un arbre naturel remarquable. Nous devrons replanter un arbre semblable sur le giratoire. »
Les trois préconisations de Ré Nat
Pourtant, mardi 25 août, Véronique Richez-Lerouge et Patrice Raffarin, conseillers départementaux, avaient sollicité Dominique Chevillon, président de Ré nature environnement, pour un avis consultatif sur l’état de santé et l’avenir de cet arbre vieux de presque soixante-dix ans.
Ses préconisations étaient les suivantes : « Premièrement, assurer la sécurité de tous », car « l’ombre portée du pin parasol déborde sur la route », ce qui engendre un risque que la partie épineuse de l’arbre tombe sur la chaussée. « Deuxièmement, sauver l’arbre, qui est un être vivant », soit couper la partie dangereuse au-dessus de la route mais garder les deux troncs qui assurent une fonction de contrepoids. Enfin, « troisièmement, sauver le paysage », c’est-à-dire étayer cet arbre naturel remarquable, dans la mesure du possible, pour le préserver tel quel. C’est donc la première option, sécuritaire, qui a été privilégiée.
Un arbre qui fait couler de l’encre
Pour rappel, le 25 juillet, une partie de l’arbre était tombée, dont des branches sur la chaussée. « Nous avons immédiatement enlevé ce qui était sur la route et qui était dangereux pour les usagers », rappelle un agent du Département, dont le dépôt est à quelques mètres du rond-point. Mais, « faute de moyens humains en pleine période de vacances estivales et de matériel », reprend Patrice Raffarin, le tronc couché sur le giratoire n’a pas bougé jusqu’au 25 août, date à laquelle tout ce qui était encore à terre sur le giratoire a été évacué. C’est ce délai qui a fait réagir la mairie du Bois-Plage sur les réseaux sociaux, où les commentaires sont allés bon train. « Les administrés n’ont pas compris pourquoi c’était aussi long », justifie Alain Moreau, maire de la commune, qui ne souhaite pas pour autant entrer dans une polémique. Idem du côté des élus départementaux.
*Direction régionale de l’Environnement, de l’Aménagement et du Logement
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