- Portraits
- Portrait
Félicie Vitart, jeune maraîchère entre fleurs et légumes
A 23 ans, Félicie Vitart a créé Le Jardin des petits vents. Elle s’est installée en production de légumes et de fleurs à La Flotte, que l’on retrouve en vente directe ou sur les marchés de Sainte-Marie.
« Je suis issue d’une famille de maraîchers. Mes parents ont le Jardin du Boréal, à Saint-Martin. J’ai pensé à reprendre après eux, mais ils ont encore des années à faire et je voulais mon indépendance », cadre d’emblée Félicie Vitart. La jeune femme a donc créé, en mai cette année, Le Jardin des petits vents, en référence au vent qui souffle sur l’île de Ré et sur sa parcelle. « Je voulais un nom unique pour mon exploitation, qu’on ne trouve pas ailleurs en France », glisse-t-elle encore.
Une cagnotte participative
Après son bac agricole Sciences et technologies de l’agronomie et du vivant (STAV) à Saintes, Félicie se lance dans une école d’ingénieur son, « mais c’était trop enfermé pour moi », rapporte-t-elle. Elle travaille alors pour ses parents, en attendant de s’installer. L’opportunité se présente en novembre et se concrétise en mai. « J’ai récupéré une partie des installations de Julien Dorin. J’ai acheté les serres et le système d’irrigation et j’ai repris le bail. » Grâce à sa formation agricole, la jeune femme est éligible à la Dotation jeune agriculteur (DJA). Montant de l’opération : 40 K€. « J’attends toujours mes 26 K€ de DJA », lâche la jeune femme, qui a essuyé un refus d’une première banque avant d’en changer. Pour lui donner un coup de pouce, « des clients, sur le marché, m’ont conseillé de lancer une cagnotte participative ». Ce qu’elle fait. Elle récolte ainsi près de 2 000 euros, qui lui servent, entre autres, à acheter deux filtres pour améliorer son système d’arrosage au goutte à goutte.
Démarrer avec la canicule
Pour être prête en mai, Félicie démarre la production de plants chez ses parents en mars. Quand elle s’installe, elle plante poivrons, aubergines, tomates, tomates anciennes, concombres, courgettes, pastèques, haricots verts, piments. Et des fleurs : dahlias, tournesols, cosmos, statices, zinnia et lisianthus. « En tout, j’utilise 1,5 hectare. » Et fin mai, arrive la canicule. « J’ai perdu la moitié de mes plants de concombres, tous les haricots verts et des poivrons ont cuit sur pied. » En parallèle, elle teste deux rangs pastèques, « l’un semé avant la canicule, l’autre après ».
Besoin de se faire connaître
Félicie Vitart vend sa production sur les marchés : les fleurs, place d’Antioche à Sainte-Marie, trois jours par semaine ; les légumes et les fleurs, place des Tilleuls, à La Noue (Sainte-Marie), tous les jours sauf le dimanche. Là, le stand est tenu par son compagnon, Matéo, qui est salarié de l’exploitation. Félicie vend également en direct de sa ferme, les lundis, mercredis et vendredis, de 18h à 19h et les mardis et jeudis, de 11h à 12h. « Tout est cueilli la veille au soir pour être vendu le lendemain matin », garantit Félicie, qui assure « ne pas faire de revente ». « Pour l’instant, pas grand monde vient à la ferme, j’ai encore besoin de me faire connaître », plaide la jeune fille, qui lance un appel : « Si les gens veulent me soutenir, le meilleur moyen c’est d’acheter ma production »
Contact
Instagram : lejardindespetitsvents
Lire aussi
-
PortraitsPierre Schmitz, « le besoin d’aller toujours plus vite »
Le Couardais est entré dans la légende le 9 juin dernier en signant un record du Monde en Wingfoil avec 33 noeuds sur le mille nautique.
-
PortraitsHélène et Théo, producteurs de fleurs de l’île de Ré
Hélène Lety et Théo Thomas sont depuis trois ans à la tête des Fleurs des Salières, l’ancienne exploitation horticole de Jean-Marie et Agnès Viollet située sur la commune du Bois-Plage.
-
PortraitsSébastien Coutauchaud : une reconversion réussie
Il y a douze ans, Sébastien Coutauchaud, opticien de métier demeurant à Paris décidait de reprendre Les Jardins d’Antioche, un commerce alimentaire de détail dans halles et marchés.


Je souhaite réagir à cet article