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Don d’organes : tous concernés
Une conférence sur le don d’organes et de moelle osseuse a été organisée le 7 mars dernier, à l’initiative du Rotary Club.
Françoise Wagon, présidente du Rotary de l’île de Ré, est intervenue en précisant bien que parmi les sept axes principaux fixés par le Rotary international, celui de la santé arrivait en seconde position. « C’est un acte stratégique majeur pour nous » a-t-elle déclaré.
En effet, en dehors de l’effort de communication pour mettre en avant l’importance du don d’organes, le Rotary s’est investi, ces derniers temps, dans d’autres domaines allant dans ce sens : un don pour l’institut Curie dans le cadre de la lutte contre les cancers pédiatriques, ainsi que le financement des jardins thérapeutiques de l’EHPAD de Saint- Martin de Ré.
Jacques Lapoumeroulie, membre bénévole et très actif de France ADOT*, a pris la parole dans le but de présenter ce sujet éminemment sociétal qu’est le don d’organes. Selon un sondage récent, seulement 54% des Français se sentent concernés par ce problème, alors que nous sommes tous des receveurs potentiels… Aujourd’hui, un peu plus de dix mille malades sont en attente de greffe.
Le don d’organes, acte éminemment humain
Chacun d’entre nous est présumé donneur, sauf en cas de refus claire-ment exprimé de son vivant (ce qui est le cas d’un Français sur trois).
Olivier Lesieur, médecin coordinateur du service des prélèvements du centre hospitalier de La Rochelle Ré-Aunis a, quant à lui, abordé le sujet sous trois aspects : philosophique, scientifique et juridique.
Les organes donnés, greffés ou transplantés sont principalement le coeur, le poumon, le foie, le rein et la moelle osseuse. Il existe trois types de donneurs : ceux qui donnent de leur vivant (ce qui représente 15% des cas), ceux dont le prélèvement est effectué après la mort encéphalique (la grande majorité), et ceux qui sont décédés à la suite d’un arrêt circulatoire. Les problèmes posés par le prélèvement touchent à l’intimité. Souvent, les familles de défunts sont placées devant des cas de conscience.
Les parents d’Aléandro, petit Rivedousais âgé de neuf ans et atteint d’une maladie génétique rare, sont intervenus. Leur enfant est en attente, depuis des années, d’une greffe de moelle osseuse. Le Rotary s’est, d’ores et déjà, engagé à prendre en charge un soutien financier à l’égard de la famille, en cas d’hospitalisation en vue d’une intervention chirurgicale.
Un greffé du rein et une greffée de moelle osseuse ont, ensuite, pris la parole.
L’échange s’est prolongé lors du partage du verre de l’amitié offert par les Rotariens rétais. Les responsables se sont félicités de cette soirée dont le but était bien de faire passer un message et d’inciter à une prise de conscience.
*Fédération des Associations pour le Don d’Organes et de Tissus humains.
Contact : Benoît Pons – président France ADOT 17 – 06 11 66 13 68
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