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Baptiste Turbé filme l’île de Ré et le Stade rochelais
Baptiste Turbé filme le Stade rochelais. C’est son métier. Il siège dans la commission communication de Rivedoux-Plage. C’est son engagement. Sa caméra en trait d’union, c’est sa passion.
« Tout s’est bien goupillé pour moi », se réjouit Baptiste Turbé, quand il regarde dans le rétro. A 31 ans, ce Rivedousais de souche est là où il a envie d’être : derrière la caméra du Stade rochelais et élu de sa commune. « Au départ, je voulais être réalisateur, mais aujourd’hui ce je fais se rapproche davantage du documentaire », décrit celui qui a trouvé son créneau : « raconter des histoires humaines », celles des joueurs, comme celles des habitants.
Canal+ et Koh-Lanta
Issu d’une famille d’ostréiculteurs rétais, Baptiste Turbé se dit « passionné d’audiovisuel, au sens large ». Et il choisit d’en faire son métier. En 2017, il décroche son premier emploi et réalise un rêve de gosse : il intègre l’équipe des Guignols de l’info, sur Canal+, en tant qu’assistant de production adjoint. Il y reste quelques mois, jusqu’à l’arrêt de l’émission. Il rebondit ensuite chez Adventure line productions, société notamment connue pour produire Fort Boyard et Koh-Lanta, et à l’époque dirigée par Alexia Laroche-Joubert. Il travaille, entre autres, sur les Minikeums et Fort Boyard en tant qu’assistant mise en scène. Son rôle : préparer le tournage, gérer les accessoires, contacter, coordonner les besoins en costumes et en décors, ou encore estimer les temps de tournage afin d’établir un plan de travail. Pendant trois ans, il alterne entre Paris et la Charente-Maritime, qu’il décrit comme « terre d’accueil des tournages ».
En parallèle, en 2020, il crée son entreprise – Baptiste Turbé vidéaste -, et réalise des missions notamment pour les communes rétaises, où il garde des racines bien implantées.
En 2021, il saisit l’opportunité de travailler sur Koh-Lanta. Un autre rêve, qu’il « attrape au vol ». Baptiste Turbé part alors en Polynésie française en tant qu’assistant de production. Il s’agit là de « gestion logistique inhérente au tournage : qui loge où, dans quelle chambre, etc. », décrit-il. Si le job est loin de la création et de ce qu’il aime faire, il n’en perd pas une miette. « C’était impressionnant de découvrir les coulisses de l’émission, les ballets de caméras. Mes journées off, je les passais à observer. C’était formateur et intense mais, ce n’était pas ma voie. »
Au Stade rochelais, la communication sportive et institutionnelle
Il rentre en métropole au mois de mai. « Mon père m’appelle et me parle d’une offre d’emploi, en CDI, au Stade rochelais », se souvient-il. « C’est le club de ma vie ! » Alors, Baptiste Turbé postule et ça matche. « J’avais un profil encore junior mais je travaillais depuis quatre ans sur les plateaux télé, je maîtrisais l’ensemble des processus du tournage, de la prise de rendez-vous à la production. Peut-être que Koh-Lanta a joué en ma faveur. » Dès le mois d’août, il rejoint le pôle communication du club.
Il découvre « une autre manière de faire de la vidéo ». Son rôle : chargé de production vidéo, c’est-à-dire filmer la vie du club, « au sens large ». « Je capte les accolades, les entraînements, les conférences de presse, l’arrivée des joueurs, la concentration. Je suis au coeur du vestiaire, il faut savoir se faire petit comme une souris », détaille Baptiste. Il documente également les stages de cohésion, les déplacements en Champions Cup ou encore les actions du fonds de dotation du Stade rochelais : École du rebond, Mercredis du stade, journées jaune et noir…
« Le club mène beaucoup d’actions sociales, notamment auprès des mineurs isolés ou dans les Ehpad avec le rugby santé. Il y a énormément de choses à raconter », appréciet- il. S’il ne suit pas tous les déplacements des matches du Top 14 – dont un match sur deux se joue à domicile -, Baptiste Turbé peut être amené à voyager pour « suivre les partenaires », comme ce fut le cas à Dublin, lors d’un match face au Leinster. Il couvre également les équipes féminines, les jeunes catégories et l’équipe de basket de l’association.
« J’aime Rivedoux et la politique locale »
En parallèle, Baptiste Turbé s’implique dans la vie communale. « J’aime Rivedoux et j’aime la politique locale », affirme-t-il simplement. « Mes deux parents ont été élus à Rivedoux, dans des mandats différents. Mon père dans la majorité, ma mère dans l’opposition. A 18 ans, j’étais déjà assesseur », retracet- il. Désormais installé durablement dans la région, il rejoint la liste conduite par Patrice Raffarin pour les municipales 2026. « J’ai envie de donner de mon temps à un village qui m’a beaucoup apporté », souligne ce fils d’ostréiculteurs rivedousais depuis trois générations. Il poursuit : « Il est de notre responsabilité, nous les jeunes, de nous engager et de nous intéresser à notre cadre de vie. A mon âge, j’apprends de ceux qui ont déjà plusieurs mandats. Notre rôle est d’absorber les connaissances, de comprendre les tenants et les aboutissants de la vie de la commune. »
Assez logiquement, il intègre la commission communication. « Rivedoux est le premier village de l’île. Pendant longtemps, les gens ne faisaient que passer. Mais la commune a bien changé, maintenant les gens s’arrêtent », félicite-t-il. Parmi les grands projets : le centenaire de Rivedoux, « dans moins de deux ans ».
Et pour ça, il a déjà des idées, comme « réaliser un documentaire intergénérationnel où les enfants intervieweraient les séniors » ou encore « une reconstitution historique pour témoigner du passé rural et agricole de la commune, montrer comment c’était avant ».
Récemment, Baptiste Turbé a réalisé la vidéo contre le harcèlement scolaire des élèves d’Elisabeth Jouanny, de l’école Isabelle Autissier. La vidéo a été récompensée par l’académie de Poitiers. « La vidéo n’est pas de moi, je filme juste », tient à souligner Baptiste Turbé, avec modestie. Avant de sourire : « Elisabeth Jouanny est mon ancienne institutrice, nous travaillons ensemble et nous gardons le lien. L’anecdote est jolie. »
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