Avis négatif pour le projet de cultures marines
Le premier Conseil municipal de cette rentrée 2025 à Ars-en-Ré a été dominé par des questions d’urbanisme et de patrimoine.
En effet, et ce conformément à une décision prise lors de la précédente mandature, la municipalité poursuit sa politique de rachat des parcelles situées derrière le camping municipal de la pointe de Grignon. Un prix d’achat a été fixé lors de ce conseil municipal, à hauteur de 0,73 € du m2. Ces parcelles nues, situées entre Motronne et Grignon, permettront à la municipalité d’agrandir le camping municipal et de créer, à terme, une aire de loisir supplémentaire à l’intérieur du camping. Etienne Caillaud, premier adjoint, a également rappelé que la mairie se charge d’entretenir ces parcelles pour prévenir les risques d’incendie. « Quitte à les entretenir, autant qu’elles fassent partie du camping », a-t-il déclaré. Deux parcelles ont d’ores et déjà été acquises. Des négociations sont engagées pour d’autres, et la procédure de bien sans maître a été entamée pour certaines. La municipalité a par ailleurs validé le 24 septembre l’acquisition d’un bien sans maître revenant de plein droit à la commune. Il s’agit d’un terrain de 114 m2 et de son immeuble, situés entre Grignon et Motronne.
Enquête publique
Autre sujet d’envergure abordé ce jour-là : l’enquête publique de la DDTM* relative à l’autorisation de cultures marines dans le Fier d’Ars. Jusqu’au 4 octobre, les municipalités concernées peuvent en effet s’exprimer sur ce projet visant à autoriser des aires d’algoculture à l’entrée du Fier d’Ars et sur le secteur de la Pointe du Grouin. « Nous avons étudié de près cette enquête publique », a expliqué la maire Danièle Pétiniaud-Gros, « et nous considérons qu’il n’est pas opportun de faire cela à l’entrée du Fier. Il y a cinq ans, avec l’État, nous avons arrêté la possibilité de creuser le chenal pendant dix ans à raison de 8000 m3, et nous pensons bien continuer pour que le port reste accessible. » Le manque d’information et l’absence d’étude d’impact ont également été pointés du doigt par les différents élus. Un avis négatif a donc été voté à l’unanimité, avec une abstention puisque Pierre Boeuf a quant à lui estimé que ce manque d’information ne lui permettait pas de prendre une décision. « Je m’abstiens » a-t-il expliqué. « On discute d’un projet dont on ne connaît rien (…) on ne sait pas s’il y aura des effets négatifs. Il faut des infos qui tiennent la route ».
Quelques affaires courantes ont été réglées en fin de Conseil, comme la réduction du montant de l’occupation du domaine public due par un commerçant n’ayant pu utiliser sa terrasse cet hiver durant les travaux sur le port. L’ouverture d’un poste d’agent administratif à temps non complet pour l’accueil de la mairie a été votée. Enfin, la somme de 2699 € a été ajoutée au budget du port afin d’acquérir des pièces complémentaires pour le batardeau.
*DDTM : Direction départementale des territoires et de la mer.
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