Un saisonnier pour nettoyer les plages
Le conseil municipal s’est réuni vendredi 5 juin. Les élus ont notamment annoncé l’entretien de trois plages, la piétonnisation de la place d’Antioche cet été et les tarifs des mini-camps.
Entre consensus et débat, les élus de Sainte-Marie-de-Ré étaient réunis en conseil vendredi 5 juin, dès 18h30 pour élire les délégués et les suppléants pour les élections sénatoriales. Ils ont ensuite enchaîné avec le conseil municipal ordinaire, celui-ci un peu avancé par rapport à l’heure annoncée pour éviter un temps mort, sur validation de l’ensemble des élus.
Hangar de stockage : un projet à l’étude
Le renouvellement d’une partie des baux du hangar de stockage à des agriculteurs, au lieu-dit de la Vernande, était à l’ordre du jour. L’occasion pour Didier Guyon, élu d’opposition, de s’interroger sur la construction d’un second bâtiment, « un dossier en souffrance ». Philippe Delafond, délégué à l’agriculture, explique se pencher sur le dossier. « Le permis de construire a été accordé en janvier 2025 mais les devis ne correspondent plus », annonce-t-il. L’élu assure étudier la faisabilité économique et légale du bâtiment et souhaiterait « que 50 % de sa construction soit financée par la production d’énergie photovoltaïque » qui serait utilisée en « autoconsommation collective ». « Trois agriculteurs seraient intéressés pour du stockage et des jeunes se manifestent », avance Philippe Delafond, qui annonce un prix de location de 14,52 € HT/m2, révisé chaque année. Pour 200 m2 de location, cela revient à 2 900 € par an, « un montant plus abordable pour des jeunes qui s’installent que s’ils devaient construire leur propre bâtiment ».
Si Didier Guyon se réjouit de la volonté de la majorité de « soutenir la filière agricole », Jean-Luc Humbert, élu de la liste Ambition Sainte-Marie, s’interroge sur l’intérêt « de faire porter un tel investissement par la commune ». Il met en exergue deux conséquences possibles : « l’immobilisation de capital » et « le risque économique si les agriculteurs se retrouvent en situation de ne plus pouvoir payer le loyer ». « Mon propos n’est pas de ne pas vouloir soutenir la filière », insiste-t-il toutefois. Philippe Delafond rappelle que, pour le hangar construit en 2000, « les loyers ont toujours été payés depuis vingt-six ans ». Pour l’instant, le projet du nouveau hangar est à l’état d’étude de faisabilité. « Il sera débattu en commission », promet le maire, Franck Mussillier.
Réaffectation du budget cheval
« La prestation du cheval, qui faisait un chantier participatif de nettoyage de trois plages (Montamer, Basse Benaie, La Salée) pendant juillet-août, pour un montant d’environ 15 000 €, n’a pas été reconduite », informe Isabelle Chiarelli, première adjointe chargée de l’environnement, de la biodiversité et de la transition énergétique. « Ce choix a été fait afin d’assurer le même objectif, et même plus grâce au nettoyage de davantage de plages, par un (ou une) jeune, saisonnier ayant des compétences en environnement, qui animera de façon pédagogique le chantier de nettoyage participatif. » Philippe Laulanet, élu d’opposition, rappelle cependant que le cheval était payé par le budget écotaxe et était « très apprécié des parents et des enfants ». Franck Mussillier assure que le salaire de la personne employée « sera éligible à l’écotaxe ».
« Au-delà de créer un emploi pour un jeune, ce choix permet une économie significative », reprend Isabelle Chiarelli. « Cette économie sera réinvestie dans la remise en état et l’entretien de trois plages : le pas des Grenettes, la plage de Sabiouse, l’anse Saint-Jumeau et la plage de l’Epi Saint-Sauveur seront remis en état d’ici mi-juillet. » Les travaux concernent les ganivelles, le désensablage et la reprise des caillebotis lorsqu’ils sont présents. Isabelle Chiarelli annonce également que « les autres pas de plages seront aussi remis en état » mais « dans un délai un peu plus long ».
La place d’Antioche piétonne cet été
Didier Guyon, élu de l’opposition, a rappelé que la place d’Antioche était piétonne l’été dernier, en raison de la forte affluence qu’elle connaît en saison. Et ce pour des raisons de sécurité : depuis qu’elle a été rénovée, la chaussée et les trottoirs sont blancs et sont difficiles à différencier à la fois pour les voitures et pour les piétons. Il interroge alors sur ces restrictions de circulation pour l’été à venir. « Nous n’avions pas réfléchi à la question », admet Franck Mussillier. Il reconnaît qu’il s’agit là d’une décision qui relève du « bon sens ». Dont acte, à partir de vendredi 3 juillet, date de début des vacances scolaires. En parallèle, les élus devraient réfléchir en commission pour passer la place en zone limitée à 20 km/h.
Mini camps d’été : les tarifs sont actés
« Les tarifs des mini camps, organisés par notre centre de loisirs, ont été discutés en commissions enfance jeunesse ainsi qu’en commission finances », rapporte Franck Mussillier, titulaire d’une délégation qui lui accorde ce pouvoir de décision. Les tarifs des deux mini camps, ouverts à douze enfants à chaque fois, sont calculés selon le quotient familial : de 0 à 400, 70 €/enfant ; de 401 à 800, 90 €/enfant ; de 801 à 1 500, 110 €/ enfant ; de 1 501 à 2 500, 120 €/enfant ; plus de 2 500, 150 €/enfant. Le premier séjour, pour les CP-CE1, a lieu du 20 au 24 juillet. Le second, pour les CE2- CM1-CM2, du 27 au 31 juillet.
S’il est d’accord sur le fond, Didier Guyon fait part cependant « d’une petite réticence sur la forme ». Il plaide pour que ces décisions financières soient débattues en conseil municipal et non en commission, afin de permettre aux élus d’apporter des amendements, à la minorité de « s’exprimer en public », et le cas échéant de « voter la décision et que ça se sache ». Si le sujet du prix des mini camps « est ponctuel », Didier Guyon attire l’attention sur de prochaines décisions tarifaires qui devront être prises, comme « le stationnement, la médiathèque ou encore la location de salles ».
Enfin, Franck Mussillier a informé qu’« une élue du conseil municipal, subissant des attaques de dénigrement et de diffamation sur les réseaux sociaux, a fait une demande de protection fonctionnelle. Une délibération sera prise lors du conseil municipal du 10 juillet ».
Une motion pour la filière Cognac
Le conseil municipal a voté à l’unanimité une motion « en faveur d’un appui à la filière Cognac, et demande expressément au gouvernement français qu’il accompagne cette dernière activement à Bruxelles pour faire émerger, avec la Commission européenne, les mesures de soutien qui lui ont été promises ».
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