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Dossier à la Hune

SAPEURS-POMPIERS DE L’ÎLE DE RÉ

Publié le 23/04/2019
SAPEURS-POMPIERS DE L’ÎLE DE RÉ
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L’Île de Ré, avec ses environ dix-huit mille habitants à l’année et ses quelque cent trente mille résidents estivaux, représente un territoire qu’il est nécessaire de protéger, tant au niveau des personnes que des biens. C’est alors que l’activité de sapeur-pompier prend tout son sens et que les différents centres de secours de l’île assurent leur plein rôle.

 

Six casernes à l’organisation bien spécifique

Sur notre île longue de 30 km, six casernes se partagent ce secteur et rayonnent ensemble pour défendre la totalité de cette surface : Sainte-Marie, La Flotte, Le Bois, Saint-Martin, Ars et Les Portes, sont gérés par le Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Charente-Maritime (SDIS 17). C’est tous les jours que ces hommes et ces femmes, peut-être les connaissez-vous, mettent à profit leur temps et assurent la protection de ce territoire.

Sainte-Marie, disponible et organisée

Le centre d’incendie et de secours de Sainte-Marie est un lieu de passage pour tous les cyclistes et automobilistes de l’île. Située en bord de route départementale, la caserne assure et veille à la protection de son secteur. A l’entrée du village, vous ne pouvez pas la manquer ! Elle suscite la curiosité des petits comme des grands lors des gardes postées estivales, qui aperçoivent les camions fièrement arborés sur le parking et qui n’hésitent pas à s’arrêter pour les admirer et visiter.

La caserne de Sainte-Marie répond à près de cinq cents appels toute l’année et c’est environ cent cinquante interventions qui ont lieu l’été. L’effectif du centre est actuellement de vingt-neuf sapeurs-pompiers ainsi que quatre double affections (sapeur-pompier dans un autre centre dépendant du travail, de la localisation du logement, etc.). Parmi cet effectif total, on compte six femmes.

Du 1er juillet au 31 août a lieu chaque jour une garde postée de 9h à 19h. Afin d’assurer ces gardes, le chef de centre, Philippe Lacoste ainsi que son adjoint, David Delouye, font appel à un saisonnier de l’extérieur et ce sont deux saisonniers du centre qui viennent renforcer cette organisation. Le reste des gardes ainsi que les astreintes sont assurés par les autres agents du centre. Le reste de l’année, c’est lors des dimanches et des jours fériés que vous aurez l’occasion de rencontrer quatre personnels en garde postée, de 9h à 17h.

Le reste du temps, le planning est organisé sur 24h et selon trois tranches horaires de huit heures. Chaque personne rend à la fin du mois un planning de disponibilités et c’est David qui se charge de tout regrouper et d’ainsi organiser un seul et même planning pour tout le centre. Cela permet d’assurer un maximum de départs et d’armer la caserne en continu.

L’amicale de Sainte-Marie représente une part très importante de la vie au sein de la caserne. Chaque année sont organisés Sainte-Barbe, galette des rois, repas de fin de saison, Noël des enfants et dès que possible des voyages ou week-end cohésion. La distribution des calendriers représente une source de revenus importante et permet de financer tous ces événements et activités.

L’esprit de famille et la vie en groupe sont des notions fondamentales pour le quotidien de cette caserne.

Dans ses rangs, la caserne compte désormais un effectif de plus, arrivé d’un autre centre à la suite d’un déménagement. De temps en temps, des journées portes ouvertes sont organisées mais la plupart des recrutements naît du bouche-à-oreille.

Le chef de centre, Philippe Lacoste, évoque l’abnégation, l’honnêteté, le respect ainsi que le professionnalisme comme des qualités indispensables afin d’être sapeur-pompier.

La Flotte, confiance et motivation

C’est au cœur du village artisanal et commercial de la Croix Michaud que vous trouverez le centre d’incendie et de secours de La Flotte. Cette caserne se fond parfaitement dans le décor et deviendrait presque discrète… mais méfiez-vous ! Vous ne manquerez pas de la remarquer lorsque le bruit du deux tons vous fera sursauter !

C’est à près de cent quatre-vingt interventions à l’année que la caserne répond et quarante d’entre elles se produisent l’été. L’effectif, dynamique, d’une moyenne d’âge entre 25 et 30 ans, est actuellement composé de douze sapeurs-pompiers ainsi que deux personnels en renfort de Saint-Martin, dont trois femmes au total.

D’avril à octobre, ce sont deux sapeurs-pompiers qui viennent assurer la garde postée pendant quatre heures, le dimanche et/ou les jours fériés. Ces gardes postées permettent au personnel de faire la vérification des engins et du matériel ainsi que l’entretien des locaux.

Le centre laisse à la charge de son effectif la gestion de son planning en journée en fonction des disponibilités de chaque personne. L’arrivée des professionnels à Saint-Martin viendra effectivement combler ces « vides » en journée sur les plannings de certains centres. Le reste du temps, les astreintes sont entièrement assurées par le personnel de la caserne, les nuits et les week-end. Ce sont quatre à six pompiers qui sont disponibles par nuit ; le personnel enregistre toutes ses disponibilités et c’est le chef de centre, Fabrice Brodu, qui vient les moduler.

L’amicale de la caserne est présente tous les ans pour organiser la buvette du bal, le soir du 14 juillet. Alors si jamais vous faites tomber votre partenaire lors d’une danse… pas de panique ! Ils étaient déjà prêts à intervenir lorsqu’ils vous ont vu, avec vos deux pieds gauches, inviter votre jolie voisine à danser !

C’est à la fin de l’année qu’est organisée la Sainte-Barbe mais tout au long de l’année de nombreux repas et soirées ont lieu. La cohésion des membres de la caserne est une notion très importante pour Fabrice Brodu et l’ensemble de ses sapeurs-pompiers ; une bonne entente est primordiale, pour le bon déroulement des interventions mais aussi pour la vie interne de la caserne.

Désormais, trois nouveaux sapeurs-pompiers sont intégrés dans ses rangs. C’est grâce au Maire et aux logements qu’il a rendu accessibles pour ces derniers que ces intégrations ont pu s’effectuer. La commune est en effet très sensible à cette cause et met en oeuvre de nombreuses démarches afin de pérenniser la vie de la caserne. Fabrice fait part de l’importance de l’appui de la mairie et de la bonne relation entre ces deux entités.

Pour être sapeur-pompier, il évoque avant tout la motivation et la disponibilité, la volonté de rendre service et l’importance de l’écoute.

Le Bois-Plage, cohésion et engagement

C’est légèrement en retrait du village que vous pourrez observer le centre d’incendie et de secours du Bois-Plage. Petit mais clinquant, vous n’aurez pas de mal à le repérer grâce à ses immenses portes rouges. Il est temps de savoir ce qu’il se cache derrière !

C’est à près de cent quatre-vingt La caserne répond présente à près de cent trente départs par an : sur ce total, quarante à cinquante interventions se produisent lors des mois de juillet et août. Dans les rangs, on compte actuellement dix sapeurs-pompiers dont deux femmes. L’effectif est plutôt vieillissant et la difficulté à trouver un logement sur la commune n’aide pas la caserne, c’est une problématique qui ne s’étend pas uniquement à elle mais qui touche désormais tous les centres.

La caserne n’effectue aucune garde postée, à défaut du 14 juillet et ce sont deux à trois personnes qui sont nécessaires en astreinte chaque nuit.

Pour parler de légèreté, deux événements sont organisés tous les ans pour le centre : le repas de fin de saison et la mythique Sainte-Barbe. Dès que possible et que les finances le permettent, ces sapeurs-pompiers n’hésitent pas à partir en voyage ou à organiser des activités afin de passer de bons moments ensemble et renforcer la cohésion. Quel plaisir !

Malheureusement, le centre ne compte aucune nouvelle recrue cette année : malgré quelques démarches, il n’y a eu aucun aboutissement.

Le chef de centre, Denis Carré, appuie fortement sur l’importance de l’envie et de la disponibilité : ce sont des notions essentielles pour lui si l’on souhaite devenir sapeur-pompier. Les gardes ne doivent pas être vues comme des contraintes et cet engagement doit être un échange et un partage ; la notion de famille résonne dans cette caserne et la solidarité est indispensable. Denis évoque l’honneur de faire partie du corps des sapeurs-pompiers.

Saint-Martin, volontaires et professionnels

Éloignée du centre du village et à l’abri des regards, c’est au gré d’une balade ou d’un trajet que vous pourrez croiser le centre d’incendie et de secours de Saint-Martin. Sa remise toute en largeur permet d’admirer tous ces impressionnants engins les uns à côté des autres les jours de garde postée, pour le régal de tous.

La caserne de Saint-Martin réalise en moyenne mille interventions par an dont quatre cents pendant les mois de juillet et août. Moins jeunes dans la moyenne d’âge mais tout aussi vaillants, le centre compte actuellement trente-trois volontaires dans ses rangs dont treize femmes, qui représentent ainsi environ le tiers de l’effectif total. Une mixité que le chef de centre, Christophe Roquet, apprécie et prône : “l’un complète l’autre”.

Les années précédentes, la caserne faisait appel à des saisonniers afin d’être armée pour les mois de juillet et août ; cependant, à partir du 3 juin 2019, le centre se verra affecté par huit sapeurs-pompiers professionnels. Parmi eux, trois seront en garde postée à la caserne chaque jour de l’année. La décision a été prise en rapport à l’activité opérationnelle soutenue du centre de secours, afin de rayonner sur l’île de Ré en assurant systématiquement un premier départ d’ambulance et d’incendie si une intervention est signalée et ainsi aider et pallier toutes les casernes. Il est donc important de travailler ensemble pour veiller au mieux à notre mission commune.

Outre la saison, le centre de Saint-Martin met en place un planning d’astreinte à la semaine selon les disponibilités de son personnel. Avant l’arrivée des professionnels, chaque dimanche de l’année, hors saison, vous trouviez une équipe de garde postée à la caserne à raison de trois à quatre heures par jour, le matin ou l’après-midi. Désormais, les gardes postées seront tous les jours ouvrés, de 7h à 19h, toute l’année.

Et c’est tout au long de l’année que l’amicale de la caserne organise des événements : le mythique bal des pompiers a lieu tous les étés, en juillet et en août, mais aussi la Sainte-Barbe, à la fin de l’année. La distribution des calendriers joue un rôle essentiel pour le quotidien de la caserne. Chaque personnel se voit disposé d’un secteur ainsi que de calendriers. Les fonds récoltés permettent alors au centre d’organiser ces festivités.

Concernant les nouvelles recrues, le centre en comptabilise plusieurs dans ses rangs cette année, la plupart sont des jeunes de l’île. Le recrutement de nouveaux sapeurs-pompiers se fait pour le moment assez naturellement par le bouche-à-oreille, cependant les journées portes ouvertes organisées par le centre jouent un rôle qu’il ne faut pas négliger.

Cela permet aux résidents de se rendre dans les casernes afin de venir à la rencontre de nos sapeurs-pompiers, de découvrir leur activité, qui ils sont et pourquoi pas de susciter un intérêt en repartant avec un dossier à remplir. Le besoin en sapeurs-pompiers volontaires est un besoin constant, il est nécessaire que les casernes soient alimentées et armées pour assurer les départs en intervention.

Christophe confie que pour devenir sapeur-pompier, il faut avoir envie de donner de son temps, naturellement ; il est important de faire cette démarche par passion et envie, de vouloir aider, protéger et sauver les personnes mais aussi les bien des autres. Simplement !

Ars, dynamique et à l’écoute

C’est à l’entrée du village et un peu en recul du centre que vous avez la possibilité de découvrir le centre d’incendie et de secours d’Ars en Ré. Malgré la distance à faire pour y parvenir, la route en vaut la peine ! C’est lorsque toutes les portes de la remise s’ouvrent que la caserne se transforme en un lieu d’admiration pour tout ceux qui passent devant et ceux qui s’y arrêtent. Vous pourrez découvrir tous les engins dont elle est dotée et souvent y trouver quelques volontaires, riant autour d’un café.

Ce ne sont pas moins de cinq cent cinquante interventions à l’année que la caserne réalise et plus de deux cent soixante interventions ont lieu durant les mois de juillet et août. Actuellement, la caserne compte dans ses rangs trente personnels, comptant les doubles affectations. Au total, vingt hommes et dix femmes travaillent ensemble pour assurer la protection et la sérénité de leur secteur. L’effectif de la caserne est plutôt jeune et dynamique, le centre ne compte que trois quinquagénaires. Ces derniers sont plus dynamiques que les jeunes paraît-il…

La caserne qui dispose de deux véhicules de secours et d’assistance aux victimes (VSAV) nécessite d’avoir six personnes en permanence pour permettre à ces véhicules d’être armés au départ. Cette saison, le chef de centre de la caserne, Dominique Greiller, n’a fait appel qu’à des personnels de l’extérieur de son centre pour venir compléter ses équipes. Sur les six sapeurs-pompiers recrutés, cinq dépendent du SDIS 17 et un arrive d’un autre département. Les gardes sont effectuées de 9h à 19h tous les jours. Les saisonniers ont un rythme de garde de 6j/7 et bénéficient chacun d’un jour de repos. Le personnel du centre renforce donc les gardes postées et assure le reste des astreintes en dehors des horaires de garde. Le reste de l’année, des gardes postées ont lieu tous les dimanches et jours fériés de 9h30 à 17h30.

Le planning de garde des week-end est établi un peu plus d’un mois à l’avance et requiert une garde postée par mois de chaque personnel. Le système d’astreinte se fait autour d’un planning établi pour les nuits de la semaine. La journée est laissée à la charge des personnes qui peuvent, par le biais de leur compte opérationnel sur application ou sur l’ordinateur de la caserne, se mettre disponible. La caserne déplore son manque de disponibilités la journée mais il est nécessaire de prendre en compte que la distance avec l’hôpital et le temps de prise en charge des victimes amènent souvent la durée totale de l’intervention à environ trois heures.

L’amicale de la caserne d’Ars organise chaque année le Bal des Pompiers qui a lieu le 13 juillet sur la place de l’église. C’est l’occasion de se retrouver avec ses collègues, ses proches mais aussi les résidents du village et de l’île pour passer une soirée où la fête est à l’honneur ! Comme chaque caserne, la Sainte-Barbe a lieu tous les ans à la fin de l’année. Pour ancrer la saison, sont organisés tous les étés, un repas de début mais aussi de fin de saison ; cela permet d’entamer et de clôturer l’intense saison dans la meilleure ambiance possible. Le Noël des enfants a quant à lui lieu au mois de décembre.

Afin de permettre l’organisation de tous ces évènements, la caserne a besoin de fonds et c’est donc ici que la distribution des calendriers prend tout son sens ; elle se fait par équipe de quatre à six personnes et selon un secteur déterminé.

Cette année la caserne n’a organisé aucune journée portes ouvertes mais fin 2018 trois nouvelles recrues ont pris place dans les rangs de la caserne d’Ars : trois femmes. Elles viennent renforcer cet effectif et ajouter un peu de “girl power”… De plus, c’est en ce moment que deux autres jeunes passent leur visite médicale. Dominique confie que les effectifs se féminisent de plus en plus, ce qui est plus que positif pour lui.

Pour gérer les recrutements, la caserne a mis en place un service Ressources Humaines qui accompagne toutes les démarches à faire avec le volontaire. Une initiative novatrice qui met un comité de plusieurs personnes à profit pour gérer au mieux les nouvelles arrivées.

Pour devenir sapeur-pompier, Dominique Greiller évoque l’importance de l’écoute des autres. Il est nécessaire d’avoir une certaine sensibilité, une fermeté et un grand sens du respect est attendu, vis-à-vis des personnes rencontrées lors des interventions mais aussi pour ces collègues et supérieurs. Il est important de savoir garder une certaine distance car les sapeurs-pompiers peuvent être confrontés à des situations difficiles. Accepter l’autorité est aussi un élément essentiel ; malgré la famille que représente une caserne, il ne faut jamais oublier que tout cela est régi par une hiérarchie.

Les Portes, familiale et investie

C’est tout au Nord de l’île de Ré que vous pourrez finalement découvrir et apprécier le centre d’incendie et de secours des Portes. Lieu convivial et chaleureux, son quotidien se vit dans une ambiance familiale. Méfiez-vous… les portes de cette charmante caserne sont légèrement plus originales que celles de ses voisines, elles sont vertes alors ne soyez pas surpris !

Cette année, la caserne des Portes a répondu à plus de deux cents départs, dont trente interventions pour des incendies. Sur ce total, quatre-vingts interventions ont été réalisées durant les mois de juillet et août. Pour assurer ces départs, la caserne dispose actuellement d’un effectif de onze personnels, comptant neuf hommes et deux femmes. L’effectif est très jeune, la moyenne d’âge est de 30 ans.

Durant la saison, le centre effectue deux gardes postées par semaine mais l’hiver aucune. Le planning est fait en fonction de la disponibilité de chaque personne ; chacun des sapeurs-pompiers a à sa charge la gestion de ses disponibilités, via son compte opérationnel, cela se fait en fonction de son emploi du temps mais aussi en fonction de l’effectif déjà présent au sein de la caserne, afin d’assurer un maximum de départs.

La caserne est présente tous les ans lors du feu de la Saint-Jean et effectue sa tournée de calendriers annuelle. Soirées et repas de cohésion organisés une à deux fois par mois ont une importance capitale. Cela permet de rester soudés : la notion de famille est très importante, les liens qu’ils tissent sont durables.

La caserne compte cette année deux nouvelles recrues, jeunes qui plus est ! Trouver des volontaires devient effectivement une tâche fastidieuse ; la commune des Portes en Ré est quelque peu vieillissante et la difficulté à y trouver un logement n’aide en rien la caserne à alimenter ses rangs. Elle n’organise pas de journée portes ouvertes et prône le bouche-à-oreille.

Le chef de centre, Clément Dardillac, insiste sur le fait qu’il ne faut pas rentrer dans le corps des sapeurs-pompiers pour l’appât du gain. C’est un métier de passion, il faut avoir l’envie de venir en aide et de sauver les personnes, c’est gratifiant dit-il et « la population nous le rend bien, lorsqu’aux cérémonies, des personnes viennent vous voir et vous remercient ». C’est un engagement à plein temps : « fermer ton entreprise lorsque ton bip sonne », c’est ainsi que tout se joue.

DE QUOI VIVENT LES CASERNES ?

Le matériel, l’entretien, le fonctionnement opérationnel (aménagement, petit matériel, indemnisation des volontaires, paies des professionnels, etc.) sont intégralement pris en charge par le SDIS 17. Il disposait d’un budget de 53 millions d’euros en 2018 dont 60% de cette somme venant du conseil départemental et 33% des communes et des Communautés de Communes.

 

Conditions, démarches et engagement pour devenir sapeur-pompier

Quelles sont les conditions pour pouvoir devenir sapeur-pompier volontaire ?

Il est nécessaire d’être en bonne santé et d’avoir l’envie. La connaissance, elle, s’acquière avec les stages (cinq semaines au total, jusqu’à trois ans pour les réaliser). C’est accessible à tous, de 18 à 55 ans et il est désormais possible de ne s’engager que pour un certain type de missions, notamment le secours à personne.

Quelles sont les démarches à suivre si l’on souhaite devenir sapeur-pompier volontaire ?

La démarche pour devenir sapeur-pompier est souvent présentée comme un « parcours », qui commence du jour de la visite à la caserne jusqu’au jour 1 de la première formation. La démarche est la suivante et comporte plusieurs étapes. Se présenter dans le centre de sa commune ou le plus proche de chez soi. S’adresser au chef de centre ou à l’adjoint du chef de centre pour demander un rendez-vous. Le chef de centre accompagne le futur sapeur-pompier volontaire dans ces étapes qui comptent un dossier administratif, une visite médicale avant validation. Après obtention de cette validation, le volontaire doit passer à l’habillement afin de récupérer ses EPI (équipements de protection individuelle). Naturellement, s’ensuivent les formations.

Qu’est-ce que comporte l’engagement de devenir sapeur-pompier volontaire ?

L’engagement lorsque l’on devient sapeur-pompier volontaire dépend de chacun mais nécessite du temps et de l’investissement. D’une première part concernant le temps passé en stage à acquérir les connaissances et d’une deuxième part pour les disponibilités à donner pour permettre d’armer les centres en personnel et faire face au départ en intervention. Cependant, ce temps passé en astreinte, en garde postée, à la manoeuvre mensuelle ou en intervention n’est rien face à la satisfaction personnelle que cette activité apporte et au bonheur des moments de vie passés au sein de sa caserne, entre collègues, sans oublier la fierté suscitée auprès de soi-même, de sa famille et de ses proches.

C O N C L U S I O N

Les municipalités sont très sensibles à la cause des sapeurs-pompiers volontaires et sont d’une aide précieuse pour les casernes de l’île de Ré. Les maires sont proches de leur caserne et de leurs sapeurs-pompiers et cette proximité permet d’aboutir à de beaux projets mais aussi à une sérénité au sein des villages. Alors étudiant, lycéen, mère ou père de famille, actif ou fraîchement installé sur l’île de Ré, les casernes représentent souvent un lieu mystérieux mais qui suscite beaucoup d’intérêt pour certaines personnes. La plupart n’ose jamais en franchir la porte mais rêve secrètement de faire partie de cette famille et d’exercer cette activité qui complèterait leur quotidien. Vous savez désormais tout sur la vie des casernes de l’île alors n’hésitez plus et présentez-vous dans le centre le plus proche de chez vous, une nouvelle vie vous y attend peut-être.

P O R T R A I T S

Caporal Thibault Labat, 23 ans, sapeur-pompier depuis 2013 à la caserne d’Ars

Pendant des années, étant jeune, il passait devant la caserne à vélo et a toujours été admiratif de ces pompiers qu’il croisait durant leur garde ou partant en intervention. C’est une passion qui est née tôt et un jour comme un autre, il a décidé de passer le pas de la porte de la caserne. Ce qu’il aime le plus dans le fait d’être devenu sapeur-pompier, c’est la connaissance et l’apprentissage de toutes les notions nécessaires à cette activité, l’adrénaline que l’on ressent ainsi que l’aide aux personnes. Partager son savoir-faire et échanger sont des notions primordiales pour lui. Les qualités qui sont pour lui nécessaires à cet engagement sont la motivation, la disponibilité et l’altruisme. Il n’a jamais eu de doute quant à sa vocation et au fait de persévérer dans cette voie. Le message qu’il transmet est qu’il ne faut pas hésiter à se lancer dans cette aventure : il faut oser mais assumer les engagements que cela comporte et prendre conscience de ce que ce métier représente.

1ère classe Sarah Bouet, 18 ans, sapeur-pompier depuis novembre 2016 à la caserne de Sainte-Marie

Sarah a toujours voulu faire partie d’une association afin d’aider les autres, c’est d’ici que tout part. Son cousin, aussi pompier de cette caserne, l’a beaucoup motivée à franchir le pas et c’est lors d’une journée portes ouvertes qu’elle a pu découvrir réellement ce métier. Après la découverte des ateliers elle repart avec un dossier à la main. Pour Sarah, l’empathie et la compréhension sont des notions essentielles pour exercer ce métier, l’esprit d’équipe et la cohésion sont des points phares. Elle insiste sur le fait que malgré les a priori par rapport aux jeunes sapeurs-pompiers mais aussi au statut de femme, cela ne doit représenter ni une faiblesse ni un inconvénient : « Faites-en votre force et croyez en vous ; avec la motivation et la détermination, tout est possible » explique la jeune femme.

 

Lire la suite de l’article sur les projets des nouvelles casernes de l’île de ré : https://www.realahune.fr/les-nouvelles-casernes-de-pompiers-seront-livrees-a-partir-de-lete-2021/

Héloïse Poix

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