« Rivedoux se donne les moyens de ses ambitions »
Avec un budget principal primitif à 10,1 M€ pour Rivedoux en 2026, Patrice Raffarin entend partager son enthousiasme prudent, avec un équilibre entre investissements « actifs et passifs ». Sans les remettre en cause l’opposition s’interroge, quant à elle, sur « la capacité de la commune à supporter et mener plusieurs importants projets de front.»
Ainsi le budget primitif principal s‘établit à 5,08 M€ en investissement et 5,02 M€ en fonctionnement. Le compte administratif 2025 ayant présenté un excédent de fonctionnement de 2,23 M€ permet de financer la section d’investissement à hauteur de 1,53 M€ pour 2026, afin de compenser des déficits d’investissement et des restes à réaliser respectivement de 1,21 M€ et 321 K€.
D’importants investissements
« La bonne santé financière de la commune lui permet à la fois de financer de façon importante la section d’investissement et de supporter la hausse annoncée de l’inflation d’ici l’été », a expliqué le maire. « Le budget 2026 est prudent en fonctionnement, focalisé sur le maintien d’un service public de qualité et la maîtrise de la masse salariale, malgré les nouvelles obligations en matière de protection sociale complémentaire. » Quant à lui, « le budget d’investissement augmente de façon significative en vue du démarrage de projets importants et la réalisation de deux acquisitions foncières. »
Au-delà du déficit 2025 (1,2 M€), des annuités d’emprunt (406 K€) et des restes à réaliser (701 K€), les prévisions d’investissements concernent des projets pour 2,8 M€, parmi lesquels on peut citer des acquisitions immobilières (760 K€), la mise en sécurité de La redoute (530 K€), la réfection/requalification de la salle des fêtes (377 K€), la voirie-réseaux (246 K€), mais aussi l’école-accueil de loisirs, la bibliothèque, le cimetière, l’église, les locaux de la mairie, des jeux pour enfants… Le chauffage urbain (329 K€) fait l’objet d’une régularisation comptable, dépense et recette se compensant.
Outre les excédents de fonctionnement venant les financer, un emprunt de 318 K€ est inscrit, à mettre en regard de l’important montant des investissements.
Pour la section fonctionnement, on notera l’augmentation de 12,5 % des charges de personnel, du fait du maintien de rémunérations d’agents absents pour raisons médicales ou professionnelles, remplacés (en partie financées par des reversements divers). Les impôts et taxes couvrent à hauteur de 2,47 M€ ces dépenses de fonctionnement de 5,02 M€.
L’opposition inquiète
Philippe Tréhello, élu d’opposition, s’est inquiété de voir trois gros dossiers – salle des fêtes, redoute et port communal (celui-ci fait l’objet d’un budget annexe) – d’un montant de plus de 1 M€ chacun menés de front. Patrice Raffarin a tenté, en vain, de le rassurer en évoquant un autofinancement à 30 % sur 1 M€. Il a rappelé que le projet de la salle des fêtes ne démarrerait pas avant d’avoir la DETR* : « Ce dossier est différé depuis deux ans, le temps d’avoir cette aide financière, nous allons bientôt savoir si nous sommes éligibles cette année, j’ai toujours dit que nous attendrions, la salle des fêtes n’est pas dans un état pitoyable et peut toujours accueillir les festivités, nous mènerons ce projet au moment opportun. »
Également élue d’opposition, Julie Foulquier a demandé quelles subventions avaient déjà été attribuées. « Avec certitude, le fonds de concours de la CdC. », a répondu le maire.
Il a plusieurs fois rappelé que certains investissements « actifs » généraient des recettes, tel le port, d’autres « passifs » en générant peu ou pas, comme la redoute. Ainsi les plans de financement du port et de la redoute sont différents.
Le maire a aussi évoqué la majoration de la taxe d’habitation sur les résidents secondaires, générant 80 K€ de recettes, dédiées à des acquisitions foncières. « Ce sont des opérations totalement équilibrées, qui à terme amènent de la richesse, des nouvelles familles, des élèves à l’école et des clients pour le marché. »
A une remarque de Julie Foulquier sur le fait qu’ « il y a beaucoup de choses en même temps », le maire a précisé que « certes, mais les dossiers avancent plus ou moins vite, et on travaille beaucoup. »
« Cela fait 25 ans que je gère la commune ainsi », a enfin précisé le maire. « Nous avons rencontré l’inspectrice de la DGFIP, pour nous assurer de notre capacité à absorber l’investissement du port (1,2 M€), elle nous a confirmé notre très bonne santé financière. J’entends les questions, on n’est toutefois pas des irresponsables et on travaille avec les partenaires que sont la préfecture et la DGFIP. »
Le budget primitif général 2026 a ainsi été voté à la majorité, avec deux voix contre, celles de l’opposition.
Le budget annexe écotaxe, d’un montant total de 200 780 € a été voté à l’unanimité.
Plusieurs modes de gestion possibles pour le port
Le budget annexe du port a été l’occasion de rappeler que le Département a refusé de le prendre en gestion « il y a trois ans il l’aurait pris en charge », mais il a établi un business plan pour le port, les filières, la ZMEL. Un emprunt sur trente ans permettra d’équilibrer le budget annexe. « Gestion directe, DSP (délégation de service public), gestion indirecte… nous avons quatre modèles pour gérer un port », a expliqué Marc Chaigne, « nous n’avons pas encore décidé ». Le dévasage se fera à la fin de 2026, c’est le Département qui l’assumera pour 135 K€, coût moindre que prévu. L’investissement du port se fera l’an prochain, le plan de financement intégrant des recettes. Il a été confirmé à la commune que « le budget principal peut appuyer le budget du port et qu’il est possible de faire un emprunt du même montant sur le budget annexe. »
Le budget global du port, d’un montant de 92 706 €, a été voté à l’unanimité, avec deux abstentions.
Propriétés individuelles et locatif social au Château
Le budget annexe du quartier du Château a été l’occasion de rappeler que l’aménagement de ce site se fait avec la CdC et devrait aller désormais assez vite. D’un montant de 513 558 € en 2026, ce budget annexe va disparaître en 2027, car le terrain aura été aménagé pour accueillir les propriétés individuelles. « La CdC aura elle en charge 35 à 36 logements sociaux, ce qui représente un potentiel pour notre école, qui déjà, contrairement à celles de Sainte-Marie ou La Flotte, par exemple, maintient son effectif », a dit le maire. Budget voté à l’unanimité.
Bien que les travaux de la bibliothèque se terminent vers le 10 juin, l’inauguration de la médiathèque est prévue en septembre 2026, « à l’occasion de la rentrée littéraire. »
Le city stade sera lui inauguré samedi 30 mai (à 11h).
*DETR : Dotation d’équipement des territoires ruraux.
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