Sports

Sculpture et équitation

Quelques mots… d’Amour

De tous les élèves le poney Rodéo, mascotte de l’écurie, est le plus dissipé !
Publié le 09/11/2021

Ils nous viennent des Ecuries de Loix et de Sophie Limelette qui accueille une version réduite de la sculpture de Rodolphe Blandin. L’Amour on prend… toujours !

Portée par le message de l’oeuvre hautement symbolique que nous avons tous pu admirer du côté de Rivedoux et de Saint-Martin, « et parce qu’elle a la chance de connaître Rodolphe », Sophie Limelette a émis auprès de l’artiste son souhait d’accueillir la sculpture aux écuries. « Impossible pour la grande, ne serait-ce que par sa taille », nous explique-t-elle.

En revanche, le sculpteur lui en prête de bon coeur une autre, plus petite et différente sans rien perdre de sa poésie. La voilà donc siégeant à l’entrée des écuries, dans un envol gracieux de papillons et de lettres rouges. Amour, un mot qui s’étire d’aise dans la lumière pure de ce matin d’automne et trouve aux Ecuries de Loix un cadre à sa hauteur.

L’Amour du cheval

Aux Ecuries de Loix, le cheval est bien plus que la plus belle conquête de l’homme. Il est un être à part entière respecté pour ce qu’il est, un complice, un ami, un partenaire, un coach même, tant nous apprenons de choses sur nous-mêmes en le fréquentant de près.

Du lien privilégié qui peut naître entre l’humain et le cheval, Sophie Limelette a fait, comment dire… un cheval de bataille !

L’Amour de l’équitation

Plus qu’une discipline, l’équitation est un art et pour faire vivre l’art, il faut beaucoup d’amour… Sophie Limelette a fait sienne la philosophie de Nuno Oliveira, écuyer reconnu comme l’un des plus grands maîtres d’équitation du vingtième siècle, et dont les méthodes convoquaient la musique et la danse bien au-delà de la seule technique.

De l’Amour encore, par lequel il n’est plus question de dompter mais de convaincre le cheval à nous accepter comme compagnon.

L’Amour de la transmission

Il est bien sûr au coeur de tout enseignement. Enseigner c’est la joie de partager tout ce que l’on a appris soi-même, restituer une expérience et laisser ses élèves s’approprier le savoir. Il faut pour cela beaucoup d’énergie, de patience, de doigté, d’empathie.

Et donner, qualité première sans laquelle aucune forme d’amour ne peut véritablement exister, donner encore et toujours, inlassablement.

« L’amour est comme le vent, nous ne savons pas d’où il vient » estime le grand Honoré de Balzac. Il souffle ici c’est sûr dans ce paysage loidais de prairies et de marais salants, porté par l’air du large autant que par les rires des enfants, sagement rassemblés devant la sculpture pour une photo sans dissimuler pour autant leur impatience de retrouver leur monture.

Conclusion de cette douce parenthèse, une pensée particulière de Sophie Limelette pour l’un de ses jeunes élèves, disparu de manière tragique il y a un an et presque jour pour jour. Un mot d’amour de plus, mais il n’y en a jamais assez.

Pauline Leriche Rouard

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