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Quand les phoques font danser la magie sur l’île de Ré
Pour sa 4e édition, le Festival des Dauphins, organisé par Ré Nature Environnement, a choisi cette année de braquer les projecteurs sur un autre ambassadeur fascinant du monde marin : le phoque.
Une édition placée sous le signe de l’émerveillement, organisée en collaboration avec La Java des Baleines, avec le précieux soutien du Rotary Club de l’île de Ré et de la mairie de Saint-Clément-des-Baleines.
Pendant plusieurs heures, le public a été invité à plonger dans un univers où la science, l’art et l’imaginaire se sont mêlés pour célébrer la vie marine.
Quand la scène devient océan
La féerie a d’abord pris possession de la scène avec deux spectacles extraordinaires.
Le premier, : « Les lumières de l’océan » présenté par les résidents du CDAIR*, sous la direction de Sandrine Goisbaud, avec Harald Lesaigle au violoncelle, ainsi qu’Eugénie Rambault, Patricia Caillaud et Élisabeth Candela, a offert un moment d’une grande intensité.
Puis les artistes et musiciens talentueux de La Java des Baleines ont pris le relais pour une seconde représentation, prolongeant cette immersion fantasmagorique dans l’univers des phoques et des océans.
Acrobates, voltigeuses, danseuses, textes et chansons se sont succédé, faisant naître sur scène une véritable poésie marine. Des images qui émerveillent, des mots qui résonnent, des voix qui prennent aux tripes et touchent le coeur.
Les phoques, stars de l’île de Ré
La conférence de Grégory Ziebacz a également captivé petits et grands. À travers ses connaissances, ses anecdotes et la présentation des différentes espèces, le public a découvert les phoques qui fréquentent les eaux autour de l’île de Ré, leur mode de vie, leurs comportements et les liens fragiles qui les unissent à leur environnement.
Le festival a également fait la part belle à la création avec l’atelier d’argile animé par Christine Malbosc, qui a rencontré un joli succès. Les mains des enfants ont donné naissance à une petite colonie de phoques, chacun portant déjà un peu de l’imaginaire de son créateur.
Dans un autre coin du festival, un petit théâtre ambulant a également attiré les enfants. Au fil du récit d’un conteur et d’une succession de photographies de phoques, une nouvelle histoire s’est dessinée, entre réalité et imaginaire.
Apprendre en jouant
Parce que la protection de la nature passe aussi par le plaisir et la curiosité, Patricia Caillaud a proposé un jeu particulièrement ludique : « Quand le phoque fait son cinéma ».
Deux équipes se sont affrontées dans un joyeux duel pour deviner à quel film de cinéma pouvait faire penser chaque photographie de phoque. Une façon originale de mêler humour, culture et découverte du monde animal.
Sauver un phoque, c’est parfois retrouver une part de soi
Puis vint le temps du documentaire Le Phoque, de Jean-Roch Meslin, consacré au travail du Réseau National Échouages de l’île de Ré.
À travers les images et les témoignages, le film raconte une réalité souvent méconnue : celle des hommes et des femmes qui interviennent auprès des animaux marins échoués. Des sauvetages, des incertitudes, des moments de doute, mais aussi des rencontres inattendues avec ces animaux sauvages.
Des histoires qui montrent combien la protection de la faune marine est aussi une aventure profondément humaine.
Car parfois, en sauvant un phoque, c’est une petite part de nous-mêmes que nous retrouvons.
Une soirée entre rires et improvisation
Et parce qu’un festival doit aussi savoir faire vibrer les émotions, la soirée s’est achevée dans le rire et la bonne humeur avec la compagnie rochelaise de théâtre d’improvisation Impro and Co, accompagnée de l’humoriste et comédien David Heskes.
Une belle manière de refermer cette quatrième édition : après avoir appris, observé, créé, rêvé et parfois été bouleversé, le public a terminé la soirée le sourire aux lèvres.
Cette quatrième édition aura une nouvelle fois démontré qu’il est possible de parler de nature autrement : en transmettant des connaissances, bien sûr, mais aussi en faisant naître des émotions.
Car lorsque la science rencontre l’art, lorsque l’océan entre en scène et que le regard se pose autrement sur ceux qui le peuplent, alors peut-être commence à naître l’envie de mieux les protéger.
Et cette année, sur l’île de Ré, les phoques ont été les magnifiques messagers de cette histoire. *CDAIR : Centre départemental d’accueil de l’île de Ré.
Un grand merci à la municipalité de Saint-Clément-des-Baleines pour le pot d’inauguration du festival, ainsi qu’aux services tech – niques pour leur aide précieuse.
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