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Pépinières Guilbon – Bricoloisirs : « Le portail n’ouvrira pas le 11 mai »

Publié le 30/04/2020

Ré à la Hune va à la rencontre de professionnels rétais pour savoir comment ils s’adaptent à la crise sanitaire et comment ils envisagent le déconfinement et l’avenir. Trois questions à Myriam Guilbon, qui dirige les Pépinières Guilbon et Bricoloisirs, à Ars-en-Ré, ouverts toute l’année. 

 

Ré à la Hune : Comment avez-vous adapté votre activité durant cette période de crise ? 

Myriam Guilbon : Je me suis adaptée dès le premier jour, et même un peu avant puisqu’au moment des élections, le 15 mars dernier, j’ai interrogé la mairie afin de savoir ce qui allait se passer et j’ai indiqué aux élus que je souhaitais limiter le flux de clients dès le lundi (la veille du début du confinement, NDRL). Nous nous devions de maintenir notre activité puisque nous vendons notamment de la nourriture pour animaux. Le magasin est ouvert, mais je limite son accès à six personnes simultanément et le portail reste fermé. Nous avons par ailleurs mis en place un service de livraison. En termes d’équipements de protection, je porte une visière – le masque s’avère peu pratique pour parler avec les clients, et les salariés disposent de gants et de masques, et ceci depuis le début de la crise. Au sein du magasin, tout est désinfecté (chariots, portail etc.) deux fois par jour.  

 

Qu’est-ce qui va changer à partir du 11 mai ? 

Rien ! Il n’est pas question d’avoir tout à coup cinquante personnes dans le magasin. Il ne s’agit pas d’ouvrir pour ouvrir mais plutôt de rendre service, ma priorité reste la sécurité des salariés et celle des clients. Le portail ne sera donc pas ouvert à partir du 11 mai. J’attends de voir comment cela va se passer, nous nous organisons au jour le jour. Mais je crains une deuxième vague...  

 

Comment envisagez-vous l’avenir pour vos entreprises dans les prochains mois ? 

Je n’en sais rien, je ne l’envisage pas. La priorité reste de continuer à payer les salariés et de ne pas les mettre au chômage partiel car, si chacun y met du sien, cela peut limiter les dégâts pour l’Etat et empêcher au maximum le pays de couler. Mais pour conclure sur une note plus positive, je constate que les gens jouent le jeu de la solidarité sur l’île, y compris les résidents secondaires qui ont pourtant été si décriés lors de leur arrivée au mois de mars.  

Propos recueillis par Aurélie Cornec

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