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Le sémaphore des Baleines invité de l’AUPPG
Pour sa réunion annuelle, l’association avait pour hôte d’honneur Paul Goullot, chef de poste, venu présenter les missions du sémaphore des Baleines.
Le maître principal de la Marine nationale a fait passer un message simple : « Quand vous sortez en mer, prenez une minute pour nous appeler, via le canal 16 sur votre VHF. » S’adressant à une cinquantaine de marins dont beaucoup reconnaissent ne s’être jamais signalés en partant, il insiste sur le gain de temps que cela représente pour les équipes de sauvetage. « On nous le dit souvent : mais non, vous ne nous dérangez pas. Ces informations, pour nous, sont du pain béni. » Le sémaphore transmet ensuite l’information au CROSS1, en lien direct avec la SNSM2.
Créés par Napoléon Ier, avec pour mission de relayer les messages des navires en mer, les sémaphores aujourd’hui ne sont plus que cinquante-sept dans toute la France, dont vingt-cinq sur la côte atlantique. Leur dimension militaire se double d’un rôle de surveillance des côtes : plage, baignade et navigation de plaisance. « Nous ne sommes pas là pour vous fliquer », nuance cependant le chef de poste en tenue officielle. La connaissance du nombre de « mobiles » sur une zone donnée permet un meilleur ajustement des secours dans l’urgence de l’action. « Vous nous facilitez la tâche », répète encore Paul Goullot, attaché à se faire entendre de son auditoire.
Le bilan de l’année 2025
Son intervention, très appréciée, venait conclure l’habituelle réunion estivale, introduite et animée par le président de l’association, Régis Baudonnière. Dans son discours d’accueil, il a remercié chacun pour l’esprit de convivialité, entretenu par les communications tout au long de l’année via le fil Whatsapp, et par quelques temps forts, parmi lesquels figure en première place, pour l’année 2025, la soirée des trente ans au domaine Arica.
Président de l’URCAN3 également, Régis Baudonnière a insisté sur les liens étroits qui unissent les associations nautiques et la SNSM, à qui, depuis 2021, l’AUPPG reverse une partie de ses cotisations, pour un montant de 600 euros par an. La somme est incluse dans les 18 000 euros que la société bénévole reçoit de l’URCAN chaque année, ce qui équivaut, précise le trésorier, Christian Le Cornec, au budget annuel d’une station de sauvetage à l’année. « C’est dire l’importance de notre contribution », souligne-t-il.
Prenant la suite du président, Christian Le Cornec a présenté le bilan comptable de l’année. Le déficit de ce dernier, courant depuis 2021, a convaincu le bureau de proposer une augmentation de la cotisation annuelle, inchangée depuis sa création. Elle passerait de dix à vingt euros, le bureau s’engageant à ce que le don à la SNSM soit réajusté en fonction, pour un résultat d’exercice comptable proche de zéro. La proposition a été acceptée à l’unanimité.
Le Grouin, un site en mouvement
La parole a ensuite été donnée à Patrick Boussaton, 1er adjoint de la mairie de Loix, en charge du Grouin, pour qu’il réponde à une liste de questions portant sur l’entretien du site. Il a notamment été interpellé sur le « désensablement » de la plage, en réalité son recul dû à la montée des eaux. Pour cette question, comme pour la rectification du chenal en vue de récupérer quelques postes de mouillage, la réponse du conseiller municipal a été la même : le Grouin est un site ultra protégé et surveillé. Toute intervention nécessite d’en appeler à la commission des sites, et la commande d’études au coût prohibitif. Il précise que la demande de mouillage a été satisfaite, puisqu’il n’y a plus de liste d’attente. Une participante s’inquiète de ce qu’en l’absence d’actions concrètes, la plage ne soit condamnée à long terme. Patrick Boussaton se veut rassurant : le Grouin est un site en mouvement qui s’ensable et se désensable selon la direction d’où soufflent les tempêtes. Il annonce toutefois la création d’une commission, avec les conseillers municipaux Etienne Schneider et Fabrice Provendier, à laquelle l’AUPPG est invitée à participer.
Une femme au CA
Cette trente-et-unième réunion a enfin été l’occasion de faire entrer au conseil d’administration la première femme dans l’histoire de l’association. Fanny Saison remplace Jean-Claude Houttemone, qui se retire après trente ans de participation. Appelée à se présenter au micro, elle se montre émue devant une assistance où les femmes sont rares. Force est de constater que « la navigation est plutôt un monde d’hommes », selon ses termes. Après une vie où la mer et la voile ont tenu une place importante, le temps est venu pour elle de se mettre au service des autres et de contribuer à l’entente entre tous les usagers de la plage. « C’est un espace complexe, où chaque usager a son rythme : le baigneur, le planchiste, le dériveur, le bateau à moteur ou le bateau hauturier… il s’agit pour chacun de connaître les rythmes des autres, afin de bien s’accorder », confie-t- elle après la réunion.
Rendez-vous à venir
Avant de conclure la séance, Régis Baudonnière a donné deux rendez-vous à son auditoire : le 17 août à 14h à la salle des fêtes de Loix, pour un atelier matelotage – entendre : apprendre à faire des noeuds. « Cinq bateaux ont rompu leurs amarres, en 2025, dont quatre ont pu être retrouvés. Le cinquième a disparu », alerte le président pour souligner l’importance de l’art du noeud, et plus encore de savoir le faire « dans la panique ».
Autre événement, la soirée annuelle de l’URCAN au profit de la SNSM, sur inscription. La date est fixée au 3 septembre; et le lieu, à la salle des Marais, aux Portes-en- Ré.
1 – CROSS : Centre régional opérationnel de surveillance et de sauvetage.
2 – SNSM : Société nationale de sauvetage en mer.
3 – URCAN : Union rétaise des clubs et associations nautiques.
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