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Ambition raisonnable et concertée pour le port de Goisil
Réunie en AG le 30 juillet, Amigo a parlé d’avenir.
Si la bonne volonté ne manque pas du côté de l’association comme de la municipalité couardaise, plusieurs contraintes imposent néanmoins pragmatisme et priorisation.
Ressources limitées
Soixante-huit bateaux, et jusqu’à cent dixhuit étaient autrefois accessibles, rappelle Bruno Camuset, le Président de l’Amigo évoquant des recettes allant alors de 30 à 50 K€ annuels. Bien sûr la fermeture du bassin (totalement envasé) a fortement contribué à baisser les revenus, réduisant d’autant la capacité d’action « et la commune ne pouvant abonder autant qu’elle le voudrait car il s’agit d’un budget annexe, alimenté à 100 % par les redevances », rappellera un peu plus tard la maire de La Couarde, Peggy Luton-Borie. Ces éléments étant posés, des solutions sont envisageables et des priorités d’ores et déjà fixées.
Sécuriser et optimiser les pontons
Sur les quarante-huit emplacements préservés, certains sont compromis par des pontons dégradés par le temps. Pour l’Amigo, un plan ad hoc serait donc bienvenu, allant de la rénovation à la réimplantation (deux d’entre eux ayant été supprimés) et jusqu’à la création de nouveaux emplacements, envisageables à la sortie du chenal, Bruno Camuset évoquant également un fort potentiel dans le cadre d’une réouverture du bassin. Mais sur celle-ci, la municipalité est très « réservée », en raison d’un coût trop élevé (1 M€ environ), la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement) et la Direction départementale des territoires et de la mer ayant par ailleurs opposé un refus à la création d’une chasse propre à évacuer les sédiments, comme indiqué lors du projet présenté en 2018. Sont également évoqués le balisage et le curage du chenal avec une possibilité de mutualisation avec le port de Loix sur un dragage tous les trois ans, complété d’un entretien plus léger et moins coûteux par roto-brassage en période intermédiaire.
Sur le projet global
Évoqué sous l’ancienne mandature, le projet de revalorisation de l’ensemble du site de Goisil est à l’ordre du jour. Pour Peggy Luton-Borie, il s’agit d’un projet structurant allant de l’amélioration paysagère à l’intégration d’installations sportives en passant par des points d’observation, « dans le respect du cadre naturel et sauvage ». L’élue couardaise évoque une rencontre avec la Dreal en septembre suivie d’une présentation aux associations du village. « Il faut assurer un projet fiable et réaliste aussi financièrement », précise-t-elle.
La municipalité souhaitant instaurer un processus de démocratie participative, la création d’un groupe de travail réunit désormais Thierry Delavaud et Les Amis du port du Goisil, concrétisation d’échanges déjà nourris avant les élections. « Je n’ai pas la connaissance universelle et souhaite réunir les énergies », affirme le conseiller délégué, assurant d’une volonté réelle de construire l’avenir d’un site « élément de l’identité couardaise méritant énergie et innovation ».
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