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- Association des usagers du port d'Ars-en-Ré
Le Port d’Ars-en-Ré sous contrôle
L’assemblée générale ordinaire de l’AUPAR s’est tenue le 6 août devant une quarantaine d’adhérents.
Une des principales missions de l’association est de défendre et informer les usagers et plaisanciers du port d’Ars-en-Ré. Son Assemblée générale est chaque année un moment important de restitution des actions entreprises au cours de l’année passée.
Dans son rapport moral, Jean-Luc Bénard a d’abord évoqué la question de l’entretien du chenal et le dernier dragage réalisé au mois de mai. « 6000 m3 de sable ont été retirés sur les 8000 prévus », a-t-il expliqué, « ce qui fait 4000 m3 de déficit cumulés avec celui de l’année dernière. Nous avons donc demandé que l’AUPAR participe aux réunions de préparation pour pouvoir discuter avec le Département et comprendre pourquoi. » Cette demande a été satisfaite puisque le maire d’Ars-en-Ré Pierre Boeuf a invité l’AUPAR à participer à une prochaine réunion sur la question avec la DDTM, le 7 septembre prochain.
Port : une gestion « satisfaisante »
Sur la gestion du port en lui-même, l’augmentation des tarifs de 1.5% est jugée « raisonnable ». La mise en place du “passeport escale”, longuement attendue, a été saluée. Ce dispositif départemental permet un échange entre les ports sur la base d’un forfait de 25€ donnant droit à trois nuitées gratuites dans d’autres ports partenaires. La situation financière du port est jugée « satisfaisante », et parmi les projets en attente, celui de la mise en place d’un ponton à droite de l’entrée du port a été évoquée, ainsi que la nécessité d’envisager un dragage du bassin de la Prée.
Flottilles : participation en baisse
Dans son rapport d’activités, Jean-Luc Bénard a évoqué les multiples actions mises en place en 2025. Une matinée sécurité avait été organisée avec l’URCAN et la SNSM au mois d’avril : 80 participants avaient pu bénéficier d’une information sur les premiers secours en mer. Le président a déploré le manque de participants aux sorties en flottille organisées par l’association. « Pour la remontée de la Charente jusqu’à Jarnac, on était un seul bateau. Saint-Denis d’Oléron, cinq. C’est un peu décevant. On a du mal à faire bouger les gens, mais c’est un constat global que font toutes les associations. » La question du vieillissement des adhérents a été évoquée comme cause, sans pour autant y trouver de solutions.
Lobbying
Jean-Luc Bénard a ensuite présenté les différents sujets sur lesquels l’AUPAR travaille en concertation avec l’Union Rétaise des Clubs et Associations Nautiques, l’Union des Associations de Plaisanciers de Charente-Maritime ou encore la Fédération nationale des plaisanciers de l’Atlantique et de la Méditerranée, afin de peser face au législateur. « Nous militons pour porter la navigation de 6 à 12 miles nautique comme dans le reste de l’Europe », a-t-il expliqué. Autre sujet de lobbying, « il faut que le CLUPP, le Comité local des usagers des ports de plaisance ait une voix délibérative et ne soit pas seulement une caisse de résonance ». Enfin, Jean-Luc Bénard a expliqué « se bagarrer » contre l’élargissement de la TAEMUP, la taxe annuelle sur les engins maritimes à usage personnel, qui va ajouter en 2027 un droit de « coque » au droit « moteur ». Il s’est aussi prononcé contre « le recfishing » qui impose de déclarer en ligne la pêche de certaines espèces.
Questions aux élus
Après avoir adopté les différents rapports moraux et financiers, puis renouvelé le Conseil d’administration, cette assemblée générale s’est terminée par une rencontre avec les élus. Plusieurs politiques avaient répondu à l’invitation : le maire d’Ars-en-Ré Pierre Boeuf, venu accompagné de l’élu Philippe Poirault ; Patrick Bouraine, le premier adjoint au maire des Portes-en-Ré ; et la conseillère départementale Véronique Richez Lerouge. Était également présent le maître de port Boris Monchy.
Ces échanges ont été largement dominés par la question des dragages. Concernant le bassin de la Prée, le maire d’Ars a dit disposer des moyens financiers nécessaires. « On est prêt à le faire, il faut voir si c’est nécessaire et qui donne le top départ. » Quant à la présence de sédiments à la déchetterie qui empêcheraient ce dragage, Pierre Boeuf a annoncé avoir « une demande pour utiliser ces dépôts. »
Travail en commun
Concernant le Fier d’Ars, Patrick Bouraine a expliqué trouver « illogique de prélever des matériaux dans le chenal et d’aller les mettre 400 mètres plus loin, en face de la Patache, en sachant qu’une bonne partie repart dans le Fier avant même d’avoir touché le sol. » « Draguer d’un côté et remplir de l’autre », a-t-il insisté, « est dommage ». Une réunion prochaine avec le Maire d’Ars et le Département à ce sujet devrait être organisée.
« C’est un sujet qui ne doit pas concerner que la Mairie d’Ars en ré », a estimé Pierre Boeuf. « Le problème du Fier concerne toutes les communes du Nord. De même pour les chasses, il faut les programmer en commun afin que les quantités d’eau évacuées soient plus efficaces en matière d’évacuation des alluvions. J’ai pris contact avec l’AEMA pour essayer de travailler tous ensemble. »
La question de la répartition des coûts d’entretien du Fier a été posée par Jean- Luc Bénard. « Le Fier appartient à toutes les communes et pour l’instant il n’y a que Ars qui paye, c’est-à-dire nous les navigateurs. Ces coûts ce sont essentiellement ceux des dragages, qui profitent à tous, mais c’est nous qui les assumons ». Patrick Bouraine a souhaité ne pas s’exprimer sur la question à la place du maire des Portes-en-Ré, Alain Pochon. Mais le débat reste ouvert.
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