Vie politique

Conseil municipal du Bois-Plage du 15 décembre 2021

Le bâtiment de l’École de Musique désormais géré par la Commune

Au printemps, le tonneau du Rond-Point du Pas des Bœufs fleurira aux couleurs du nouveau logo boitais. Crédit photo : Pauline Leriche Rouard
Publié le 24/12/2021

Après un passage éclair salle des mariages, voilà le Conseil municipal boitais déjà de retour Salle des Oyats, en mode Covid, et ce n’est pas une bonne nouvelle…

Une fois n’est pas coutume, six Conseillers municipaux manquent à l’appel en ce mercredi 15 décembre. Mais tous ont donné pouvoir et rien ne perturbe donc le bon déroulement de cette dernière séance 2021. Au menu, un peu de finances bien sûr, mais aussi les affaires juridiques, la jeunesse et le coworking, entre autres sujets.

Les décisions du Maire

Elles concernent les affaires juridiques et passent par une convention avec un cabinet d’avocats en vue de défendre les intérêts de la Commune dans le litige qui l’oppose à des riverains du quartier des Gollandières concernant le City Stade, sujet d’actualité de cette fin d’année (lire notre article : Au Bois-Plage, City Stade et Skate Park sont ouverts – Ré à la Hune (realahune.fr))

De la bonne tenue des finances

Il est demandé au Conseil de valider une décision modificative au budget principal 2021 de la Commune et concerne le personnel. « Le budget prévisionnel a été bien tenu comme les années précédentes », explique Gérard Juin, « mais certains éléments n’existaient pas », ajoute-t-il.

En l’occurrence, il s’agit de membres du personnel ne travaillant pas (DGS et DRH) mais néanmoins rémunérés. A ce titre, 160 000 € doivent être inscrits à la ligne ‘dépenses imprévues’. « Une adaptation à une situation antérieure à l’équipe municipale et non un dérapage », précise M. le Maire.

Il est également demandé au Conseil de valider l’ouverture de crédits à hauteur d’un quart du budget de l’exercice 2021, soit 25% « pour que la Commune puisse continuer à travailler en début d’année en attendant le vote du budget 2022 ».

Côté tarifs communaux, 1% supplémentaire est proposé pour la location des salles municipales sans augmentation de la caution. 1% s’ajoute également pour celle du matériel. Le marché est également concerné pour le même montant, les tarifs de la bibliothèque et de l’occupation du domaine public restant, quant à eux, inchangés.

Les questions financières sont votées à l’unanimité.

Les bâtiments communaux

Le Maire annonce la reprise de la gestion du bâtiment de l’Ecole de Musique, à la place de la CdC. Le Conseiller municipal Jean-Pierre Gaillard s’interroge sur la pertinence de cette proposition.

« Le bâtiment appartient à la commune avec une vocation Musique et elle le restera », affirme Gérard Juin précisant aussitôt que « l’orientation de l’école devrait basculer sur un bâtiment neuf, ce n’est pas encore acté mais prévu ». « La CdC n’a pas à gérer ce bâtiment, il y aurait dû y avoir un bail ou une convention de location mais il n’y a rien », conclut-il.

Le sujet se soldera par un vote avec deux abstentions, celles de Jean-Pierre Gaillard et de Séverine Chanclou, qui lui a donné pouvoir.

Sur la jeunesse encore, il convient aussi d’acter la fin de la gestion communale de Ré Bois Jeunesse, la structure étant mise à disposition de la CdC dans le cadre de la prise de la compétence Adolescence. « Il faudrait que la CdC prenne en charge les frais », remarque Jean-Pierre Gaillard. « Il n’y a pas de division possible avec l’ALSH donc un montant forfaitaire sera pris en charge par la CdC sur le lieu dédié et il y aura une surveillance », argumente Gérard Juin. « Matériellement à date, il est impossible de faire autrement », précise-t-il, « l’entretien, l’aménagement et les fluides seront assumés par la CdC, c’est inscrit dans le procès-verbal » réaffirme l’élu.

Enfin, un accord de principe est validé pour la location de bureaux à usage de coworking en activités tertiaires, au 24 de la rue Aristide Briand. La procédure réglementaire a été suivie, une annonce légale publiée et l’appel à candidatures exécuté. Le choix des candidats se fera en janvier.

Avis réservé sur les travaux miniers

Ce point concerne « la demande de prolongation des concessions dites ’Chassiron B’ et ‘Chassiron D’, d’autorisation de travaux miniers ». A ce propos, une enquête publique sera lancée du jeudi 6 janvier au mardi 8 février, Le Bois-Plage étant dans son périmètre d’affichage au même titre que des communes oléronaises.

Les travaux miniers en question consistent en « l’extraction de sable utilisé pour le bâtiment », explique Jean-François Beynaud. « C’était déjà au même endroit il y a 20 ans », continue le Conseiller délégué, et selon lui cela pose question car « il n’y a pas d’étude sur le Pertuis ». « En combien de temps le sable se régénère-t-il ? », questionne-t-il tout haut, précisant que « l’avis de la commission communale dédiée est défavorable en raison du manque d’informations ». Le Conseil municipal suivra avec « un avis réservé par rapport aux documents transmis ».

Pour conclure le Conseil municipal boitais évoque le pôle médical, « un dossier qui avance bien », selon Gérard Juin qui annonce que l’ancien cabinet de l’ophtalmologiste va d’ores et déjà être réaffecté.

A noter également que le camping sur parcelles privées « a mobilisé l’attention du Sous-Préfet » lors de sa visite au Bois-Plage, et que le tonneau marquant l’entrée du village est installé et garni de « plantes qui s’autosuffisent », précise l’Adjoint, Kévin Vautey. Enfin, sur le Covid (il faut bien en parler), M. le Maire salue l’énorme travail mené par la pharmacie, « une chance pour la commune », affirme-t-il. Ajoutons enfin que, pour les raisons que l’on devine, la cérémonie de vœux initialement planifiée le 8 janvier est annulée.

Le premier Conseil municipal de l’année 2022 est prévu pour la seconde quinzaine de janvier.

Pauline Leriche Rouard

 

Encadré

De nouvelles venues à l’école

Trois poules et leur poulailler ont été installés à l’école et « les enfants sont très heureux », raconte la Conseillère municipale Catherine Beguin. Ce sont eux qui les nourrissent et entretiennent le poulailler. Ils se sont également chargés de donner à chacune de leurs protégées un prénom.

Quid des œufs ? La réglementation interdit leur utilisation dans l’enceinte de l’école, mais sans doute les enfants pourront-ils les ramener chez eux. Enfin, quand il y en aura car les poules semblent pour le moment paresseuses ! « C’est un retour à la nature pour les petits Boitais », se réjouit Catherine Beguin.

Pauline Leriche Rouard

Réagir à cet article

Je souhaite réagir à cet article

* Champs obligatoires