Des budgets primitifs 2026 votés à l’unanimité
Création des commissions municipales, CFU 2025, indemnités de fonctions et vote du budget primitif 2026 étaient à l’ordre du jour d’un Conseil municipal dense, où majorité et minorité ont pu dialoguer, même sans être toujours sur la même longueur d’ondes.
Quatre commissions ont été créées, dont le rôle est de travailler en amont du Conseil municipal et de lui faire des préconisations, les décisions se prenant exclusivement en Conseil. Finances, ressources humaines, administration générale (y compris état civil, cimetière et sécurité) ; Animation du territoire, environnement et tranquillité publique, comprenant urbanisme, PLUi, voirie, mer & littoral, forêts et espaces verts, patrimoine historique ; Développement économique et vie locale incluant tourisme, commerces, marché, artisanat, associations, culture, sport & communication ; Services à la population avec les affaires scolaires, le jeunesse, le sport, le social et CCAS, la santé, l’accessibilité/handicap : telles sont les quatre commissions constituées.
Une réunion avec la minorité a permis de se mettre d’accord sur une proportionnalité 2/3 majorité-1/3 minorité pour chaque commission. Le nombre de membres de chaque commission a été fixé, ainsi que la composition de chacune, les membres ayant été désignés en Conseil.
Le règlement intérieur du Conseil municipal sera revu dans les six mois, après avoir vérifié sa légalité, quelques dispositions réglementaires ayant évolué. Tous les élus peuvent venir participer à toutes les commissions, mais seuls les membres permanents prennent part aux votes. La Commission d’appel d’offres a été constituée et les délégués aux comités de jumelage Lazzate et Ile de Ré-Philippsburg désignés.
Une approbation des comptes administrative et non « politique »
Avant de rentrer dans le vif du sujet des comptes – CFU 2025 et budgets primitifs 2026 – Alain Moreau a rappelé que l’approbation de ceux-ci n’avait rien de politique, ne s’agissant pas pour la nouvelle majorité de confirmer les comptes, n’ayant pas géré ni élaboré les budgets. « On confirme la sincérité des comptes, quand le Trésor Public donne son accord, on considère que les comptes sont sincères. »
L’examen du CFU 2025 fut notamment l’occasion de constater l’important écart entre prévisions 2025 des droits de mutation à 822 K€ et le réalisé à 575 K€, soit un écart de 250 K€. Ainsi que la baisse de 30 K€ de la dotation de l’Etat (DGF).
Au niveau du budget principal, l’excédent de fonctionnement de l’année 2025, de 2,82 M€ a été affecté à la section de fonctionnement du budget primitif 2026 (car pas de déficit d’investissement) et l’excédent d’investissement 2025 à la section d’investissement du BP 2026. Les CFU du budget principal et des budgets annexes Ecotaxe et Lotissement Le Pas des Boeufs ont été approuvés à l’unanimité.
Le maire a demandé que son indemnité soit passée de 55,7 % à 51,9 % en index brut, le 1er adjoint étant à 19,46 %, les 2ème au 5ème adjoints à 14,60 % et les délégués à 8,11 %. L’enveloppe globale annuelle étant à 120 K€. S’applique la majoration de 50 % de l’ensemble de ces indemnités au titre du classement « station de tourisme ».
Un budget primitif 2026 modifié à la marge
Le budget primitif 2026, composé du budget principal et des deux budgets annexes, a été examiné sur la base du document préparatoire préparé par l’ancienne municipalité : « On l’a modifié à la marge, en deux semaines il n’était pas possible de refaire un budget. Plusieurs hypothèses ont été choisies ; un taux d’inflation de 1,4 %, un marché immobilier au mois de mars en décroissance (prix et ventes), des droits de mutation en baisse de 230 K€ et une dotation de l’Etat encore en baisse de 30 K€. Nous avons prévu de ne pas recourir à l’emprunt, les remboursements d’emprunts étant déjà élevés au Bois-Plage, ce n’est pas le meilleur moment pour augmenter capital et intérêts. Nous ne voulons pas non plus augmenter les impôts. Il reste donc à travailler sur des économies de dépenses de fonctionnement et d’investissement. Nous avons regardé celles que nous pouvions réduire ou repousser, nous avons fait le choix de reporter quelques achats et investissements. Les travaux de l’école, de la cantine, des logements communaux ont été conservés. Voici la vision globale de nos critères pour construire ce budget », a exposé le maire, Alain Moreau, avant que Ludovic Georges, adjoint aux finances, ne présente en détail ce budget.
Report de certains investissements et économies sur le fonctionnement
Côté investissements du budget principal, budgétés au total à 3,33 M€, la Maison de santé pluriprofessionnelle représente la part principale avec près de 2 M€, suivie des travaux de voirie (667 K€), des logements communaux (156 K€) et du groupe scolaire/restauration pour 91,5 K€. Equipements sportifs (51,9 M€) et marché communal (42,3 M€) n’étant pas oubliés. « Par rapport aux investissements en cours, il nous manquait 400 K€, nous avons donc dû reporter des investissements à cette hauteur. Le dernier mandat a beaucoup investi. Nous devons reconstruire nos excédents en 2027, notamment en faisant des économies sur le fonctionnement, afin de financer les investissements qu’il n’est pas possible de faire en 2026. », a expliqué le maire. « Il vous manquait 400 K€ par rapport à ce que vous vouliez faire », a répliqué l’ancien maire, Gérard Juin. « Avec 700 M€ sur les marchés publics de voirie, on n’a pas de marge de latitude, tout comme sur les investissements en cours. On a réglé ce problème sur d’autres investissements et sur le fonctionnement », a tenu à préciser Alain Moreau.
Côté fonctionnement, le budget primitif 2026 est établi à 8,77 M€.
Le budget annexe Ecotaxe 2026 s’équilibre à 100 500 € en fonctionnement et à 14 647 € en investissement. Quant au budget annexe Lotissement Le Pas des Boeufs, il se monte à 2,17 M€ en investissement et idem en fonctionnement.
Ces trois budgets primitifs 2026 – principal et annexes – ont été votés à l’unanimité.
Aux remerciements adressés par Ludovic Georges aux services de la mairie ayant accompagné les élus dans l’élaboration du budget, Gérard Juin suggère que soit associée la précédente municipalité, qui y a largement contribué.
Les subventions aux associations s’élèvent au total à 88 600 €, pour des subventions demandées de 138 610 €. Les subventions accordées en 2025 étant de 86 450 €, on est sur une quasi stabilité. Gérard Juin a fait remarquer que le vote du budget de la CdC et des subventions aux associations prévu deux jours après allait créer des manques pour certaines associations boitaises : « Y aura-t-il une marge de manoeuvre pour les accompagner ? », a-t-il interrogé. Sans qu’à ce stade une réponse claire ne soit apportée.
L’école, un « combat à mener »
Dans les questions diverses, Gérard Juin a demandé où en était le programme d’Accession à la propriété. Alain Moreau et Josiane Bellanger ont répondu que « tout avance au niveau immobilier ». Dix lots se sont vus délivrer leur permis de construire le 28 avril, jour du Conseil, et le PC du onzième lot, sur lequel pesait un recours, était imminent. Les panneaux d’affichage devant être installés pour le 30 avril. Gérard Juin les a remerciés de cette « bonne nouvelle ».
Concernant le Pôle santé, les travaux doivent être terminés le 17 juillet, avec six mois de retard. Gérard Juin a fait état d’une rumeur sur des possibles modifications. « On fait faire une étude d’optimisation, mais je ne pense pas qu’il y aura de modification », a informé Alain Moreau. A une autre question sur les spécialistes attendus, il a confirmé qu’il existait encore deux places. Gérard Juin a exprimé son regret sur le temps perdu à cause des élections et la perte possible de quelques spécialistes, notamment la gynécologue.
Autre sujet, la fermeture annoncée par le DASEN d’une classe au Bois-Plage*. « Toutes les communes continuent de se battre pour anticiper 2027 », et d’autres fermetures probables sur l’île de Ré. « Pour 2027, on n’est pas forcément bien », a expliqué Gérard Juin. « Y aura-t-il une très petite section ? »
« Il faut travailler 2027, cela vaut le coup de se battre, on doit aller à fond dans ces combats », telle est la position du maire. « Avec le risque de perdre l’école maternelle, faut-il s’attendre à une fusion prochaine avec l’école de Sainte-Marie ? », a interrogé Gérard Juin, faisant écho aux inquiétudes des familles. Selon Josiane Bellanger « on est loin d’un RPI (Regroupement pédagogique intercommunal) ».
Enfin, Alain Moreau a évoqué le très gros projet qu’il entend porter sur le plan de circulation, la signalisation et la sensibilisation sur les comportements par la police muncipale, avec pour souhait d’harmoniser les « trois moyens de transport que sont la marche, le vélo et la voiture. »
*www.realahune.fr/la-fermeture-de-4-classes-sur-lilepremices- des-fermetures-decoles/
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