Enfants et jeunes

Bilan de la réforme des rythmes scolaires et des TAPE

Les élèves de l’école élémentaire de La Flotte (île de Ré) s’initient au hip hop dans le cadre des TAPE ou Taps, le vendredi de 15h à 16h30, avec le collectif Ultimatum. © Céline Lacayrouse

Des activités péri-éducatives très suivies par les enfants

Les élèves de l’école élémentaire de La Flotte s’initient au hip hop dans le cadre des TAPE, le vendredi de 15h à 16h30, avec le collectif Ultimatum
Publié le 06/10/2015

La réforme des rythmes scolaires a fait couler beaucoup d’encre depuis deux ans et la mise en place des « TAPE* » fut souvent fastidieuse pour les mairies et les accueils de loisirs. Faisant écho à ce sujet cher aux familles et à tous les acteurs éducatifs, Ré à la Hune vous présente ci-dessous les grandes orientations du Projet éducatif de territoire ainsi qu’un tour d’horizon de la mise en place des TAPE dans les dix communes rétaises.

Si l’île de Ré s’est dotée d’un Projet éducatif de territoire (PEDT) mis en place depuis septembre 2014 et que celui de 2015/2016 a été approuvé lors du conseil communautaire du 28 mai dernier, la collectivité intercommunale n’a pas vocation à imposer des modes de fonctionnement, des horaires ou des activités aux écoles. Elle a juste élaboré en concertation avec tous les acteurs concernés des dix communes un projet visant à favoriser la cohérence territoriale et éducative, la concertation entre tous les acteurs et bien sûr l’épanouissement des enfants et leur réussite éducative.

Un Projet éducatif de territoire structurant

Le PEDT permet aux communes, qui ont la responsabilité de la mise en place de la réforme des TAPE, d’avoir un cadre collectif à décliner en fonction des réalités et contraintes locales. Les orientations définies se retrouvent très largement dans l’organisation locale des TAPE.

Ainsi en premier lieu le PEDT préconise de différencier l’organisation des rythmes en fonction des âges, en prêtant particulièrement attention aux besoins spécifiques des petits de trois à six ans, maintes fois mis en avant par les chrono-biologistes concernant la sieste, mais aussi les repères spatiaux et temporels qui supposent une régularité dans l’emploi du temps pour aider les enfants à discerner le temps scolaire du temps périscolaire. La transition entre ces deux temps doit être particulièrement soignée et les activités proposées aux petits doivent être adaptées, avec des temps calmes, de détente et de repos.

Justement en second lieu le PEDT met en avant la nécessité d’aménager des espaces calmes, structurés et de détente. En effet, même si l’un des objectifs de la réforme est de permettre l’accès à des activités sportives, culturelles, artistiques variées, les enfants ont aussi besoin de temps calmes, de détente et de jeux libres. Tous les acteurs éducatifs (enseignants, parents, animateurs, ATSEM…) constatent une certaine fatigue chez les enfants, liée sans doute à la disparition de la « pause » du mercredi matin, mais aussi à un temps passé en collectivité augmenté (80 à 95 % des enfants sont inscrits aux TAPE, pourtant facultatifs !), et à des TAPE parfois « trop cognitifs ou dirigés ». Il est important de différencier les attentes des parents, qui sont majoritairement très demandeurs d’activités et les besoins réels des enfants. Privilégier des activités en groupe restreint (le maximum légal est de 14 enfants pour les maternelles et de 18 enfants pour les élémentaires), dans des lieux spécifiques et aménagés pour cela, laisser aussi des temps libres où l’enfant peut choisir librement, font partie des recommandations.

La troisième orientation du PEDT concerne les grandes thématiques des activités (petits citoyens, graines d’artistes, curieux de nature, apprentis bricoleurs, pousses de sportifs), « l’approche pédagogique basée sur la découverte, le plaisir et le jeu doit être privilégiée durant ces activités, et ne pas dériver vers des temps d’apprentissages scolaires ». Il n’empêche que les animateurs et intervenants ont un rôle éducatif et on attend des intervenants extérieurs une vraie pédagogie et un savoir-être avec les enfants, leur compétence « technique » n’étant pas suffisante. La communication entre animateurs et enseignants est primordiale afin de privilégier la complémentarité des projets, et celle-ci fait probablement parfois défaut, par manque de temps et/ou d’entente.

Mutualiser les moyens constitue la quatrième orientation et permet de « faire du lien entre les acteurs éducatifs et les projets ». Echanges de savoir-faire, d’expériences lors de réunions communes mais aussi de matériel pédagogique, notamment de malles de jeux. Ainsi des réunions ont lieu entre les différents acteurs dans le cadre du Plan éducatif local (PEL) et des mallettes pédagogiques (outillage, cirque…) seront prochainement mises à disposition des Accueils de loisirs, à tour de rôle.

Des bilans plutôt satisfaisants

Dans chacune des dix communes, un bilan a été fait de la première année de mise en place des TAPE en 2014/2015 pour faire évoluer ou ajuster les modalités et les contenus des activités pour cette nouvelle année 2015/2016. Concernant le premier objectif de la réforme des rythmes scolaires qui visait à rassembler les temps d’apprentissage sur les matinées pour une meilleure concentration des enfants, et donc une meilleure réussite scolaire, la plupart des enseignants s’accordent à reconnaître les vertus des nouveaux rythmes.

Le second objectif de la réforme, qui consiste à permettre aux enfants de découvrir une large palette d’activités auxquelles ils n’auraient pas forcément accès, est également partiellement atteint mais on constate toutefois d’assez fortes disparités dans les activités proposées et leurs modalités. Celles-ci pourraient quelque part compromettre une certaine équité – en France en général et sur l’île de Ré – selon les communes, leur tissu associatif et social, leurs moyens financiers et le volontarisme des élus locaux.

Des animateurs de centres de loisirs au rôle renforcé

Le rôle des animateurs des accueils de loisirs a pris beaucoup d’ampleur dans le cadre de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires, ne serait-ce que parce que désormais ils accompagnent près de 90 % des enfants, sur des plages horaires élargies, alors que le périscolaire ou les vacances en centres de loisirs en concernent beaucoup moins, mais aussi parce qu’ils doivent construire un plan pédagogique plus abouti.

La reconnaissance du travail des animateurs va progressivement s’accroître, même si comme le souligne une directrice d’Accueil de Loisirs, on se heurte au conflit perpétuel entre éducation nationale (école), éducation populaire (centres de loisirs) et éducation familiale. La vision individuelle des familles différant forcément de la vision globale d’un groupe scolaire ou de loisirs. Une certaine tension existe parfois aussi entre directeurs d’écoles/enseignants d’un côté et directeurs/animateurs des centres de loisirs de l’autre.

Tous les acteurs éducatifs, parents et enseignants en tête, constatent une indéniable plus grande fatigue des enfants, plus particulièrement chez les petits de 3 à 6 ans mais pas exclusivement, qui pourrait se révéler contreproductive… Stimuler la curiosité et favoriser l’éveil des enfants sans les transformer tous en « hyperactifs » – la maladie du siècle ! – reste le défi que doivent relever quotidiennement, tous ensembles, les acteurs éducatifs, l’intérêt de l’enfant devant demeurer la préoccupation centrale.

Des budgets très conséquents dans certaines communes

Les communes elles, avec des budgets TAPE compris entre 30 000 € et plus de 80 000 € selon le nombre d’enfants scolarisés et les activités proposées, se démènent avec les Accueils de Loisirs pour proposer des activités de qualité tout en optimisant les coûts, notamment des intervenants extérieurs. Le « Fonds d’amorçage » de l’Etat, qui a été pérennisé, représente une aide de 50 € par an par enfant, tandis que l’aide de la CAF est proportionnelle au nombre d’enfants et d’heures d’activités (par exemple 35 € par enfant en moyenne à Rivedoux). Les communes financent ainsi sur leur budget propre autour de 70 à 75 % du coût des TAPE… entièrement gratuits pour les familles rétaises.

Nathalie Vauchez

 

*TAPE (ou TAP) : Temps d’activités périéducatives.

 

Tour d’horizon des tape dans les 1o communes

 A Sainte-Marie de Ré, 244 enfants sur les 256 inscrits à l’école (soit 95 % !) participent aux TAPE qui représentent un budget total de 82 000 € pour la commune, soit 336 € par enfant. Sur ce budget, près de 24 000 € concernent les intervenants extérieurs qui constituent partout un gros poste de dépense. Un groupe de réflexion a été constitué très en amont de la mise en place de la réforme impliquant toutes les parties prenantes, avec l’intervention d’une chronobiologiste, et les TAPE sont perçus comme une opportunité pour beaucoup d’enfants qui n’auraient pas l’occasion de découvrir nombre des activités proposées. Jacqueline Demion-Marie, directrice de l’Awalé, explique que sur la base du bilan 2014/2015 les modalités et activités des TAPE ont été cette année réajustées aux besoins de repos des maternelles. Les enfants qui dorment ne sont ainsi pas réveillés pour les TAPE. Pour les maternelles comme pour les élémentaires, les TAPE ont lieu le mardi et le vendredi de 15h à 16h30. Une récréation a été cette année instituée entre 15h et 15h15, qui permet la transition entre l’école et les TAPE. Cette durée d’1h30 a paru plus intéressante et laisse à chacun le temps de s’installer, les 3/4 d’heure de l’an passé étant trop justes. Sainte-Marie a la particularité d’avoir 92 enfants en maternelle, or l’on sait que c’est pour les 3-6 ans que la réforme des rythmes scolaires est la plus compliquée à gérer. Toutefois, les enseignants de Sainte-Marie ont souhaité que les deux écoles maternelle et élémentaire maintiennent leur lien et coordination au sein du groupe scolaire.

Les maternelles ont, toujours dans la même salle, des activités de relaxation, gymnastique, cuisine, danse, contes, tandis que du CP au CM2 sont proposés du hip hop, des percussions brésiliennes, du volley ball, du tennis, du dessin, une activité de communication autour d’un blog et d’une gazette, sans oublier les arts du Japon, l’atelier clown, le jardin pédagogique, la pétanque, la cuisine, les arts plastiques, la photo, des expos scientifiques… Autre originalité, un pôle temps libre avec deux animateurs est proposé aux enfants qui au bout de deux séances d’activités n’y trouvent pas d’intérêt.

Au Bois-Plage, Frédéric Theureau, directeur de l’Ilôt Mômes, estime que les TAPE qui représentent un budget pour la commune de 45 000 € (11 000 € pour les intervenants), ont pour 90 % d’abord une dimension humaine. Une bonne concertation locale permet que leur organisation soit satisfaisante. Cette année, les ATSEM qui trouvaient que leur intervention lors des TAPE était en contradiction avec leur travail au quotidien dans leur classe et risquait d’entamer leur crédibilité, n’interviennent plus. Il est pour lui impossible de mettre en place la même organisation pour les maternelles et les élémentaires. Ainsi les TAPE des « grands » se déroulent sur 1h30 le mardi et le vendredi, tandis que les « petits » ont une « pause méridienne » de 45 minutes chaque jour.

Cette durée d’1h30 pour les élémentaires permet d’éviter des cadences trop rythmées. Les enfants sont répartis entre deux pôles, l’un étant plus sportif, l’autre plus posé. La grande nouveauté de cette année est que les enfants choisissent les activités qui leur correspondent le mieux. Faire un journal, passer un « moment cool », apprendre les rudiments du tennis, expérimenter plusieurs sports, suivre les « ludo devoirs » avec Ré Clé Ré (faire des devoirs sous forme de jeux), du foot, du step…

Les maternelles se voient proposer à partir de 13h30, 20 minutes d’endormissement musical et la sieste jusqu’à 14h15, puis vont à leur réveil vers les activités de leur choix : conteuse, réflexologie, yoga, éveil musical léger, ou ateliers calmes.

Frédéric Theureau estime que la mise en place de ces TAPE est globalement bénéfique, à condition d’offrir des temps et activités calmes aux enfants, souvent fatigués et énervés par ces nouveaux rythmes scolaires. Elle est aussi positive pour les Accueils de loisirs et leurs animateurs qui peuvent étoffer leur projet pédagogique, et s’ouvrent aux parents. L’APE a ainsi fait part cette année de son souhait de participer à un atelier de réalisation de décorations de Noël.

A La Flotte, Isabelle Masion- Thivenin, adjointe au Maire chargée notamment des écoles et de la mise en place des TAPE, avec Céline Lacayrouse directrice de La Farandole, précise qu’école maternelle et élémentaire ont été bien distinguées. Pour les maternelles, à la demande des enseignantes et d’une majorité de parents (sur la base d’un vote au printemps 2015) les TAPE ont lieu quatre jours par semaine de 15h45 à 16h30 cette année, tandis que les élémentaires sont en TAPE le mardi et le vendredi de 15h à 16h30 et en grande récré le lundi et le jeudi de 16h à 16h30.

Des horaires de fin de classe et de fin de TAPE identiques tous les jours permettent d’avoir des repères constants et une régularité importante pour des petits, mais aussi théoriquement de raccourcir le temps en collectivité, ce qui n’est guère le cas en pratique avec comme partout une minorité d’enfants qui quittent l’école dès 15h45.

Ainsi les maternelles (42 enfants inscrits aux TAPE sur 68, soit 62 %) ont une grande récré le lundi et le vendredi et des activités le mardi et le jeudi, scindées en quatre groupes de 14 enfants maximum. Pour cette première période jusqu’à La Toussaint l’un concerne des chansons et la découverte des percussions, le second des jeux avec des animatrices de La Farandole, le troisième de la motricité et expression corporelle avec un intervenant extérieur et enfin du coloriage pour le quatrième groupe. La mairie incite les parents qui le peuvent à récupérer leur enfant juste après l’école, le but initial de la réforme des rythmes scolaires étant d’alléger les journées des petits, ce qui n’est pas le cas pour ceux qui suivent les TAPE.

Sur 142 enfants inscrits en classes élémentaires, 120 participent aux TAPE, soit 85 %, taux supérieur à celui de l’an passé, « le bouche à oreille » ayant bien fonctionné entre parents, selon l’adjointe au maire. Les TAPE sont organisés autour de sept groupes. Sur la première période leur sont proposés des activités manuelles avec la fabrication d’objets de recyclages, des jeux collectifs, du Kapla, tandis qu’à l’année il y a le mardi du chant, des percussions, de l’éveil musical, de la danse, du soutien scolaire avec Ré Clé Ré, des ateliers de cirque et le vendredi des activités sportives avec un animateur sportif, du hip hop, du frisbee, des activités à la maison du Platin, de l’informatique, de l’astronomie ou encore du yoga.

Les enfants ne choisissent pas mais découvrent alternativement les activités durant chacune des cinq périodes de l’année, les groupes étant constitués de façon homogène, avec moins de 18 enfants par groupe.

Le budget des TAPE à La Flotte représente 30 000 € et la seule commune de l’île de Ré ayant aussi une école privée (Sainte-Catherine) constate que l’Etat a imposé aux seules écoles publiques une réforme non mise en place dans les écoles privées…

 

Le bouquet final du spectacle de fin d’année 2014/2015 de La Farandole, avec les enfants ayant fréquenté les TAPE et/ou le centre de loisirs.

Le bouquet final du spectacle de fin d’année 2014/2015 de La Farandole, avec les enfants de tous âges ayant durant l’année fréquenté les TAPE et/ou le centre de loisirs.

 

A Rivedoux-Plage, Emilie Bürr, directrice d’En Ré Mineur souligne le bilan globalement positif de la première année de TAPE, qui est ressorti de l’enquête de satisfaction à laquelle ont répondu 66 % des parents. Les 109 fiches d’enquêtes remplies garantissent la représentativité des réponses.

L’ensemble des parties ont souhaité garder la même grille horaire cette année, avec la grande particularité de TAPE concentrés sur le seul aprèsmidi du lundi, en 2 fois 1 heure de 13h50 à 16h, avec une récré de 10 minutes entre les deux. Il a été cette année décidé, au vu du changement trop rapide des activités toutes les 7 semaines – de proposer sur la première heure un TAPE annuel qui concerne un projet mené sur une année, les enfants ayant eu le choix de l’activité parmi plusieurs (lire ci-dessous).

Sur la seconde heure de TAPE, il s’agit d’activités trimestrielles de 10 à 13 semaines, visant à faire découvrir aux enfants une palette d’activités. Si les parents peuvent récupérer les enfants entre les deux TAPE, on constate que 95 % des enfants inscrits aux TAPE restent tout l’après-midi. Ici aussi le taux moyen d’inscription aux TAPE est élevé (86 %, avec plus de 90 % pour les élémentaires) et va crescendo.

S’il n’y a pas eu consensus de tous les partenaires éducatifs sur l’emploi du temps des maternelles, il a été décidé cette année de consacrer le premier TAPE à la sieste pour les petites sections, voire une partie du second TAPE, les plus petits n’ayant pas besoin d’activités supplémentaires. Pour les petites et moyennes sections les activités proposées le sont à proximité immédiate de la salle de sieste, ce qui leur permet une transition en douceur à leur réveil. Pour le premier TAPE les moyennes sections peuvent faire des jeux, de la détente ou du coloriage, des activités plus précises leur seront proposées à partir de janvier. Pour le second TAPE les petites et moyennes sections ont soit des contes et marionnettes, soit des lectures animées de petits albums « Monsieur, Madame ».

Les grandes sections et CP ont accès en TAPE annuel aux cultures du monde, à des jeux de théâtre, à de la danse moderne jazz, tandis que les CE1/CE2 ont pu choisir entre du volley ou de l’astronomie. Les CM1/CM2 ont pu opter pour la création d’une BD, un atelier « cuisine en folie » avec création d’un livre de recettes, une sensibilisation à la culture du Japon, ou de la calligraphie. Pour les TAPE 2 ce sont les mêmes intervenants sur un projet cette fois-ci trimestriel et un roulement des activités. S’y ajoutent la création d’origami en bois, la création d’objets en bois flotté, un travail autour de perles…

Les TAPE ont représenté en 2014/2015 un budget de 52 000 €, dont 38 000 € restant à la charge de la Commune. Cela représente un coût de 350 € par an et par enfant, dont 250 € pris en charge par la collectivité.

A Saint-Martin, Sonia Vincent, directrice adjointe des Petits Mousses est la coordinatrice des TAPE. L’organisation 2014/2015 en trois fois une heure de TAPE ne convenait pas bien, les enfants étant très excités et les activités ne pouvant durer que 45 minutes en tenant compte de leur installation. Aussi il a été décidé cette année de faire deux fois une heure 30, le lundi et le jeudi de 15h à 16h30, avec une récré préalable de 15h à 15h15, qui se révèle très bénéfique. Le nombre d’enfants par groupe a aussi été sensiblement diminué, il est passé de 15/16 l’an passé à 10/11 cette année par atelier. En maternelle 30 enfants sur 40 (75 %) participent aux TAPE, tandis qu’en élémentaire 70 enfants sur 80 sont inscrits (88 %).

Les maternelles bénéficient de deux salles aménagées dans l’école et ont accès à des activités libres mais encadrées, de repos, de jeux, ou de lecture le lundi, tandis que le jeudi ils sont pris en charge par des intervenants pour des activités où ils sont plus observateurs qu’acteurs : contes, éveil musical, jeux collectifs, arts plastiques en fin de cycle.

Les CP/CE1 ont aussi accès le jeudi à des activités animées par des intervenants, artistiques, sportives ou culturelles et des activités simples : atelier bibliothèque, cuisine, couture, bois, sont autant mises en valeur que des activités plus perfectionnées (atelier cirque).

Les CM1/CM2 bénéficient d’initiations pouvant les inciter ensuite à s’inscrire à des activités hors les TAPE. Un atelier bois et bricolage animé par les services techniques de la mairie, avec construction d’un potager, ou des ateliers manuels, des initiations artistiques : cirque, musique, danse hip hop ou des activités sportives : expression corporelle, judo, handball étant assurées par des intervenants extérieurs. Une sensibilisation à l’environnement ne sera pas oublié, côté terre avec la LPO et côté mer avec l’Adépir.

Si les TAPE ont été compliqués à mettre en place, il y a de bons retours des enfants et les parents sont plutôt satisfaits. Le budget des TAPE est de 19 000 €.

A Ars-en-Ré, tous les élèves des moyennes sections au CM2 sont inscrits aux TAPE qui se déroulent les lundi, jeudi et vendredi de 15h30 à 16h30 pour les maternelles, et le mardi et le vendredi de 15h à 16h30 du CE1 au CM2. Les animateurs de Méli Mélo principalement proposent des mini jeux, du jardinage, de la lecture, des contes, des activités sportives, des expériences scientifiques, ou encore une sensibilisation à l’environnement et au patrimoine avec la Maison du Platin.

A Loix, les petites sections font des jeux dans la salle de motricité, encadrés par des animatrices de l’école, tous les jours de 16h à 16h15.

A La Couarde, où 60 élèves sur 77 sont inscrits aux TAPE (78 %), toute l’école se voit proposer les mardi et vendredi de 15h à 16h30, scindées en quatre groupes en fonction des classes, des activités ludiques, physiques et la découverte du jardinage, encadrés par des parents d’élèves et des membres d’associations sportives.

Aux Portes en Ré, les maternelles suivent les TAPE tous les jours de15h45 à 16h30, tandis que les CP et CE1 sont concernés le mardi et vendredi de 15h à 16h30. Des jeux de société, une initiation à l’anglais pour les grandes sections, du basket pour les CP et CE1, ou encore la construction d’un avion sont les principales activités.

A Saint-Clément, les CE2, CM1 et CM2 ont les TAPE le lundi et le jeudi de 14h50 à 16h20. Un projet de maquettes leur est proposé.

Tour d’horizon réalisé par Nathalie Vauchez (sud de l’île)

et Jacques Buisson (nord de l’île)

Nathalie Vauchez

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