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150 écoliers flottais à l’assaut du refuge LPO
Les enfants de l’école publique de La Flotte et ceux de l’école Sainte-Catherine ont profité d’une sortie nature, au refuge LPO de la Grainetière, lundi 18 mai. Une initiative commune à la Ville, les écoles et les associations
9h, lundi 18 mai, les 150 écoliers de La Flotte – écoles publique et privée – sont attendus. Le lieu de rendez- vous : le refuge LPO de la Grainetière, un espace éducatif de huit hectares, situés entre la colonie de La Grainetière – qui appartient à la Ville de Reims -, et le boisement géré par la Ville de La Flotte. Ce qui attend les enfants : sept ateliers de vingt minutes, mis en place par Ré nature environnement et la LPO. Au menu : l’arbre, les oiseaux, les insectes, la vie nocturne, les champignons, les plantes, les espèces protégées de l’île de Ré. L’organisation est millimétrée.
« L’enchaînement des ateliers est rapide, carré et dense », annonce Dominique Chevillon, président de Ré nature environnement et vice-président de LPO France. « Nous avons travaillé les ateliers avec les équipes pédagogiques, la LPO et Ré nature environnement. C’est important que les enfants aient des éléments d’information et de connaissance sur la nature qui les entoure ici ». Tout au long de la matinée et des sept ateliers, les écoliers abordent « entre vingt et trente sujets différents, in situ ».
Changement de décors
Dès 9h30, les institutrices, munies d’un plan, guident leurs élèves vers le premier atelier. Delphine Chaigneau fait démarrer sa classe de CP par l’atelier sur les arbres. Et c’est Maxime Bruet, animateur à la LPO, qui pilote. Il commence par faire glisser les mains des enfants dans deux sacs. A eux de reconnaître, à l’aveugle, les feuilles et les épines pour différencier les feuillus des conifères. Ensuite, il demande aux enfants de se mettre par deux. L’un des deux porte un cache-yeux. Son binôme l’emmène – après lui avoir fait faire quelques tours sur lui-même -, toucher l’écorce d’un tronc d’arbre puis le reconduit au point de départ. Les yeux débandés, l’élève doit retrouver quelle écorce il a touchée. « J’explique ainsi que tous les arbres n’ont pas la même écorce et pourquoi », poursuit Maxime Bruet. L’atelier permet enfin d’aborder la vie autour de l’arbre, au-dessus, en-dessous et ses petits habitants. L’animateur fait faire une ronde au groupe autour du tronc. En leur faisant regarder en l’air, Maxime Bruet fait passer un message visuel : « Les racines dans la terre vont aussi loin que toutes les branches de l’arbre ».
« Il y a beaucoup de découvertes pour les enfants ce matin », considère Delphine Chaigneau. « La sortie va nous servir d’amorce pour travailler en classe. » Elle apprécie le « changement de décors » pour les élèves : « Nous allons pouvoir comparer le paysage, la faune et la flore de la forêt avec ceux de l’estran que nous avons étudié pendant deux mois ».
En plein dans le bec
Un peu plus loin, Marcel Jouvre, bénévole pour Ré nature environnement, présente les insectes aux CE2 de Chloé Godichaud : « Six pattes, une carapace, un corps segmenté en trois parties que sont la tête, le thorax et l’abdomen ». « Saviez-vous que l’insecte adulte ne grandit pas à cause de sa carapace ? » questionne encore le spécialiste. En vingt minutes, il décrit ce « groupe animal dans lequel on compte le plus d’espèces ». Le jeu de questions réponses fonctionne, les écoliers interagissent. Et, lorsque le groupe part vers un nouvel atelier, il salue « la vision positive que les enfants ont des insectes ».
Les CE1, dans la classe d’Axelle Hamelin, enchaînent avec l’atelier oiseaux de la LPO. Ici, Christian Charbonnel et Patricia Caillaud présentent les oiseaux de l’île de Ré sous le prisme de leur bec, grâce à des photos imprimées. « Un bec en spatule, un bec petit et pointu, un bec épais », décrivent les enfants à la demande des animateurs. Et Patricia Caillaud d’expliquer le pourquoi du comment : « Le héron cendré a un bec fort et costaud, comme un poignard. Il vit là où il y a de l’eau et vole avec le cou replié pour harponner sa proie avec son bec ». En revanche, « les oiseaux au bec pointu, eux, se nourrissent d’insectes, on les appelle les insectivores ». L’occasion aussi pour le duo de présenter des oiseaux migrateurs, comme la bernache cravant, « qui vient de Sibérie pour passer l’hiver sur nos côtes ».
De retour en classe
Aude Levray, directrice de l’école Sainte- Catherine et institutrice des CM1-CM2 salue une sortie « très intéressante », qui colle au programme du cycle 3, dont fait partie la photosynthèse. De retour en classe, elle fait plancher ses élèves sur la préparation « d’une revue », type « brochure scientifique ». L’idée est que les enfants « racontent ce qu’ils ont vécu lors des ateliers, comme s’ils l’expliquaient à des copains qui n’étaient pas là ».
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