Terroir

Viticulture

Parcelle de vigne en bord de mer, avant les vendanges

Vendanges : 2013 meilleure que 2012

La parcelle bordant la mer de M. Renaud
Publié le 09/10/2013

Avec ses 200 adhérents, dont une soixantaine qui ne vit que de cette activité, la cave UNIRÉ est un acteur économique indéniable du territoire. En cette période de récolte, Ré à la Hune propose un point sur l’année en cours.

Il est difficile de faire une estimation de la récolte 2013 avant la fin des vendanges. La cave sait déjà que cette saison sera moyenne, mais devrait couvrir les besoins de l’année 2014. Elle espère pouvoir produire entre 30 et 35 000 hectolitres, contre environ 45 000 pour une bonne année. Les raisons de cette baisse de production sont avant tout climatiques. Le temps froid et humide du printemps ayant été défavorable à la floraison de la vigne, les fleurs non fécondées n’ont pu donner de fruits. Les vignes se retrouvent donc avec un nombre de grappes habituel, mais presque trois fois moins fournies.

Pour gérer les années défavorables, comme 2012, particulièrement faible, la coopérative, qui a pour principe de ne jamais acheter en dehors de l’île, doit faire avec ses stocks. Un peu plus d’un an d’avance pour le pineau et le vin, et six pour le cognac. L’année dernière, tout le raisin rouge ramassé a été transformé en rosé pour la campagne 2013, et le vin rouge commercialisé était issu des stocks de l’année précédente. Et aucun  »marché vrac » n’a été signé, la cave ayant préférée assurer sa commercialisation locale, plus rémunératrice et plus porteuse en termes d’image.

 

Voir notre article consacré à la Fête des Vendanges et celui concernant le début des vendanges.

 

Chiffres

Environ 600 hectares de vigne

200 hectares pour le vin

150 hectares pour le pineau

250 hectares pour le cognac

 

8 cépage (par ordre d’importance)

Rouge : Merlot, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Folle Noir

Blanc : Chardonnay, Sauvignon, Colombard et Ugni Blanc

 

2 millions de bouteilles commercialisées

1 million en vin

1 million en pineau et cognac

 

Encore quelques exceptions

Il existe encore quelques adhérents qui vendangent manuellement. Ce sont, soit, des vignerons utilisant les deux procédés, et ne récoltant à la main que leurs vignes trop vielles pour être adaptées à la collecte mécanique, soit des personnes âgées et retraitées, qui ne souhaitent pas adapter leur parcelle, souvent petite.

C’est le cas de René Renaud, détenteur de 50 ares d’Ugni Blanc près de l’Abbaye des Chateliers. Retraité depuis 11 ans, il vivait autrefois de plusieurs des activités primaires rétaises, et possédait 50 hectares de vignes. Il effectue ses vendanges en dernier, son cépage étant tardif. Une fois le planning transmis par la coopérative, il rassemble, entre huit et dix de ses amis, majoritairement Flottais, qui viennent lui prêter main forte contre quelques bonnes bouteilles. La collecte se fait sur deux jours. Équipé d’un sécateur et d’un seau, chaque vendangeur se voit confier le côté d’un rang. La récolte peut alors commencer. Une fois les seaux pleins, M. Renaud passe entre les rangs pour collecter leur contenu. Le butin part à la coopérative, dans le but de produire du cognac.

Lolita Prieur

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