Patrimoine

Veillée des conteurs

Une veillée pour découvrir la vie rétaise à la Belle Epoque

Histoires d’antan relatant la vie des magayants et leur quotidien plus que modeste.
Publié le 06/11/2018
Une veillée pour découvrir la vie rétaise à la Belle Epoque
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La salle polyvalente de Saint-Clément des Baleines était comble ce 26 octobre pour recevoir la 11ème édition de la Veillée des Conteurs dédiée cette année à La Belle Epoque.

Habituellement utilisée pour les évènements sportifs, la confortable salle communale s’est parée de tables aux nappes colorées ornées de fleurs afin de réserver le meilleur accueil aux nombreux spectateurs. Plus de trois cents inscrits se sont déplacés, désireux de faire un bond dans le passé pour avoir un aperçu de ce que pouvait être la vie rétaise de ce temps-là.

Créé en 2005 par Michel Fruchard, le COREPOR, Collectif pour le Recueil du Patrimoine Rétais, collecte les témoignages des anciens. « Plus de 200 à ce jour, sont déposés au Musée Ernest Cognacq de Saint-Martin de Ré » précise la brochure offerte aux participants leur permettant ainsi d’entonner les chants en patois.

Le CRICRI, Comité pour le Recueil et l’Inventaire des Chansons Rétaises Introuvables, s’évertue depuis de nombreuses années à dénicher ces mémoires en sommeil, véritable patrimoine local. Michel Pelletier, le Monsieur Loyal, anime avec aisance et convivialité ces veillées depuis l’origine. Accompagné par Jean-Claude Bonnin, à qui l’on doit le scénario de cette veillée, ils ont pour l’un présenté, pour l’autre relaté et fait le lien entre les chants, les textes, les danses et la musique.

Chansons et humour

Le Groupe des Réthas, comprenant dix musiciens et les douze danseurs du Groupe des Casserons ont ponctué de leurs entraînantes scottishs et autres polkas les saynètes comiques et les hilarantes « histouères » ! Histoires d’antan, narrant la vie des magayants, les paysans rétais, racontant leur quotidien plus que modeste. Leurs conditions de vie étaient simples et leurs labeurs difficiles, mais ils ne manquaient pas d’humour. Comme nous le prouve « Le Dégulé (Histouère qu’est arrivée) – La grande gueule (Histoire vécue) – ces « paisans » – paysans – se gaussaient gentiment des Autorités. De l’adjoint au Maire de La Noue, dans la chanson précitée mais aussi du Président de La République Félix Faure venu en avril 1897, évoqué dans le chant de « La seuche moitrèye » – La seiche moitrée -.

L’amour a aussi été abordé en contes et chansons. Joyeuse soirée entrecoupée d’un délicieux dîner concocté par l’association Maritaise Racines et Tubercules. Bravo à tous ! Rappelons qu’il s’agit d’amateurs passionnés qui effectuent un long travail de recherches préalables et donnent beaucoup d’euxmêmes pour nous présenter un beau spectacle. Rétais et « Baigneurs », si vous détenez documents et souvenirs de vos ancêtres, n’hésitez pas à les transmettre au COREPOR en vue des prochaines Veillées Contées que l’on espère nombreuses.

Marielle Chevallereau

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