Loisirs

AG de l'association des usagers du port d'Ars-en-Ré (AUPAR)

AG de l'AUpar, association des usagers du port d'Ars en Ré

Des usagers qui s’impliquent dans la gestion du port

Le vieux port d’Ars-en-Ré
Publié le 18/08/2015

Premier Port de plaisance rétais avec 550 places, le port d’Ars-en-Ré est attractif par sa situation géographique, mais contraignant en entretien.

L’évolution et l’adaptation des infrastructures du port est un chantier qui depuis des décennies est au coeur des échanges constructifs entre l’AUPAR et la municipalité. Les réalisations sont programmées en fonction des possibilités budgétaires et, avec la baisse des subventions, il faut rendre des arbitrages financiers.

Un dialogue entretenu dans le respect des prérogatives de chacun

En ouvrant l’assemblée générale mixte (ordinaire et extraordinaire) de ce 8 août 2015, le président, Jean- Claude Périn rappelait les objectifs de l’AUPAR et la nécessité de toiletter les statuts de l’association pour la rendre encore plus réactive et fédérative. Rassembler les usagers du port d’Ars en Ré, valoriser l’environnement portuaire, promouvoir la plaisance dans le respect du milieu (SCOT, SMVM), optimiser la capacité d’accueil du port d’Ars, développer la communication et l’entraide entre usagers, veiller à la sécurité nautique et au respect des règles, être une force qui propose et contrôle dans la mesure de ses moyens, par un partenariat actif avec les autorités élues, l’Administration et les associations nautiques, contribuer au succès des fêtes et manifestations nautiques du village… autant d’objectifs qui légitiment le positionnement de l’association au sein du CLUPP et du conseil portuaire. Son expertise sur les sujets de navigation et de plaisance, les bonnes relations avec le CNAR (Cercle Nautique d’Ars en Ré), son appartenance à l’URCAN et à l’UNAM… font de l’AUPAR un partenaire de l’action municipale, comme le soulignait le maire Jean-Louis Olivier et son premier adjoint Michel Jauffrais qui portent la responsabilité budgétaire et la charge de gestion du port.

Une gestion sérieuse et appliquée

En présence de Gilles Duval maire de Saint-Clément, de Jean-Luc Dupeux, président de la SNSM de l’île de Ré, d’Arnaud Hérail responsable de la Capitainerie, les rapports moraux, d’activités et financiers furent votés à l’unanimité au terme de l’assemblée ordinaire. Les modifications mineures de statut proposées lors de l’assemblée extraordinaire qui suivit, furent approuvées avec une abstention et permettent à un douzième administrateur de rejoindre le conseil d’administration, réélu dans son ensemble et applaudi pour son travail actif.

Des questions pertinentes

Prouvant l’intérêt et l’attachement de l’assemblée au port d’Ars, de multiples questions furent ensuite posées à Jean-Louis Olivier, au côté duquel se tenait la directrice de l’environnement à la Communauté de Communes, Sylvie Dubois. Des sujets techniques furent abordés comme le port à sec, le dragage du chenal du curé, les dévasages, la qualité des vases, l’aménagement de la cale de carénage, la pêche à la palourde ouverte aux professionnels dans le Fier d’Ars, la sécurité des planchistes sur les parcs à huîtres abandonnés… Mais aussi le besoin de services : laverie, avitaillement en carburant, puissance électrique, et la prévention des vols sur le port.

Une AG marquée par l’inquiétude des usagers sur les conséquences de la récente annulation du SCOT sur le SMVM

Le schéma de mise en valeur de la mer sera-t-il enterré avec les nombreux projets travaillés collégialement depuis des années ? Sylvie Dubois, sur le plan juridique, et Jean- Louis Olivier avec ses casquettes intercommunale et communale répondaient avec clarté, assurant aux usagers que le maximum serait fait pour que les projets aboutissent. Des décisions seront prises lors du prochain conseil communautaire de septembre.

Le port d’Ars évolue, à son rythme, trop lentement pour certains. Il faut du temps, de l’argent, et les contraintes administratives, techniques, environnementales sont de plus en plus pesantes, alors que déjà d’autres mesures et charges se profilent avec le Parc naturel marin. La logique économique serait peutêtre comme l’on fait les bretons, de confier à des professionnels spécialisés la gestion d’un port ou d’un groupement de port dans le cadre d’une délégation de service public (DSP).

Une piste à explorer, comme ce fût le cas il y a quelques années avec la concession des campings municipaux aujourd’hui exploités pour la plupart par des sociétés.

 

Voir l’article consacré au Cercle nautique d’Ars-en-Ré et celui concernant les usagers du port de St Martin-de-Ré

Michel Lardeux

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