Vie politique

Edito

Une vision politique d’avenir pour l’île de Ré

Publié le 30/01/2013

L’Acte de décentralisation actuellement peaufi né au sommet de l’État et attendu de façon imminente devrait changer fondamentalement la donne sur les territoires. Exit les délégués territoriaux qui fi rent tellement débat sous l’ère Sarkozy, cet Acte renforcera les compétences des intercommunalités et des Régions, au détriment de celles des Départements qui se concentreront sur leurs compétences obligatoires.

Bien que les intercommunalités soient considérablement ramassées, et que le seuil d’un canton ait été fi xé autour de 22 000 habitants (avec une marge de + ou – 10 %), l’île de Ré devrait garder son statut de plus petite intercommunalité du département, sans être rattachée à une commune du Continent. Mais les deux cantons rétais seront fusionnés en un seul canton, promettant d’ores et déjà une bagarre rude entre les deux actuels conseillers généraux rétais pour en 2015 conserver l’unique siège.

On comprend donc que le Président de la CdC de l’île de Ré ait construit son discours politique des voeux 2013 autour d’une ligne stratégique volontariste. « Dans l’ambiance actuelle de repli, où il ne faut pas trop parler et laisser faire, ma position tranche, je n’entends pas être un président “normal”. Certes, on ne peut éviter la crise, mais nous devons vous rendre compte de notre inquiétude et de notre vision du territoire. L’État doit faire face à nombre d’exigences, avec ses diffi cultés, l’heure est aux économies et donc au gel des dotations. L’État n’a pas les moyens d’être partout. En conséquence, les intercommunalités doivent prendre leurs responsabilités et accompagner le développement des communes ».

C’est ainsi que – anticipant ces évolutions structurelles – la CdC rétaise, sous son impulsion et grâce à l’implication des Maires, avance à marche forcée depuis le début de ce mandat. Un vrai travail de fond est entrepris par les élus rétais, dans leurs communes et à l’échelle du territoire rétais, pour que s’instaure un « mieux vivre ensemble », à l’année, entre générations, quelles que soient les origines sociales ou géographiques, entre actifs et retraités, en bonne harmonie avec nos voisins rochelais. Mais bien conscients qu’il reste beaucoup à faire et que tout n’est pas parfait, les élus ont besoin du soutien des Rétais – un soutien certes vigilant et critique, mais enthousiaste et soudé aussi – pour mettre en place une politique d’avenir qui permette aux jeunes de revenir habiter et travailler sur l’île de Ré et aux futures générations d’espérer y vivre si tel est leur souhait.

Nathalie Vauchez

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