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- Edito 312
Une seule commune pour l’île de Ré ?
A l’heure où nous faisons le tour des vingt-deux candidats têtes de liste aux élections municipales dans les dix communes de l’île de Ré, une question se pose avec acuité, déjà évoquée dans le passé dans Ré à la Hune. Avec un peu moins de 18 000 habitants, l’existence de dix communes se justifie-t-elle ? La Rochelle voisine compte environ 80 000 habitants… Mais il est vrai aussi qu’une trentaine de communes françaises abritent seulement… dix âmes.
Une logique rationnelle (et financière) voudrait que soit engagé en France un mouvement de fusion des 34 875 communes (au 1er janvier 2025). D’ailleurs, en 2025 La France comptait 1 692 communes de moins qu’en 2000, suite à la fusion de certaines d’entre elles, donnant naissance à des communes nouvelles. Ces fusions se font souvent pour des raisons financières, de simplification ou encore du fait du manque de candidats aux municipales.
De ce côté-là, pas de risque immédiat sur l’île ! Mais à l’heure de contraintes budgétaires accrues et de recherche d’économies, le temps pourrait être à la mutualisation. D’autant que depuis 2008 et le transfert progressif important de compétences communales vers la Communauté de Communes de l’île de Ré, les effectifs des dix mairies n’ont pas diminué, loin s’en faut.
Fusion des dix communes rétaises en une commune nouvelle, dont le nom serait tout trouvé : « Île de Ré » et du coup, à l’instar des îles d’Yeu, Bréhat, Sein et Ouessant qui bénéficient d’une dérogation législative, plus de rattachement à une intercommunalité. En gros, la CdC deviendrait la mairie de l’île ! Quitte à maintenir des mairies déléguées ou annexes dans chacun des villages.
Oui mais… D’une part les habitants sont très attachés à leur commune et ce serait un crève-coeur pour eux que de voir les noms des dix villages disparaître ou devenir de simples noms de hameaux. Ensuite, l’esprit de clocher, y compris des élus, reste malgré tout assez fort. D’ailleurs, nombre d’actions qui pourraient être mutualisées entre communes voisines (sans relever de la CdC) ne le sont pas, même si certaines initiatives existent.
Surtout, l’ADN de l’échelon communal est la proximité et le lien social qu’il permet de maintenir, dont le renforcement est d’ailleurs prôné par tous les candidats… Car, de fait, l’un et l’autre ont eu parfois tendance ces dernières années à passer au second plan, au profit de projets plus ambitieux. Mais cela pourrait aussi être le rôle de petites annexes de mairie, maintenues dans chaque village.
La question est ouverte et, forcément, elle divise !
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