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Une année d’observation pour la nouvelle équipe
Pour sa première réunion d’information, Jean Naslin, président de l’APSL, fait le point sur les enjeux de sa mandature, dans un paysage municipal et intercommunal renouvelé.
Les membres de l’Association de protection du site de Loix (APSL) étaient venus nombreux pour soutenir leur nouveau président dans l’exercice traditionnel du discours estival, mais aussi pour entendre les orientations de sa nouvelle équipe – et rencontrer, fidèles en cela aux années précédentes, le maire Lionel Quillet. En ouverture de la réunion, Jean Naslin en appelle à l’indulgence. « Cette année fut pour nous une période d’observation et de transition, plutôt que de prise d’initiative. » Il s’est attaché à lister les défis et les enjeux du village, à l’intérieur de dynamiques plus globales – évolution de la population rétaise, pression immobilière et ses conséquences sur l’habitat, changement climatique -, au moment où la Communauté de Communes connaît un changement de direction majeur.
Devoir de vigilance
Le président de l’association est revenu brièvement sur les actualités loidaises, notamment pour se féliciter de la pérennisation du parking estival rue des Pêcheurs et relever les projets en cours : éclairage public et étude sur l’accessibilité du village, points sur lesquels le maire reviendra. Jean Naslin a insisté sur le devoir de vigilance de l’APSL sur de nombreux sujets « clairement identifiés », qui vont de la prise en charge de la digue nord par le plan érosion de la CdC au maintien de la déchèterie, en passant par le risque d’exploitation à titre privé du pont du Feneau, patrimoine historique de la commune. Autant de questions sur lesquelles sonder la nouvelle municipalité, dont Jean Naslin souligne la jeunesse et le dynamisme, ainsi que la volonté de travailler avec les associations locales.
Avant de passer le micro à Hervé Bourguignat, son trésorier, le président revient sur le volet patrimoine des missions de l’association, dont les sorties et conférences thématiques rencontrent un beau succès et qui permettent à l’APSL de nouer des collaborations avec d’autres associations telles que Ré Nature Environnement ou le Radeau de la Méduse. Une prochaine conférence devrait avoir lieu prochainement, par Dominique Chevillon, sur l’état des lieux de l’éolien.
A la rencontre de ses adhérents
En mai 2026, l’APSL a lancé une enquête pour mieux connaître ses membres. Celle-ci a permis d’établir une typologie des adhérents et de mesurer l’évolution de leurs attentes, depuis quarante ans. Hervé Bourguignat est venu rendre compte des résultats en deuxième partie de la réunion. Agréablement surpris du nombre de répondants (estimés à plus des deux tiers des adhérents), il regrette cependant le faible taux de nouveaux inscrits, invitant chacun à faire connaître l’APSL autour de soi. Dans l’ensemble, les réponses exprimées quant aux raisons de l’adhésion, aux motivations et aux priorités à donner aux actions de l’APSL reflètent les orientations actuelles de l’association : préserver le patrimoine architectural et naturel, ainsi que la vie du village à l’année, s’impliquer pour une mobilité durable, jouer un rôle de vigile sur les questions de la submersion et de l’érosion.
Pour un village apaisé
Le maire, accompagné de deux conseillères municipales, Lauren Baudonnière et Louise Franchet, s’est ensuite livré à l’exercice rituel des questions-réponses, portant notamment sur des problèmes de voirie, de voisinage et de sécurité routière. Lionel Quillet signale qu’une équipe de gendarmerie et un radar seront postés à Loix prochainement, afin de lutter contre les excès de vitesse observés un peu partout dans le village. « Le village piétonnier est le fer de lance de la qualité de vie du village », affirme-t-il pour répondre à ceux qui souhaiteraient le retrait des bornes délimitant la zone piétonnière. Celle-ci donne son rythme au village et imprime dans les esprits la notion d’environnement durable.
Les premières initiatives de la nouvelle municipalité
Avec des parkings situés en périphérie de village, il s’agit cependant de penser aussi son accessibilité. La municipalité a confié à un bureau d’études l’examen de celle-ci. Intitulée « Bien vivre à Loix », l’étude dressera un panorama complet des fonctionnalités du village à partir de laquelle établir une feuille de route des améliorations possibles.
Concernant l’éclairage public, Lionel Quillet ne souhaite pas revenir sur la réglementation actuelle (extinction des feux à 22h l’hiver et minuit l’été) mais travaille avec son équipe à l’étude d’un projet « Luciole », pour l’installation d’un cheminement lumineux à horizon 2027.
Il annonce enfin l’acquisition d’un terrain en zone environnementale protégée, à destination du projet de parcours de santé et de pumptrack pour enfants qui figurait au programme de sa liste municipale.
Fermetures à prévoir ?
Interrogé sur le maintien de la déchèterie à Loix, le maire a rappelé que l’île de Ré bénéficiait de conditions exceptionnelles quant au traitement des déchets, avec cinq points de dépôt pour dix communes, mais que, si la nouvelle CdC souhaitait faire des économies, les déchèteries des Portes et de Loix seraient les premières concernées par une fermeture.
A une question posée sur les chances de survie de l’école dans le village, il répond que des fermetures de classes et d’école sont à attendre en 2027, mais que Loix ne devrait pas être touché.
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