Un « bon budget » et la halle du marché retardée
Après quelques escarmouches entre le maire Lionel Quillet et l’élu minoritaire Benoît Poitevin au sujet de la composition des commissions municipales, l’essentiel de cette séance du Conseil a porté sur la présentation et le vote du Compte financier unique, budget principal et annexes. L’opposition s’est abstenue sur l’ensemble.
Un règlement intérieur, non obligatoire pour les communes de moins de 1000 habitants, a été adopté, la modification sur les délais (en jours ouvrables et non francs) demandée par Benoît Poitevin ayant été acceptée.
Un débat « politisé » ?
La constitution des trois commissions municipales a donné lieu à une joute verbale entre Lionel Quillet et Benoît Poitevin. Une commission émet un avis, elle propose au Conseil municipal qui dispose et vote. Les trois commissions concernent : l’action sociale, jeunesse, affaires scolaires, actions sociales ; l’économie, le développement, les animations, le marché ; et l’environnement, la voirie, les bâtiments communaux, l’éclairage, la défense des côtes, le PCS. Composées de sept membres, avec le maire comme président de droit « je n’assisterai pas aux commissions, je les laisserai travailler » a dit Lionel Quillet – ces commissions ont été ouvertes à la minorité.
« Benoît Poitevin a demandé à avoir deux représentants, nous octroyons un représentant et un suppléant, soit six élus de la majorité et un élu de la minorité pour chaque commission, avec le suppléant, afin que la minorité soit toujours au courant », a informé Lionel Quillet.
Benoît Poitevin a confirmé que représentant 20 % du Conseil municipal mais 45 % des votes du 15 mars dernier, il lui paraît plus équilibré que la minorité aient deux représentants, afin qu’ils puissent aussi échanger entre eux, d’autant que ces commissions sont consultatives et non délibératives. « Soit on a une vision politique, soit une vision comptable », a-t-il déclaré. Ce qui a fait vivement réagir le maire. « Je ne ferai pas de politique, je suis maire de tous les Loidais, il ne faut pas tout politiser. Il s’agit de commissions pour travailler. Le texte de loi prévoit 20 %, vous voulez tordre la loi et les chiffres. Par ailleurs, vous revendiquez 45 % des Loidais, mais en fait c’est 45 % des votes exprimés. Vous représentez 9 % des Loidais et nous 11 %. Enfin vous semblez dans certaines déclarations à la presse considérer que les résidents secondaires ne seraient pas des Loidais. On n’est pas propriétaires de nos voix. Je respecte la minorité, je vous propose un représentant dans chaque commission, j’applique la loi, je dois apaiser les choses. La meilleure solution est de travailler ensemble. Si vous introduisez de la politique dans les commissions municipales vous allez fatiguer tout le monde. », s’est longuement exprimé Lionel Quillet.
« Votre discours est politique, il ne faut pas fracturer les Loidais, sur notre liste il y avait aussi des résidents secondaires… Vous nous proposez une place que vous n’êtes pas obligés de nous proposer… C’est votre libre choix. Un choix politique… Nous pourrions avoir deux places. », a rétorqué Benoît Poitevin.
« Certaines commissions, comme par exemple celles concernant le logement, seront élargies à l’ensemble du Conseil municipal et même à des intervenants extérieurs », a tenté d’apaiser Fabrice Provendier.
La composition des trois listes a été constituée, « on ne participera pas aux commissions car on a demandé deux votes » a fait savoir Benoît Poitevin.
Plus-value pour la halle du marché
Après différentes désignations de représentants dans des organismes, le vote des indemnités du maire et des adjoints, le point suivant de l’ordre du jour portait sur la réhabilitation de la halle du marché et l’avenant au marché des travaux. Fabrice Provendier a rappelé que par délibération du 24 septembre 2025 un avant-projet définitif avait été adopté pour 402 K€ HT, permettant le lancement des travaux. Le 11 novembre, huit offres ont été reçues, aucune ne concernant le lot 6 « fluides ». le 16 décembre 2025, ont été actés 394 783 € de travaux, auxquels s’est ajouté le lot 6 pour 6697 €, soit un marché initial des travaux à 401 379 €. Depuis différentes plus-values représentant au final + 21 % ont porté le budget de l’opération à 485 K€.
Benoît Poitevin a demandé comment s’expliquait cette plus-value, est-ce le bureau d’étude qui a mal évalué les coûts dans son étude préalable ? « Il s’agit d’une question de dosage du béton. Cela ne pouvait pas se voir avant les travaux. » « Le bâtiment date du début des années 2000, pour l’époque c’était bon. Mais vingt ou vingt-cinq ans après, les normes ont évolué, elles sont plus draconiennes, pour des raisons de sécurité et par principe de précaution. Pour réhabiliter un bâtiment il doit répondre aux nouvelles normes. » ont répondu Fabrice Provendier et Lionel Quillet.
« La halle sera-t-elle prête pour l’été ? », a interrogé Benoît Poitevin. Fabrice Provendier a demandé un nouveau planning. Pour l’instant la livraison est fixée début juillet, sachant qu’ensuite les commerçants ont une à trois semaines d’aménagements.
Maintien des taux de fiscalité
Concernant les taux de fiscalité 2026, Lionel Quillet a proposé de les maintenir à leur actuel niveau soit 40,71 % pour la taxe sur foncier bâti, 9,60 % pour la taxe d’habitation des résidences secondaires et 34,57 % pour la taxe foncière sur le non bâti. « La halle du marché est autofinancée, même avec son supplément, nous n’avons pas intérêt à augmenter les impôts. » Vote à l’unanimité.
« Un bon budget »
Le compte financier unique, budget principal et budgets annexes, a donné lieu à une longue présentation par le maire, les conseillers municipaux disposant d’un document très complet et clair préparé par la DGS, Frédérique Boijoux. Le CFU pour l’exercice 2025, budget principal et budgets annexes, atteint un volume global de près de 3 M€ en dépenses et 3,58 M€ en recettes, soit un résultat consolidé excédentaire de 578 K€. On en retiendra une dotation globale de fonctionnement attribuée par l’Etat « quasi inexistante », des recettes « atypiques », avec 1,385 M€ de fiscalité et 739 392 € de produits sur services et gestion diverse : loyer du camping, des logements et des commerces.
L’épargne brute, différence entre recettes et charges réelles de fonctionnement, qui permet d’identifier la part de ressources restant disponible pour investit, s’élève à près de 609 K€. L’épargne nette, après déduction du remboursement du capital de la dette, s’élève à près de 442 K€.
Budget principal et budgets annexes 2025 – Ecotaxe, zone de mouillages, zone salicole, Clos du communal – ont été votés, avec abstention de la minorité. L’opération « Clos du communal » (maison en partage et clos de l’abbaye) étant terminée, elle est intégrée au 1er janvier 2026 au budget principal. Le budget annexe est donc clôturé au 31 décembre 2025.
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