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Téléphone au volant : le préfet sévit
A compter du 1er mai tout usage d’un téléphone tenu en main (et/ou le port à l’oreille d’un dispositif susceptible d’émettre un son) au volant, entraînera en Charente-Maritime une suspension de permis pouvant aller jusqu’à six mois.
Le préfet de Charente-Maritime, Brice Blondel, et le procureur de la République de La Rochelle, Arnaud Laraize, avaient fait part lors de leur point presse « Sécurité » du 18 février dernier du lancement d’une réflexion sur ce sujet, afin d’ « arrêter le massacre ».
Une insécurité routière persistante et des comportements banalisés
« En Charente-Maritime, malgré la mobilisation forte des gendarmes et des policiers avec des opérations de contrôle amplifiées, malgré le durcissement du barème des sanctions, le nombre d’accidents et d’infractions routières demeure trop élevé. », constatent-ils.
L’usage du téléphone au volant constitue aujourd’hui un facteur avéré d’accidentalité : il est impliqué dans 15 % des accidents mortels, ce qui représente 7 morts sur 45 en 2025. Ce comportement, largement banalisé, est pourtant particulièrement dangereux puisqu’il multiplie par trois le risque de provoquer un accident, que la lecture d’un message en conduisant multiplie par vingt-trois le risque d’accident et qu’il allonge le temps de réaction.
Une mesure claire : tolérance zéro, prise de conscience immédiate
Face à cette situation, le préfet de la Charente-Maritime et les procureurs de la République de Saintes et La Rochelle ont décidé de durcir les sanctions liées à l’usage du téléphone au volant. Désormais, tout conducteur faisant usage de son téléphone en conduisant pourra se voir suspendre son permis. Inspirée de l’initiative conduite dans les Landes, cette mesure s’appuie sur les dispositions du code de la route permettant une suspension administrative du permis de conduire.
Après une phase de sensibilisation, du 1er au 30 avril, le simple fait de manipuler son téléphone en conduisant entraînera, à compter du 1er mai, une suspension immédiate du permis de conduire. Au plan pénal, le contrevenant devra s’acquitter d’une contribution citoyenne auprès d’une association d’aide aux victimes d’un montant de 200 €, supérieur à celui de l’amende forfaitaire.
Un dispositif en deux temps
Du 1er au 30 avril 2026, soit un mois pour avertir, les infractions continueront à être sanctionnées (amende 135€ et retrait de 3 points) et chaque contrevenant se verra remettre un courrier d’avertissement rappelant les dangers et le risque de suspension du permis.
À compter du 1er mai 2026, date d’entrée en vigueur de la mesure, toute utilisation du téléphone en conduisant pourra entraîner une suspension du permis de conduire, pour une durée pouvant aller jusqu’à six mois.
« Téléphoner au volant, ce n’est pas une simple infraction : c’est un comportement intolérable qui met délibérément des vies en danger ! », conclut le préfet.
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