Culture

Exposition

Sensualité à la Galerie Glineur

Des «femmes chattes» de toutes les nationalités pour Martine Littot.
Publié le 09/04/2019
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Sculpture, peinture : la rue de Sully expose du 20 au 29 avril les oeuvres de deux femmes de caractère.

Glineur nouvelle version, c’est un trio gagnant ! Martine et Patrick continuent de choyer les artistes fidèles qui ont fait la renommée du lieu unique qu’ils avaient créé sur la place de l’église à Saint-Martin, tandis qu’Aurélie apporte la fraîcheur de ses découvertes glanées, l’oeil bien aiguisé. La saison commence et de bien belles surprises sont annoncées, qui mêlent tous les arts dès lors que l’excellence et l’élan du coeur se combinent.

Martine Littot nous invite dans son « jardin des sens »

Elle noircit des tonnes de carnets qu’elle entasse, appuis de création insatiable tant tout ce qu’elle voit, entend l’inspire. D’ailleurs elle travaille sur tous les supports ! Une fois une toile, une autre un dessin, et pourquoi pas un vieux morceau de carton ou même une bouteille ?

Dès l’âge de 16 ans, Martine Littot intègre la prestigieuse école Pemninghen à Paris puis quitte les Beaux-Arts cinq ans plus tard, mention en poche. Elle vit aujourd’hui à Sanary dans le Var, où le couple de connaisseurs la rencontrait il y a treize ans, immédiatement conquis par cette « touche à tout » qui se joue des codes en vigueur.

Lorsqu’ils la visitent de nouveau dans son atelier capharnaüm début mars, ils ont un coup de foudre sur une toile, sa dernière création… Les négociations sont âpres pour l’emporter sur l’île. Femme libre, l’artiste n’est pas encore prête à s’en séparer… À peine exposée, aussitôt vendue ! « Dommage » répond-elle à l’annonce de la nouvelle, raconte Patrick pour l’anecdote.

Le travail de Martine Littot est instinctif, ses personnages souvent nus, vierges de tout corps social invitent à un retour à la profondeur de l’essentiel.

Monica Mariniello ou La commedia dell’arte

Toscane d’origine, elle aussi étudie la sculpture aux Beaux-Arts de Paris à la même époque, coïncidence heureuse qui fait des deux femmes les complices de cette exposition. En 1995, Monica Mariniello est nommée lauréate du fameux prix Renoir. On doit sa venue à Saint-Martin à Aurélie qui suit son travail depuis un moment, séduite par la puissance et fragilité d’un travail d’une grande humanité.

Matériaux bruts, force de la matière, le contraste de la pierre et du fer qu’elle manie comme personne servent étonnamment la légèreté et l’apaisement d’un monde intérieur fragile et sensible, peuplé de souvenirs oniriques, de paysages passés ou imaginaires, évocateurs d’une antiquité sans cesse réinterprétée. Ses sculptures redimensionnent l’espace- temps et nous convoquent au sacré d’une mémoire intemporelle.

Vernissage samedi 20 avril à 18h
Galerie Glineur
18, rue de Sully à Saint-Martin de Ré
www.galerieglineur.com

Marie-Victoire Vergnaud

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