Territoire

Hommage - Robert Vergnaud

La salle des fêtes de Rivedoux enfin baptisée

« L’architecture des villages porte l’empreinte des ses mandats » rappelait Patrice Raffarin. Avec l’allongement de la jetée pour se promener, la création d’un bureau de Poste pour communiquer et la salle des fêtes pour partager, Robert Vergnaud a scellé son ambition de cohésion sociale.
Publié le 14/08/2018

Samedi 4 août, Patrice Raffarin dévoilait en fanfare la nouvelle plaque hommage à l’ancien maire du village Robert Vergnaud.

Jusque là on l’appelait la salle des fêtes tout court… Jolie promesse désormais associée au nom de celui qui l’inaugura en 1976 en présence du trublion Thierry le Luron venu tout exprès faire l’animateur.

Lorsqu’il choisit de s’investir pour sa commune de coeur et d’enfance, Robert Vergnaud est directeur des transports aériens au secrétariat général de l’Aviation civile et s’apprête à prendre les rênes de la compagnie nationale « Air Inter » à la demande de Georges Pompidou. Des fonctions officielles qui viennent couronner un parcours sans faute, retracé lors d’un discours élogieux encouragé par l’habituelle éloquence de Patrice Raffarin.

D’ambassades en ambassades (Londres, Rome, Rio, Buenos Aires), le petit limousin originaire de Saint-Léonard de Noblat n’a eu de cesse de prouver son engagement citoyen qui lui valu entre autres distinctions (commandeur de la Légion d’honneur, Grand Croix de l’ordre national du Mérite, membre honoraire du conseil économique et social) d’être au premier rang des acteurs du lancement du Supersonique Concorde.

Mais derrière le reflet d’un CV brillant au service de l’État, ce sont les qualités et les valeurs d’un homme intègre et bienveillant, profondément attaché au village de ses premières vacances et au bien être de ses habitants qui viennent à l’esprit.

Homme d’affaires aguerri, diplomate applaudi, il se rêvait juste philosophe

Homme d’affaires aguerri, diplomate applaudi, il se rêvait juste philosophe

« Un sourire généreux et un regard apaisant »

À son élection en 1965, Rivedoux ne possède pas encore de salle des fêtes. Un oubli préjudiciable pour le voyageur, résolument passager d’une époque, qui a fait de l’hospitalité et la richesse des rencontres une philosophie.

Qu’importe ! Il recevra ses administrés chez lui, dans la grande « remise » construite à cet effet, occasions de soirées mémorables où se côtoyaient acteurs de la vie locale et amis baroudeurs de passage (Paul-Emile Victor, Georges de Caunes, Galabru, Roger Pierre).

Toujours à l’écoute, il prêtait la même attention à chacun quelque soit son statut, ayant à coeur de trouver une solution à tout problème confié. Ces moments festifs étaient à l’image de son ouverture d’esprit. Sans doute aurait-il été ému d’entendre ainsi évoqué son souvenir, à l’aube des 100 ans qu’il aurait certainement fêtés le 7 août en compagnie de Germaine Foulquier complice de toujours, elle un verre de whisky on the rocks, lui au vermouth dry, vodka et martini, pour son « James Bond cocktail » préféré.

Sans doute aurait-il saisi l’opportunité de réciter l’un des poèmes sans fin dont il scandait la moindre virgule ou profité de l’instant pour alerter ses arrières petits enfants sur l’importance de ne pas confondre hédonisme et eudémonisme.

Sans doute veiller sur les réunions du village est-il son plus beau cadeau… Joyeux anniversaire Robert !

Marie-Victoire Vergnaud

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