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Pollution aux boulettes d’hydrocarbures : une origine unique mais indéterminée
La Préfecture de Charente-Maritime a communiqué les résultats des analyses des résidus d’hydrocarbures retrouvés récemment sur les plages des îles de Ré et Oléron, ainsi que sur tout le littoral atlantique. Ces analyses ont été réalisées par le laboratoire associatif Cèdre, basé à Brest, spécialisé dans les pollutions accidentelles des eaux. Une procédure judiciaire étant en cours, le Cèdre se garde bien d’émettre des hypothèses et se limite à fournir des résultats scientifiques.
A ce jour, la provenance des hydrocarbures reste ainsi indéterminée. La signature chimique permet cependant d’écarter les naufrages ayant causé des pollutions historiques ces dernières années : Erika, Prestige, TK Bremen.
On sait que les pétroles retrouvés ont été raffinés en utilisant la technique du « cracking catalytique », qui soumet le brut à des montées en températures très importantes, afin de casser les molécules. Cela est caractéristique des fiouls de soute et fiouls lourds. Selon Christophe Rousseau, directeur adjoint du Cèdre, l’utilisation de ce procédé permet d’écarter l’hypothèse de déversements provenant des nombreuses épaves datant de la seconde guerre mondiale. Les analyses révèlent en effet un « séjour relativement bref dans l’eau », sans toutefois se prononcer sur une durée (quelques semaines, plusieurs années ?). De même, la pollution « ne semble pas résulter » d’un dégazage (vidange intentionnelle), qui se traduirait par des mélanges informes comprenant des huiles de lubrification.
Dans tous les départements touchés (Vendée, Loire-Atlantique, Morbihan, Charente-Maritime), la même signature chimique indique une provenance unique des boulettes. On est réduit à supposer que la pollution provient de fioul de soute ou de cargaison, perdu récemment par un navire.
En cas de découverte de galettes, la Préfecture recommande d’informer la mairie de la commune et d’éviter toute manipulation de celles-ci.
Voir notre article consacré aux oiseaux morts et aux galettes d’hydrocarbures et l’annonce du nettoyage des plages à Ste-Marie
5 mars 2014 : La préfète de la Charente-Maritime annonce avoir rencontré les maires des communes touchées, au nombre de 19 (Saint-Clément des Baleines, Ars en Ré, La Couarde, Le Bois Plage en Ré, Sainte-Marie de Ré, Rivedoux-Plage, Les Portes en Ré, Saint-Denis, Saint-Georges d’Oléron, Saint-Pierre d’Oléron, Dolus D’Oléron, Grand Village Plage, Saint-Trojan Les Bains, Aytré, Angoulins, La Tremblade, Les Mathes, Aix et Fouras). Elle les a informé de l’accord du ministère pour utiliser le fonds d’intervention contre les pollutions marines accidentelles (« fonds d’intervention POLMAR »). Ce fonds permettra, sous conditions, d’apporter une aide financière aux communes les plus touchées.
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