Commerce

Marque et circuits courts

« Plus de 17 dans nos assiettes » : rendre visible la production locale

© Nathalie Daury-Pain - « Environ 20 producteurs étaient présents à la Journée des producteurs de Gémozac autour des élus du Département et des représentants de la Chambre d’Agriculture
Publié le 06/04/2022

La marque initiée par le Département en partenariat avec la Chambre d’Agriculture a été officialisée lors de la Journée des producteurs à Gémozac. Elle concerne plus de 1 614 produits issus de 91 entreprises charentaises-maritimes.

« Soutenir les producteurs », « rassurer les consommateurs » et « mettre en valeur les produits de la Charente-Maritime », telles sont les grandes idées qui ont été mises en avant par les élus du Département et de la Chambre d’Agriculture, en préambule de la Journée des producteurs qui s’est déroulée ce mercredi 30 mars à Gémozac.

L’idée d’une marque qui identifie immédiatement les produits 100 % charentais-maritimes est née il y a trois ans comme l’a rappelé Françoise de Roffignac, vice-présidente du Département en charge de la politique de l’eau et de l’environnement. « Il s’agit d’un outil pour les consommateurs mais également pour les acheteurs des collectivités que sont les collèges, lycées, EHPAD… afin de proposer plus de produits locaux. » Pour ces acteurs clés que sont les acheteurs, le Département a adhéré en 2019 au réseau national Agrilocal. Ainsi la plateforme numérique agrilocal17.fr permet de les mettre en relation avec les producteurs sans intermédiaire et de façon simplissime. A terme, les menus des cantines pourraient donc être composés en grande majorité par des produits locaux. C’est en tout cas le but vers lequel tend la collaboration entre le Département et le réseau.

Un cahier des charges strict

Pour ce qui concerne l’agrément en lui-même, il répond à un cahier des charges strict et s’applique aux « produits issus de parcelles ou d’un cheptel exclusivement charentais-maritime. Les produits transformés doivent contenir au moins 75 % d’ingrédients originaires du département. »

Aujourd’hui, 1 614 produits arborent la marque « + de 17 dans nos assiettes ». Cela va des légumes de l’île d’Aix aux champignons d’Aunis en passant par les farines de Courçon, la viande bovine de Puyravault, les kiwis de Sablonceaux, les sels, les miels, etc. « La Charente-Maritime est incroyablement riche de produits variés », lance Gilles Gay, vice-président du Département en charge de l’agriculture. « Mais le monde agricole c’est aussi une économie qu’il faut soutenir, on veut qu’elle se porte bien et cela passe aussi par la préservation de nos paysages et d’une politique de l’eau favorisée. » L’occasion pour la présidente Sylvie Marcilly de rappeler l’aide de 5 000 euros apportée aux agriculteurs candidats à la commercialisation en circuits courts.

« Une garantie pour nos clients »

Environ vingt producteurs adhérents à la marque étaient présents à Gémozac pour la Journée des producteurs. Des représentants de la Chambre d’Agriculture leur ont rappelé la visibilité que le label leur apporte avec une fiche personnalisée sur le site manger17.fr et un kit de communication leur a été remis pour faire valoir leur appartenance locale.

Pascale Croc, de la ferme de l’Orée à Thézac fabrique de l’huile vierge, des légumes secs et du jus de raisin, tout cela en bio. Elle a choisi de présenter son dossier au label qui a été accepté. « Nous voulons valoriser le fait que nous transformons nos produits uniquement en Charente-Maritime », explique l’agricultrice. « Cette visibilité est une garantie pour nos clients. » De son côté, le viticulteur Thierry Courpron qui produit 100 000 bouteilles par an de vin de pays pense lui aussi qu’il faut « valoriser le fait que nous ne vendons pas au delà de 80 kms du lieu de production, à Saint-André-de-Lidon. »

Du côté des consommateurs, grâce au site manger17.fr, ils peuvent effectuer leur recherche par produit ou par géolocalisation pour connaître les producteurs les plus près de chez eux. Une façon de consommer local et de saison.

Nathalie Daury-Pain

Réagir à cet article

Je souhaite réagir à cet article

* Champs obligatoires