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L’île de Ré, terres de biodiversité
L’île de Ré concentre une diversité de paysages et d’espaces remarquables. Oiseaux, plantes, insectes, mammifères ou crustacés y trouvent refuge grâce à la richesse des milieux naturels et à une politique de préservation de l’environnement engagée. Des villages aux marais, des forêts aux dunes, voici un tour d’horizon des habitats rétais et de la vie foisonnante qu’ils abritent.
LES VILLAGES
Même au coeur des bourgs, la biodiversité s’invite. Dans les venelles du Bois-Plage-en-Ré ou de La Flotte, la Rose trémière surgit de quelques centimètres de terre, tandis que la Pariétaire officinale prend racine dans les fissures des murs. Ces plantes nourrissent une multitude d’insectes pollinisateurs, amorçant un cycle discret mais essentiel. En descendant vers le port, à Ars-en- Ré par exemple, goélands robustes et mouettes plus fines se partagent l’espace. Et à la tombée de la nuit, les chauves-souris quittent combles et remparts de Saint-Martin-de-Ré pour réguler naturellement les populations de moustiques.
LES CHAMPS
La longue histoire viticole de l’île se lit dans ses paysages. Entre les vignes de Sainte-Marie-de-Ré ou de La Couardesur- Mer, une faune discrète prospère. Le Héron garde-boeuf, reconnaissable à son plumage blanc et à sa touche orangée, s’est installé durablement dans ces espaces ouverts, profitant des sols fraîchement travaillés. Dans les fourrés, les orties jouent un rôle clé : elles abritent les chenilles du Vulcain, de la Belle-Dame ou du Paon-du-jour, autant de papillons emblématiques dépendants de cette plante souvent mal aimée
LES FORÊTS
Créés au milieu du XXe siècle, la forêt du Lizay aux Portes-en-Ré et le bois Henri IV à La Couarde-sur-Mer protègent l’île des vents et offrent fraîcheur et ombrage. Pins parasols, Chênes verts et Cyprès de Lambert structurent ces espaces où la vie foisonne du sol à la cime. Vers de terre, champignons et insectes recyclent la matière organique, tandis que coléoptères aux reflets précieux comme la Cétoine dorée ou la Rosalie des Alpes colonisent le bois mort. Dans les hauteurs, Pics-épeiches, Hiboux moyen-ducs et passereaux se partagent les branches.
LES PRAIRIES
Aux abords des vignes de Sainte-Marie-de-Ré, les pelouses à origan forment un habitat rare et précieux. Elles abritent l’Azuré du serpolet, un papillon dont le cycle de vie dépend à la fois de la plante et des fourmis Myrmica sabuleti.
Cette relation à trois illustre la fragilité des écosystèmes. Sans origan ni fourmi, le papillon disparaît. Observer son vol bleuté au-dessus d’une pelouse violette prend alors une dimension toute particulière.
LES MARAIS SALANTS
Emblématiques du nord de l’île à Ars-en-Ré, Loix ou Saint-Clément-des-Baleines, les marais salants ne sont pas seulement le domaine des sauniers. Salicornes et obiones colonisent les bosses qui délimitent les marais, tandis qu’Avocettes élégantes et Échasses blanches nichent à proximité des eaux peu profondes pour y trouver petits crustacés et vers de vase.
Ces marais jouent aussi un rôle clé contre le changement climatique : véritables puits de carbone, ils captent et stockent le CO₂ grâce aux microalgues et au phytoplancton, rivalisant avec les forêts en efficacité.
LES ZONES HUMIDES D’EAU DOUCE
Au sud de l’île, après Rivedoux-Plage, le site du Défend dévoile un marais sauvage à la salinité variable, conditionnés par les apports ponctuels d’eau de mer ou de pluie. Ce milieu changeant accueille des espèces hautement adaptables. L’Obione, par exemple, tolère le sel en le cristallisant à la surface de ses feuilles.
Les Aigrettes garzettes fréquentent aussi ces zones peu profondes, riches en vers et petits crustacés, qu’elles détectent avec précision du bout de la patte.
LES DUNES GRISES
À l’intérieur de l’île, les dunes grises correspondent à des espaces sableux stabilisés. La clairière des Évières, au Bois-Plage-en-Ré, en est un bel exemple. On y observe un tapis végétal étonnant : Tortules qui reverdissent à la première pluie, Orpins brûlants en coussins jaunes, Lichens discrets.
Ce milieu accueille de nombreux insectes, Hannetons, Carabes, Criquets, dont se nourrissent les Pipits rousselines, revenus d’Afrique subsaharienne pour nicher sur l’île.
LES DUNES BLANCHES
Le long des plages, notamment aux Portesen- Ré, les dunes blanches forment un milieu mobile et fragile, mais essentiel. Oyat, Euphorbe maritime ou Panicaut maritime s’y enracinent profondément, maintenant le sable en place et protégeant l’arrière-pays des vents et des tempêtes.
Sans cette végétation pionnière, la dune se disperserait rapidement, laissant l’île plus vulnérable.
L’ESTRAN
Soumis au rythme des marées, l’estran est un monde en perpétuel mouvement. Sur les côtes rocheuses de La Flotte ou de Saint-Martin-de-Ré, algues, anémones et éponges s’accrochent au substrat.
À Rivedoux-Plage ou Saint-Clément-des- Baleines, les plages sableuses abritent vers et talitres, véritables garde-manger pour les bécasseaux.
Dans la fosse de Loix, l’estran vaseux dissimule arénicoles et palourdes. À marée haute, il devient une nurserie pour soles, bars et mulets, venus s’y nourrir à l’abri des vagues.

COMMUNAUTÉ DE COMMUNES DE L’ILE DE RÉ
3 rue du Père Ignace
17410 Saint-Martin-de-Ré
Retrouvez toutes les animations du service environnement sur : www.cdciledere.fr
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