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Le feu à l’écomusée du marais salant
Mardi 17 septembre vers 18 heures, à peine une demi-heure après la fermeture de l’écomusée du marais salant, situé au cœur des marais de la Basse Lasse, les employés, occupés au charroi du sel issu des salines qui jouxtent le bâtiment, ont aperçu de la fumée s’échappant de celui-ci.
Sur place, en attendant l’arrivée des sapeurs-pompiers, Benoît Poitevin, directeur du site, a lutté avec les moyens du bord (un extincteur et un tuyau d’arrosage) afin d’éviter l’extension de l’incendie vers la partie muséographique. Vite arrivés sur les lieux, en provenance d’Ars, du Bois-Plage, de Saint-Martin et de La Rochelle, les pompiers purent fort heureusement circonscrire l’incendie rapidement.

Continuer à faire vivre l’écomusée.
Constatant qu’il ne restait rien ou peu de choses du bureau et des réserves et une toiture béante sur une quinzaine de mètres carrés, Benoît Poitevin, ses dossiers partis en fumée, voyait là la disparition de bientôt vingt ans de travail. Après avoir relaté au propriétaire du bâtiment, le Conservatoire du Littoral, l’ampleur des dégâts, il a rapidement envisagé l’avenir de l’écomusée.
Si dans l’immédiat la situation risque de contraindre momentanément les quatre employés au chômage technique, il n’est pas question d’interrompre l’activité de l’écomusée, si l’on en croit Benoit Poitevin. « La maquette du fonctionnement des marais salants n’ayant pas été touchée, nous pourrons continuer à organiser nos visites en extérieur. A ce jour, nous avons enregistré 23 500 visiteurs et nous nous étions fixés comme nombre à atteindre : 25 000. Plus de 1 000 personnes ont déjà réservé leur visite pour les jours et les semaines qui s’annoncent. Le défi qui se présente à nous, c’est d’atteindre cet objectif d’ici fin novembre. Dans la partie du bâtiment incendié, nous avons également perdu notre boutique, mais le maire, Lionel Quillet, devrait faire le nécessaire pour que le temps des travaux nous puissions bénéficier d’une structure légère, genre algéco, à condition qu’elle ne soit pas visible de la route ».
Lionel Quillet ne cachait toutefois pas ce mercredi matin son inquiétude quant à la réhabilitation du bâtiment de l’écomusée, situé en zone naturelle et submersible : que stipulera le futur PPRL (plan de prévention des risques littoraux) dans un tel cas de figure compte tenu de la situation géographique du site ?
Sinon, l’origine de l’incendie étant indéterminée, la gendarmerie a ouvert une enquête.
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