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Jazz au phare : « le jazz corps et âme »
Du 26 au 30 juillet, le festival Jazz au phare reprend du service. Jean-Michel Proust annonce, pour la 17e édition, une programmation « très jazz et des artistes internationaux ».
Cette année, « nous recentrons la programmation sur le jazz, avec des artistes internationaux. Nous avons des têtes d’affiche du plus haut niveau », promet Jean-Michel Proust, programmateur de Jazz au phare, qui se tiendra du 26 au 30 juillet, à Saint- Clément-des-Baleines. Le festival se déroule « au pied du phare des Baleines, dans un lieu exceptionnel, carrément magique », un « écrin où on programme des bijoux ».
Des artistes féminines ouvrent et ferment le bal
Changement notable cette année, la soirée d’ouverture aura lieu sur le site du festival, et non plus à La Java des Baleines. « A La Java, nous avions une jauge de trois cents personnes, alors qu’à la grande scène, nous avons la capacité d’accueillir deux mille personnes », justifie Jean- Michel Proust. Judith Owen, artiste venue de la Nouvelle-Orléans, ouvrira le bal de cette 17e édition, qui sera clôturée par « une ladies night ». Jeudi 30 juillet, deux concerts – et non pas une première partie puis une deuxième -, seront donnés par « des femmes qui nous font rêver » : China Moses et Veronica Swift. La veille, le festival programme sa traditionnelle soirée dédiée à la chanson française et annonce Jeanne Cherhal. Mauvaise Bouche assurera sa première partie. « C’est l’une de mes découvertes de la scène électro française », se réjouit le programmateur. Jean-Michel Proust annonce aussi sur la grande scène Marcus Miller, le producteur d’Aretha Franklin et de Miles Davis, ou encore Avishai Cohen, « le nouveau leader de la génération jazz ».
Plus efficace qu’un site de rencontre
« Le jazz est une musique facile d’accès, une musique transgénérationnelle, qui réunit les générations, des petits-enfants aux grands-parents », argumente encore Jean-Michel Proust. Alors il annonce des artistes « festifs » et surtout « dansants ». « Le jazz est né de l’esclavage, aux Etats- Unis. A leur arrivée, les esclaves étaient triés, ils se retrouvaient avec d’autres esclaves qui ne parlaient pas la même langue. Le rythme était leur seul moyen d’être ensemble, corps et âme, de communier dans la musique par la transe, le swing et ainsi trouver un moyen de s’élever spirituellement », rapporte celui qui est aussi président de l’Académie du jazz. Pour rester fidèle à l’origine de la musique, il mise sur un festival de jazz identifié comme « un lieu de vie, de partage et de générosité, où l’on se fait des nouveaux amis, où l’on va en famille ». Et de conclure, amusé : « Un festival de jazz est plus efficace qu’un site de rencontre ».
Le programme
Dimanche 26 juillet : ouverture du festival sur la grande scène par Judith Owen, une artiste « rhythm & blues, très festive qui chante le répertoire des femmes qui ont eu le courage d’assumer et chanter leur désir à une époque où on leur demandait d’être effacées ».
Lundi 27 juillet : la première partie est assurée par Halcyon Quintet, cinq musiciens qui ont remporté le concours révélation jeunes talents Jazz ConneXion l’année dernière. Puis Marcus Miller, producteur et bassiste, célèbrera le centenaire de la naissance de Miles Davis, « avec huit musiciens dont la plupart étaient présents autour du Prince des ténèbres : Mike Stern, Mino Cinelu, Bill Evans ».
Mardi 28 juillet : Gautier Garrigue, « l’un des meilleurs batteurs du jazz actuel, qui a remporté le prix Django Reinhardt de l’Académie du jazz » vient en première partie avec son orchestre. Ensuite, place à Avishai Cohen Trio, « contrebassiste israélien. Le trio commence lyrique, mélodique, puis fait danser les gens et les rend fous de plaisir ».
Mercredi 29 juillet : place à la chanson française avec Mauvaise Bouche en première partie puis Jeanne Cherhal, une « disciple de Véronique Sanson », qui enchaîne cette année « un Olympia, un Grand Rex et un Zénith ».
Jeudi 30 juillet : une « ladies night » en clôture de la 17e édition. Deux concerts sont programmés : China Moses et son « rythme & blues anglais, très actuel, dansant et moderne », puis Veronica Swift, « un succès phénoménal qui vient des Etats-Unis, qui va du jazz d’Ella Fitzgerald au hard rock d’ACDC ».
La parade : elle revient en déambulation dans les marchés de l’île de Ré, pendant les cinq jours du festival. « C’est une invitation joyeuse au festival, une invitation à s’amuser, avec des musiciens locaux, aussi bien pour les enfants que pour les grands-parents. »
Les concerts démarrent tous les soirs à 20h30
Le off à la recherche de nouveaux partenaires
La baisse de subventions de la Région Nouvelle-Aquitaine et d’un partenaire local, annoncée « tardivement » a contraint les organisateurs à annuler le off de Jazz au phare. « Le off représente un coût important, nous n’avons pas voulu mettre en péril l’équilibre du festival », plaide Jean Chavinier, président de Jazz au phare. « Nous tenons à refaire le off l’année prochaine. Nous verrons comment faire et nous cherchons de nouveaux partenaires. »
Billetterie
Billetterie locale : Vous pouvez également acheter vos billets directement auprès du magasin Leclerc de Saint-Martin de Ré. À partir du vendredi 24 juillet à l’entrée du Phare des Baleines à Saint-Clément.
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