Ile de Ré Galop, une fierté rétaise
Dimanche 6 juillet, l’écurie de territoire rassemble comme tous les ans ses fidèles soutiens…
Et il pleut ! Après des jours harassants de chaleur, c’est sous des parapluies que débutent les discours. Un grain, du soleil, un grain… mais il faudrait bien plus que la pluie, par ailleurs bienvenue, pour ternir un rendez-vous annuel où se laisse toujours percevoir un peu de l’âme rétaise qui nous est chère…
Neuf ans déjà
Une écurie de course, une association et l’espoir toujours vif de voir un jour l’avènement d’un championnat des écuries de territoires… « On est encore les seuls à porter les couleurs de l’Ile de Ré sur tout l’hexagone alors vous allez dire, ça fait neuf ans… mais le PSG a mis quatorze ans pour gagner la Champions League ! », sourit Véronique Vigouroux, inaltérable positive. Et si certains sommets semblent durs à atteindre, Ile de Ré Galop a su, en neuf ans, conquérir l’Ile de Ré, ses habitants, ses élus et des partenaires plus nombreux chaque année.
Sur les hippodromes…
À Bordeaux, Toulouse, La Teste-Bassin d’Arcachon, Vichy, Chantilly, Fontainebleau et le prestigieux Longchamp… les ambassadeurs de l’écurie portent fièrement les couleurs de l’Ile de Ré. Avec des déceptions parfois mais aussi de belles victoires, et comme le veut la coutume, ils font leur tour de piste en ce dimanche, présentés un à un par leur entraîneur Capucine Nicot. Albertinelli ? Un sprinter en ligne droite, allant jusqu’à 70km/h, Jasmin Doré ? Il aime le terrain lourd et il a fallu un an pour l’apprivoiser. Lady Pink ? Très sensible à monter et « compliquée dans sa tête » mais son jockey croit en elle. Quant au champion Royal Vati, il n’aime pas la chaleur estivale, adore les pistes en sablé fibré et… ne lésine pas sur les démonstrations d’affection à l’égard de Capucine.
Et ici
Enfin n’oublions pas Popeye. Certes le poney du jeune Jules est loin du gabarit de quatre ci-dessus évoqués et il ne sillonne pas la France avec la casaque rétaise. Mais il n’en porte pas moins les couleurs de l’écurie et ses valeurs : proximité, partage, respect, inclusion… C’est Popeye qui par sa douceur, donne le sourire aux anciens de la maison de retraite d’Ars, Popeye encore qui avec patience, a attendu que chaque élève de l’école de Saint-Clément se présente, lors d’une première rencontre ayant pour thème le consentement. Son propriétaire Jules, « s’est mis au service de ses petits camarades, un vrai chevalier ! », souligne Véronique. Soutenue par la CdC, cette belle initiative devrait mener Popeye dans toutes les écoles de l’île. « Avec Capucine, nous sommes très fières », conclut-elle.
Des soutiens indéfectibles
Autre coutume, les remerciements et Véronique n’est jamais avare en la matière, citant toujours un par un les partenaires de l’écurie, historiques, récents ou nouveaux entrants. « C’est simple, sans eux, il n’y aurait pas d’écurie », insiste-t-elle. Qu’ils nous excusent, impossible de les citer ici, car trop nombreux, ils signent par leur engagement, la fierté d’associer leur nom à l’écurie.
Fierté encore pour Patrick Bouraine, élu représentant Les Portes mais aussi premier président de la partie associative d’Ile de Ré Galop, fierté réaffirmée pour l’actuel président et soutien historique Thierry Bertrand, fierté enfin d’Olivier Falorni, toujours fidèle au poste. « Ce n’est pas une écurie qui vit trois mois par an », se réjouit-il, évoquant le travail accompli sur un territoire qui « doit vivre de janvier à décembre ». « Votre objectif ? Il est déjà atteint par la notoriété à l’échelle nationale et par l’attachement existant ici » poursuit le député, remerciant Capucine et Véronique pour « l’esprit d’entreprise et l’esprit chevaleresque » d’une écurie « accessible à tous et allant aussi à la rencontre des autres ». « Vous faites beaucoup » conclut-il.
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