Il aménagea les sites urbains les plus en vue
Vendredi 26 avril, une réception était donnée à la salle des fêtes de la mairie de La Flotte en l’honneur de José Gomès de Almeida, à l’occasion de son départ en retraite après une vingtaine d’années passées à paver rues, ruelles et venelles de la commune.
Un départ qu’il avait même quelque peu différé pour pouvoir achever le chantier de restauration du cours Félix Faure.
Arrivé en France avec son père Alberto en 1974, José n’a alors que 16 ans. Fuyant la dictature imposée par Salazar et la guerre en Angola, ils y rejoignent Acacio, le fils aîné de la famille, avec lequel ils vont travailler ensemble au sein de l’antenne poitevine de l’entreprise Sacer (aujourd’hui devenue Colas). C’est là qu’il va découvrir et apprendre toutes les ficelles du métier : pavage, calepinage, pose de pavés canadiens, béton lavé, etc., faisant même progresser les techniques. Ouvrier hautement qualifié à 20 ans, il sera chef d’équipe à 27 ans, puis chef de chantier et enfin cadre travaux. Il débutera ses véritables chantiers d’aménagement urbain au tout début des années 80. « Ce sera le début de sa transhumance, « l’entreprise José » promenant partout son cirque ambulant, du Limousin à l’île de Ré en passant par la Charente et les grands crus de Saint-Emilion », ironise Léo Gendre, maire de La Flotte. En 2006, lorsqu’est créé le secteur Sacer de Pons, il lui sera demandé de mettre en place une équipe complète d’aménagement urbain. Outre La Flotte, Saint-Martin, José parcourt alors toute la Charente- Maritime pour y aménager les sites les plus en vue. Tombé amoureux de Talmont-sur-Gironde lors d’un chantier, il s’y enracinera, construisant une magnifique demeure dans laquelle Anna son épouse y créera une activité de chambres d’hôtes.
Citoyen d’honneur de La Flotte
En faisant de José un citoyen d’honneur de la commune de La Flotte, Léon Gendre précisa que « Derrière l’image d’un leader compétent et solide se cache un homme d’une grande humanité, un homme de relations publiques d’une grande sensibilité. Son bon sens et sa lucidité sont exemplaires ». En concluant cette réception, Léon Gendre lut à José un mail de son ancien patron à la Sacer, Jean-Pierre Lallart, envoyé depuis San Francisco « Je regrette de ne pouvoir être à vos côtés en ce jour où vous êtes à l’honneur. Merci pour toutes ses années de fidélité et d’ouvrages bien faits, merci pour votre exemplarité ».
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