Patrimoine

Journées européennes du patrimoine 2014

Une édition rétaise qui fait la part belle au patrimoine naturel

L’Alambic de Sainte-Marie a rencontré un fort succès en 2013. (c) Studio Lézard Graphique
Publié le 09/09/2014

Le ministère de la Culture et de la Communication a choisi « patrimoine culturel, patrimoine naturel » comme thème de la 31ème édition des Journées européennes du patrimoine en association avec le ministère de l’écologie, offrant à ces journées une définition plus large de la notion de patrimoine en l’ouvrant à celle de site ou de paysage.

Sur l’île de Ré, cette 3ème édition des journées du patrimoine débutera dès le vendredi 19 septembre : les peintures grand format de l’artiste Sly 2 et le spectacle chorégraphié de la compagnie Chriki’z proposeront une redécouverte poétique de l’ancien hôpital Saint-Honoré vendredi et samedi soir, à 21h, à la Communauté de Communes. Des visites guidées et commentées par Guillaume Cudennec et Stéphanie Le Lay auront lieu samedi et dimanche. L’Alambic de Sainte-Marie, vestige du passé viticole de l’île de Ré et acquis en 2013 par la CdC, sera de nouveau en visite libre ou commentée, il avait attiré un grand nombre de visiteurs lors de l’édition 2013. Trois visites instantanées autour de la Première Guerre mondiale à l’île de Ré au Musée, au Monument aux morts de Saint-Martin et les oeuvres de Raymond Delamarre dans l’Église sont aussi organisées par la CdC.

Côté patrimoine naturel, il est proposé aux Rétais petits et grands de venir découvrir et observer dimanche 21 septembre à 18h30 le paysage de Sainte-Marie-de-Ré, lors d’une visite à deux voix mêlant patrimoine et nature, au travers d’ « un paysage à croquer ». Le site de la plage de la Salée offre depuis un seul point fixe le plus de paysages variés de l’île de Ré avec la mer, les friches, les vignes, le bâti, les sols et les aménagements naturels…

Plasticienne et illustratrice, Hélène Gaudin vous invitera à mêler le regard scientifique des écogardes, et un regard patrimonial avec un regard artistique pour « comprendre » le paysage et savoir le lire, et en dessiner des esquisses. Cette approche concerne petits et grands, sachant ou non dessiner. Le regard des enfants, qui n’est pas influencé par le vécu et n’a aucun cliché en tête, se révèle à cet égard très intéressant. Cette initiative nouvelle de la CdC pourrait être suivie de rencontres trimestrielles ou mensuelles en différents point de l’île.

Les écogardes rétais proposent cette année une découverte expérimentale autour de l’Ailante sur le site du Défend, et, en coordination avec la LPO, vous invitent à mener l’enquête à la découverte des nombreuses espèces végétales et animales qui peuplent l’île de Ré, samedi 20 à partir de 9h30 au Phare des Baleines.

Ré Nature Environnement, l’association naturaliste de l’île, consacre par ailleurs un numéro spécial de l’oeillet des Dunes, encarté dans ce N° 109 de Ré à la Hune, au patrimoine naturel de l’île, en mettant en avant les « signatures qui caractérisent le mieux la patrimoine naturel rétais ». L’équipe vous propose les 10 milieux-paysages qu’elle considère comme les plus originaux et riches en biodiversité, formant une mosaïque unique.

Côté patrimoine naturel toujours, citons la fête du Sel à Ars le samedi, le grand livre de la nature réalisé par les enfants, la promenade nature au Bois, l’exposition « Ré, île nature » à la Maison du Fier des Portes, les balades dans les marais de la réserve naturelle de Lilleau des Niges, la découverte de la flore et de la faune à Rivedoux, les conférences et visites commentées de Dominique Chevillon et Pierre Le Gall sur le thème « synthèse du patrimoine naturel insulaire rétais »…

L’ensemble des découvertes et visites, gratuites ou payantes, proposées dans les 10 communes rétaises, par les associations, les maisons de pays et musées, ou les mairies sont regroupées dans un livret-programme édité par la CdC et disponible dans les offices de tourisme, les mairies, à la CdC et sur les Sites Web de la CdC et de Ré à la Hune.

 

http://www.cdciledere.fr/

Voir le programme des Journées du Patrimoine 2014 sur l’île de Ré

 

Voir l’article consacré aux Journées du Patrimoine 2015 sur l’île de Ré (19-20 septembre)

 

Le service patrimoine de la CdC fourmille de projets

Ce service est constitué de trois personnes : Stéphanie Le Lay, arrivée il y a un an, le dirige, accompagnée d’Agathe Aoustin, chargée de la mise à jour de l’inventaire du patrimoine datant des années 1970, qu’elle va aussi compléter avec de nouvelles composantes du patrimoine jusqu’ici non inventoriées et d’Hélène Gaudin, médiatrice culturelles, qui s’occupe plus particulièrement des animations pédagogiques pour les enfants et le grand public, constituant l’une des grandes orientations du label « Pays d’Art et d’Histoire » obtenu par la CdC il y a un peu plus d’un an.

La mise en place en 2013 de l’exposition itinérante consacrée aux harmonies et fanfares de l’île de Ré a drainé un nombre important de visiteurs, tandis que l’exposition relative à la Grande Guerre intitulée « Gravés dans la pierre » proposée en 2014 va devenir itinérante dans les communes, au collège de Saint-Martin et dans d’autres collèges de Charente-Maritime, avec un grand volet pédagogique.

Dans le cadre de la signature de la convention « Pays Art et Histoire » signée avec l’État, les élus ont défini des actions prioritaires, telles la mise à jour de l’inventaire, élargi aux marais salants et à l’habitat domestique notamment, les actions pédagogiques en lien avec l’Éducation Nationale qui commenceront avec des actions tests autour du patrimoine monumental ou encore sur le thème « habiter l’île », ceci grâce à des outils pédagogiques, des jeux. Les actions de partenariat et de fédération autour du patrimoine continueront en 2014/2015, tandis que l’équipe devra aussi entamer les réflexions et élaborer le projet scientifique et culturel du futur CIAP (Centre d’interprétation architectural et patrimonial) dont la localisation n’est pas encore arrêtée (Rivedoux serait candidate et le Musée de St Martin pourrait être une localisation judicieuse). Un tel centre, ouvert et différent d’un musée, doit proposer des conférences, des expositions permanentes et temporaires, des ateliers pédagogiques et s’envisager en lien avec les autres équipements du territoire que sont le Musée Ernest Cognacq, la maison du Platin ou encore la maison du Fier de la LPO…

Nathalie Vauchez

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