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Gérard Marieau, chef de file de l’opposition au Bois-Plage.

Démission de l’opposition au Bois-Plage

Gérard Marieau, chef de file de l’opposition au Bois-Plage.
Publié le 19/05/2015

Gérard Marieau a lu devant le conseil municipal du 5 mai du Bois-Plage une note entérinant la démission des quatre conseillers municipaux de l’opposition.

Jean-Pierre Gaillard ne s’attendait probablement pas à une manifestation de ce genre ce mardi soir lorsqu’il s’est rendu au conseil municipal. Pourtant, il aurait du garder en mémoire les paroles prophétiques de la déclaration de Gérard Marieau au soir des dernières élections indiquant que si on n’accordait pas aux représentants de l’opposition la place et l’audience qu’ils estimaient leur revenir, ils le feraient savoir. Les raisons de cette démission, une accumulation de faits, mais en réalité quatre fortes personnalités qui ne souhaitaient pas seulement « être considérées, écoutées, mais aussi entendues », participer à la vie municipale et siéger dans les commissions comme si elles faisaient partie de la majorité. C’est ce qui ressort du contenu des courriers adressés individuellement au maire par Marie-Annick Brault de Bournonville, Gérard Dupeux, Catherine Pichot et Gérard Marieau. La démocratie en France est affaire de mathématique et c’est le plus grand nombre qui l’emporte. Cette même logique fait que les postes d’adjoints sont réservés à la majorité alors que ces quatre conseillers auraient aimé comme l’explique Gérard Marieau « être reconnus au poids de la population que nous représentons et qu’ainsi cette partie de la population soit entendue. » Si la démolition de la façade de l’ancienne école a servi de révélateur, les grands points de friction concernent l’AVAP (Aire de valorisation de l’architecture et du patrimoine) et le PLU (Plan local d’urbanisme) qui voit disparaître des secteurs en zones 1Na avec des logements aidés repoussés à la périphérie. Gérard Marieau regrette également que la municipalité ne prenne pas acte des évolutions telle la mutualisation, qui ne pourra aller qu’en s’accélérant, et selon laquelle la grande mairie prévue au Bois risque d’être obsolète alors même qu’elle verra le jour. De son côté Jean-Pierre Gaillard, un peu étonné par cette démission, explique que le conseil municipal et lui-même ont toujours écouté ce que les conseillers de l’opposition avaient à dire « On a toujours accepté le débat et on a toujours accepté de les écouter. Après, la règle démocratique, c’est de voter les projets à la majorité. » Il rappelle que « Gérard Marieau était membre de la commission urbanisme, une commission importante et qu’il siégeait à la voierie et aux aménagements. Catherine Pichot quant à elle faisait partie du CCAS. Par ailleurs Gérard Marieau, lors de son précédent mandat, a voté le projet de revalorisation du centre bourg en 2012. »

Toujours est-il qu’en démissionnant les quatre conseillers laissent la voie libre. C’est particulièrement vrai pour Gérard Marieau démissionnant ipso facto du Conseil communautaire. Selon la loi électorale, ce sont les quatre suivants sur la liste présentée aux élections de mars 2014 qui seront invités à se rendre au Conseil municipal du 2 juin et à indiquer s’ils souhaitent reprendre la suite. Il s’agit de Gérard Juin, Amandine Bouhier, Jean-François Beynaud et Annette Massé. Concernant le Conseil communautaire, Gérard Marieau devra être remplacé par quelqu’un de sexe masculin, c’est-à-dire soit Gérard Juin, soit Jean-François Beynaud dans le cas de figure actuel, car si tous quatre refusent de prendre la suite, il faudra continuer à interroger ceux qui figurent sur la liste présentée aux élections.

Catherine Bréjat

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Vos réactions

  • geoju
    Publié le 21 mai 2015

    La démocratie, c’est la recherche du consensus dans la patience et l’écoute attentive de tous. Ce n’est pas de l’arithmétique, c’est de la physicochimie. La majorité n’a pas à avoir un comportement régalien, accordant son bon vouloir et pratiquant la ‘philanthropie », c’est à dire, comme dans l’Ancien Régime, choisissant ses intérêts propres et ceux de ses amis. Elle doit fonctionner de concert avec la minorité, sur tous les points et rendre compte des discussions à partir des divers points de vue émanant de la population toute entière. Dans l’affaire de la destruction de ce beau bâti scolaire de1876 (comble de l’horreur, en cours même de présentation de l’Inventaire du bâti remarquable rhétais où figurent les écoles) si utile de surcroît, puisque le projet d’une belle grande salle municipale est reconnu, une pétition réunissant un bon tiers des foyers de la commune n’a reçu aucune considération. Quel mépris! Quelle honte.

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  • youpti
    Publié le 23 mai 2015

    bravo Gérard pour la démission ,au moins tu à le courage de le faire!!!!!
    un exemple à suivre pour toute les communes de l’ile …..
    exemple aussi à la flotte sur le régime de la dictature du maire de la flotte depuis 5 mandats

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