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Clap de fin pour la 12ème édition d’Ile de Ré Photo
Il a refermé son beau livre d’images jusqu’à l’année prochaine et nous manque déjà.
Lancé le 27 juin par un vernissage réunissant élus et nombre de Rétais fidèles au rendez-vous, le festival Ile de Ré Photo 2026 a ensuite déroulé un programme riche de dix conférences pour qui souhaitait en savoir plus sur les secrets de la photographie. Autant d’occasions aussi d’aller déambuler dans les allées où était exposé le travail de quelque cinquante invités, en plus de six cents images.
Comment choisir ?
Recevant dès l’entrée un bulletin de la main des bénévoles (et photographes) du club boitais Ile de Ré Photo, le public est invité à voter pour sa photographie préférée. Un casse-tête renouvelé chaque année, le festival cultivant l’éclectisme des talents, des regards et des techniques. Alors oui comment choisir entre le travail minutieux de Sylvain Babaud, spécialiste des procédés anciens, ces images semblant tout droit sorties d’un conte ou d’un jeu vidéo de Jean Aballea, la beauté pure d’animaux sauvages émergeant des brumes glacées de Christian Beuvard, l’éblouissant travail sur le bleu de Bernard Collin, celui sur les jeux d’ombre et de lumière autour d’un simple verre d’Hubert Bonin ou encore l’évanescence rose des flamants de Katherine Weinland, danseurs à la grâce fragile suspendus entre ciel et eau ? Que tous ceux n’étant pas cités n’en prennent pas ombrage, il ne n’agit ici que d’un maigre (et subjectif) échantillon de la richesse infinie offerte par leurs images.
Passionnant Gérard Uféras
Ouvrant le cycle des conférences, l’invité d’honneur 2026 a déroulé sa vie devant une assistance suspendue à son incroyable parcours. De sa vocation précoce (il explore les musées parisiens un appareil à la main vers les 11 ans) à son dernier projet en cours, Gérard Uféras raconte et se raconte à travers son travail et la passion perle à travers chacun de ses mots. Il nous parle aussi d’une époque où nombre de photographes commençaient leurs carrières dans la presse et notamment le journal Libération, alors précurseur et pourvoyeur de talents émergents devenus célèbres, évoque plusieurs fois son amitié avec Willy Ronis, la confiance accordée par de grandes institutions comme l’Opéra de Paris, La Scala de Milan et le Bolchoï, lui ayant donné accès libre en leur sein, son immersion dans l’univers glamour de la haute-couture, son travail aussi de photographe humaniste car aimant par-dessus tout « les parcours de vies humaines ». Nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres en 2023, Gérard Uféras est entré au panthéon des grands photographes et l’ensemble de son travail intégré aux collections de la Médiathèque du patrimoine et de la photographie.
Cette année encore, le Festival Ile de Ré Photo et son équipe ne peuvent que se réjouir d’avoir accueilli de tels talents.
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