Patrimoine

Conférence

établissements sanitaires sur l'île de Ré

Au bon air de la mer

Gymnastique sur la plage, au Bois
Publié le 05/05/2014

Dans le cadre du mois de l’Architecture en Poitou-Charentes auquel participe l’île de Ré en tant que Pays d’Art et d’Histoire, Agathe Aoustin, docteur en histoire de l’architecture et chercheur Inventaire pour la Communauté de Communes de l’île, donnait jeudi 24 avril dernier à Ars une conférence Agathe Aoustin intitulée « Au bon air de la mer – Les établissements sanitaires et éducatifs rétais au 20e siècle ».

Dès le milieu du 19e siècle, différents types d’établissements de cure à destination des enfants ouvrent en France. Préventoriums, aériums, puis colonies de vacances et centres aérés deviennent, dès lors, des lieux d’expérimentation privilégiés de méthodes pédagogiques et d’hygiène préventive, spécifi ques aux enfants. Dans l’île de Ré, les premiers établissements apparaissent à partir de 1917. Ce sont des écoles de plein air, ouvertes à l’année, lesquelles accueillent des enfants ayant besoin d’un régime scolaire et hygiénique spécial sous contrôle médical.

Le préventorium « Louise de Bettignies » à La Flotte en 1937

Le préventorium « Louise de Bettignies » à La Flotte en 1937

L’Entre-deux-Guerres, période marquée par la lutte contre la tuberculose, voit aussi s’ouvrir dans l’île des préventoriums et des sanatoriums qui reçoivent des enfants anémiés nécessitant une cure préventive. Les bienfaits de l’air marin et du soleil, promus par l’Académie de médecine, vont entrainer la multiplication des colonies de vacances à partir de 1920. Ces établissements deviennent des annexes aux préventoriums le temps de la saison estivale. Ils connaissent un plein essor au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. L’Ile de Ré compte alors une dizaine de colonies de vacances. Au cours du 20e siècle, les pratiques éducatives et hygiénistes connaissent ainsi une évolution constante, révélée par des programmes d’architecture spécifiques.

 

Le préventorium « Louise de Bettignies » à Saint-Martin

Le préventorium « Louise de Bettignies » à Saint-Martin

 

Agathe Aoustin

Agathe Aoustin

 

Voir l’histoire des Brises Marines, espace dédié à l’enfance

Jean-Pierre Pichot

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Vos réactions

  • arletty
    Publié le 27 mars 2017

    le cauchemar de mon enfance

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  • GIGI
    Publié le 27 août 2017

    Il n’empêche que si le préventorium de Saint-Martin représente un cauchemar d’enfance pour certains, il a donné à d’autres la possibilité de se refaire une santé au bon air. Ma grand-mère Moreau habitait à côté de l’établissement Louise de Bettignies, et nous avons vu son démantèlement avec tristesse. Nous n’avons pu que participer à la vente du mobilier, de la literie et du linge, et avoir la chance de récupérer pour les enfants de petits duffle-coats d’une exceptionnelle qualité, à défaut d’empêcher les promoteurs de s’emparer de cet espace pour y construire une zone d’habitations. Nostalgie, et grosse émotion de tomber sur cette photo !

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    • Accordion french touch
      Publié le 11 novembre 2017

      J’ai eu la malchance de vivre l’enfer dans cet établissement 1961-1963, je suis à la recherche de personnes l’ayant fréquenté à la même époque. Peut-être que de l’extérieur cela semblait charmant mais à l’intérieur c’était tout autre à mon époque l’encadrement était assuré par des soeurs qui n’avaient rien de bonnes (soeurs) et qui étaient très adeptes du châtiment corporel « passer la nuit entière sur les genoux les mains derrière la tête, si l’ont avait des fuites nocturnes c’était le remplacement du matelas par une planche de contreplaqué, la nourriture était d’une qualité exceptionnelle de part ce fait nous vomissions fréquemment et ces sympathiques soeurs nous faisaient remanger ce que nous venions de régurgiter, généralement jusqu’à 5 fois, c’était si agréable que certains fuguaient, mauvaise pioche nous avions une caserne juste à côté, un jour quelqu’un a tenté il a été vite retrouvé, il avait gagné une longue douche froide, bien sur on nous avait réuni pour profiter du spectacle et nous faire passer l’envie de tenter l’opération  » pour moi c’est aussi un cauchemar, et ça me pourrit la vie depuis plus de 50 ans. Sachant que quand mes parents m’ont envoyé dans ce bagne , nous habitions le limousin donc pas vraiment pollué et je n’avais aucune affection le justifiant, juste un peu d’otite, mais pour eux comme pour bien d’autres c’était un bon moyen de se débarrasser momentanément de leurs enfants.

    • Feuillette
      Publié le 9 février 2019

      Bonjour, Pendant mon enfance, j’ai vécu à l’aérium Louise de Bettignies à St-Martin-de-Ré de juillet 1952 à la rentrée scolaire 1955
      Melle ROQUES Yvonne en était alors la directrice et ce de 1927 à 1963, année où elle a pris sa retraite.
      En 1963, elle a été remplacée, à la direction de la fondation, par une dominicaine,
      Sœur Jacques-Marie.
      Avez-vous connu l’aérium Louise de Bettignies à St Martin de Ré avec
      Melle ROQUES,fondatrice et directrice de l’oeuvre,que nous appelions Maman ROQUES ?
      Moi, j’ai un très bon souvenir de ma période à l’aérium et, ce que vous racontez de votre expérience n’a pas existé durant mon séjour encadré par Melle Roques.
      Jamais de brimade, punition ou châtiment! le personnel essentiellement féminin, était extra et faisait son possible pour rendre notre séjour agréable et atténuer notre chagrin d’être loin de nos familles: rien de comparable avec votre vécu avec les sœurs.
      Votre séjour s’est-il vraiment passé de 1961 à 1963 à l’aérium Louise de Bettignies? car les sœurs n’y sont arrivées qu’après le départ de Melle Roques dans le courant de l’année 1963 !
      Maman Roques n’a jamais maltraité qui que ce soit, pas plus que le personnel.
      La nourriture était excellente et les cuisinières savaient nous gâter: mieux qu’à la maison !
      Nous avions un beau trousseau, confectionné chaque saison par les lingères de l’établissement. Nous ne manquions de rien et profitions d’une scolarité sérieuse en son sein qui m’a permis de rentrer interne dans le secondaire, en quittant l’aérium.
      Le personnel qualifié et à la hauteur continuait notre éducation et le respect était réciproque. Nous étions entourés d’affection. L’une des monitrices, Simone Duval, a été ma marraine: j’en garde un souvenir profond et nostalgique, parfois.
      Tous ceux que j’y ai connus ne peuvent que vous dire la même chose.
      Le contraire serait pure affabulation pour la période qui me concerne,  » hors bonnes sœurs »!

  • Kyota
    Publié le 18 juin 2019

    J ai vécue à centre de Saint Martin de re dans les années 1970 .J étais une des plus jeunes pensionnaires (vers les 6 ou 7 ans ) . L établissement était gérer par les dominiquaine .J en garde un souvenir horrible. : perte totale d identité. Et bien d autre choses …je ne trouve aucun renseignements détaillées sur internet.
    Je me souviens du nom de la femme qui nous surveillait la nuit :madame Le bras .
    Je souhaiterai communiquer avec une personne qui aurait vécue dans cet établissement à cette période.
    Je ne peux rentrer dans les détails il a trop de choses à raconter.
    J attend vos déclarations.
    Merci

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  • Mario
    Publié le 13 février 2020

    Mon témoignage rejoint celui de Feuillette, habitant en Lorraine, j’y suis allée en 1962-63-64, j’y séjournais de fin Mars à fin Juin, de ce fait je terminais mes années scolaires la bas. J’en garde un bon souvenir, sans brimades. Tous les enfants habillés à petits carreaux, bleu pour les garçons et rose pour les filles .Voici quelques noms que j’ai en tête : une infirmière ou sœur toute en blanc que l’on appelait Maman Madeleine, Mme Cloarec, cheftaine Françoise et surtout Melle Claudine qui à été secrétaire et cheftaine et avec qui mes parents sont restés en contact plusieurs années après et que nous avons revue, j’étais en admiration devant ses beaux cheveux bruns et ses ongles vernis…j’avais 7 ans la 1ere année. A propos de la nourriture je ne me souviens de rien si ce n’est le verre de Quinquina pour nous donner de l’appétit, mais je trouvais cela bon…. Mis à part le manque de mes parents, je m’y plaisais, j’aimais les promenades et les jeux dans les remparts. Mon regret actuel est de n’avoir jamais pu retourner à St Martin à l’âge adulte pour refaire toutes ces balades.

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  • mimi
    Publié le 16 février 2020

    J’étais dans cet aérium en 196O! Je ne me souviens pas de soeurs mais de monitrices sympa d’ailleurs! Nous étions des jeunes filles (AUTOUR DE 16 ans) uniformes, robes bleues petits carreaux! Je me demandais ce que je faisais là (pas mal de cas sociaux) moi j »étais là pour prendre du poids, sans souci de santé! ni pour prendre des cours (je sortais de 3°) bref un peu perdue au départ! Mais j’ai apprécié finalement cette vie en collectivité, bien que la « pesée »hebdomadaire était la condition de notre sortie au bout de trois mois! Je suis revenue il y a quelques années mais personne sur l’Ile ne se rappellait de cet endroit! Même si à l’époque j’étais furieuse de me trouver là, d’autant avec l’interdiction de se baigner alors que l’on était au bord de la,mer, j’en garde un bon souvenir!

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  • yvette
    Publié le 13 juillet 2020

    J’étais dans cet établissement 2 fois 3 mois en 1965 et 1967 et je ne me souviens pas d’avoir été maltraitée, j’ai essayé de retrouvé le lieu cet été et il me semble avoir reconnu la rue mais à la place il y a un centre de vacances « Pierre et vacances ». Quelqu’un peux t il me le confirmer ?

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  • JOHN
    Publié le 5 septembre 2020

    J’ai fait un séjour d’au moins 4 mois à LDB au début des années 50 . Je me souviens bien de la directrice  » maman Roques  » comme il fallait l’appeler ! blouse blanche , voile blanc d’infirmière . Assez impressionnante . Ce qui me choquait c’était le fait d’appeler les monitrices  » maman » avec leur prénom . Sinon c’était le style pensionnat pas très dr^le avec de la discipline (supportable ) notamment en classe ( interdiction d’écrire de la main gauche une impression d’enfermement avec la proximité de la citadelle qui était encore un pénitencier et surtout la sensation d’éloignement puisque c’était un unique bac qui assurait le retour sur la terre ferme .
    Bref , je n’en garde pas le meilleur souvenir ! je. préfère l’ile de Ré d’aujourd’hui

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