Territoire

Ordures ménagères

L’une des onze alvéoles du centre de transfert du Bois-Plage (traitement des déchets et recyclage, île de Ré)

Une visite pédagogique du centre de transfert du Bois-Plage

L’une des onze alvéoles du centre de transfert du Bois-Plage
Publié le 21/06/2016

Dans le cadre de la semaine du développement durable, la Communauté de communes de l’île de Ré a organisé plusieurs animations.

Mardi 31 mai, au centre de transfert, situé sur la commune du Bois-plage, Eglantine Aubin a fait une description détaillée du site. Cette « ambassadrice du tri », comme elle se définit elle-même, a commencé par présenter les différents aspects de la gestion des ordures ménagères, en proposant une vingtaine de diapositives. Elle a, ensuite, fait visiter cet immense bâtiment, certifié « Haute Qualité Environnementale » qui accueille les déchets collectés par les dix camions-bennes qui sillonnent les différentes communes de l’île.

Les ordures ménagères, le verre, les emballages et les cartons bruns sont stockés, chacun dans une alvéole du centre. Lorsqu’une alvéole est pleine, les déchets sont rechargés dans des bennes et évacués vers leur usine de traitement. Les ordures ménagères, à l’incinérateur de La Rochelle (Chef de Baie) et à Paillé (près de Saint-Jean d’Angély). Les autres flux, vers des usines de recyclage : les emballages au centre de tri Altriane de Salles-sur-mer (17), le papier à la papèterie de l’Île d’Elle (85), le verre à la verrerie de Saint- Gobain (16) et les cartons à « NCI Environnement » (La Rochelle).

Le développement de ces différents flux de collectes a permis de faire maigrir notre poubelle d’ordures ménagères : son poids est passé de 350 à 276 kg par habitant, par an, entre 2000 et 2013. Rappelons qu’en 1960, avant le développement des emballages et l’apparition massive du plastique, chacun ne jetait que 160 kg par an.

Trier plus et mieux

C’est bien l’objectif que se fixent les responsables de la CdC, en incitant les particuliers à faire preuve de vigilance et de responsabilité quand ils remplissent leurs containers, ou quand ils se rendent dans l’une des cinq déchèteries qui fonctionnent actuellement sur l’île de Ré.

En 2015, le recyclage des emballages du papier, du verre et des cartons de l’île de Ré a permis d’économiser 3 475 tonnes de matières premières ( 12 millions de tonnes pour le territoire national), la consommation annuelle d’eau de 963 habitants (3 millions pour la France) et d’énergie de 1643 habitants (3 millions pour la France). Lors de cette visite, particulièrement enrichissante, Eglantine Aubin a su faire remarquer que le « réflexe » du tri correct était loin d’être acquis. Chacun d’entre nous est concerné. Comme le rappelait, récemment, Lionel Quillet, président de la CdC, le problème de la gestion des ordures ménagères est, avant tout, une question de civisme, c’est un enjeu de société.

 

Historique île de Ré

1963 : Mise en décharge.

1973 : Station de broyage.

1992 : Colonnes aériennes pour le verre.

2000 : Emballages, papiers (nouveaux flux de collectes séparées).

2003 : Fin du broyage : enfouissement et incinération des ordures ménagères (en direction du continent).

2011 : Centre de transfert.

2014 : Mise en place des colonnes enterrées (ordures ménagères et emballages). Il en existe, aujourd’hui, 212.

 

Jacques Buisson

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