Aide et humanitaire

Secours populaire français

Jean-Louis Roland, debout et à sa droite Julien Lauprêtre, lors de la venue de 400 vacanciers du Secours Populaire au Bois-plage-en-Ré

Des vacances pour tous !

Jean-Louis Roland, debout et à sa droite Julien Lauprêtre
Publié le 03/05/2016

Du 27 avril au 1er mai, le village océanique, situé au Bois-plage, a accueilli 400 vacanciers, venus de plusieurs départements de la région parisienne, à l’initiative du Secours populaire français. « Les vacances, ça n’est pas du luxe : c’est un droit ».

A cette occasion, Jean-Louis Roland, responsable de la section de Charente-Maritime du SPF, est intervenu dans les locaux du village océanique pour présenter l’importance des actions menées en faveur du tourisme populaire. Il a ensuite cédé la parole à Julien Lauprêtre, président national de l’association. Ce dernier a déclaré, avec une certaine émotion, qu’il avait passé ses premières vacances en 1936, sur l’île de Ré, dans une colonie de La Couarde. La première fois qu’il voyait la mer…

Une date anniversaire

1936-2016 : 80 ans après la loi sur les congés payés, un enfant sur trois ne part toujours pas en vacances. L’objectif du Secours populaire est bien d’intensifier le combat sur le mot d’ordre : des vacances pour tous ! Julien Lauprêtre a insisté, tout au long de son discours, sur la nécessité du droit au repos, au dépaysement. « Tout ce qui est humain est nôtre » a-t-il déclaré sous les applaudissements du public, qui a pu visionner un court film de présentation du DVD (d’une durée de 50 minutes) réalisé par Laurence Karsznia et Mourad Laffite qui porte le titre de l’entête de notre article.

Jean-Pierre Gaillard, maire du Bois- Plage, Lionel Quillet, président de la Communauté de Communes, et Olivier Falorni, député, étaient présents et sont intervenus pour féliciter le combat et les initiatives du Secours Populaire. Un verre de l’amitié a clôturé la séance.

 

Pour Julien Lauprêtre, la générosité est une action, un mode de vie. Cet homme au glorieux passé n’a rien perdu de ses convictions, il s’efforce de les faire partager. Enfant de cheminot, il s’engage très jeune dans la Résistance. Capturé par la Gestapo, à Paris, il passe 5 mois dans les geôles tenues par l’occupant. Il rencontre certains membres du Groupe Manouchian qui seront tous exécutés plus tard par les nazis. A la libération, Julien conserve la même ardeur du combat et participe à la création du Secours Populaire Français, dont il est président depuis 1955.

 

Jacques Buisson

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