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Sport de nature

un nouveau golf 18 trous sur l'île de Ré ?

Une ouverture pour le futur golf

Publié le 19/05/2014

Cela fait vingt ans que l’on entend parler d’un golf 18 trous dans l’île. Depuis l’Assemblée générale de l’association du Golf des Pertuis, samedi 26 avril, il semble pourtant qu’il y ait du nouveau. Lionel Quillet, Léon Gendre et Claude Chessé, nouveau président de l’association qui succède à Yves Monnée, sont d’accord sur la manière d’aborder le sujet face à l’État.

Un nouveau conseil d’administration

Une Assemblée générale rondement menée a élu dans la même soirée cinq nouveaux membres au conseil d’administration et un nouveau président. Désormais Jack Génaudeau, Président d’honneur de la Ligue Poitou-Charentes de golf, sera vice-président, Bernard Rolin, trésorier, Francine Pelleray, secrétaire et Bernard Antin et Jean-Yves Martin siégeront également au conseil d’administration. Ils se sont immédiatement réunis pour élire le nouveau président qui, après le rapport fi nancier de Jacques Pawlak, a fait le point des différentes études réalisées depuis deux ans en partenariat avec les associations actrices de ce projet, dont Nature Environnement 17, la LPO et l’association Golf Insula Rhea. Tout d’abord, Claude Chessé a rappelé l’intérêt de la population pour cette activité : pour 1 000 ha, il y a trois plus de golfeurs dans l’île qu’en Charente-Maritime ou en France et, depuis dix ans, le practice actuel a enregistré 54 000 passages.

Le golf étant désormais inscrit dans le SCOT, la première étape de cette aventure golfique, consistera à transférer le practice, centre d’initiation et d’entraînement, dans la zone prévue par celui-ci, en face de la Croix Michaud, classée en NDL (zone naturelle de loisirs), en conformité avec les dispositions du POS (Plan d’occupation des sols) de la commune de La Flotte, qui prévoit la possibilité d’un centre d’entraînement sur ce site.

Un travail effectué avec Léon Gendre auprès des propriétaires de parcelles privées fait que deux possibilités ont été étudiées en fonction de la réponse de ces derniers à aujourd’hui. Une première hypothèse représente 2,7 ha à travailler pour l’aménagement des départs et des greens sur une emprise de 13 ha, option dans laquelle des terrains devraient encore être rachetés. La seconde, au cas où il n’y aurait pas d’accord définitif avec certains propriétaires, propose la même surface de 2,7 ha à travailler sur une emprise ramenée à 7,7 ha dont 5,33 ha appartenant au Conseil général.

Les études d’inventaires de la faune et de la flore réalisées en 2013 indiquent qu’il n’y a ni plante, ni animal qui puissent interdire l’implantation de ce centre d’entraînement. La question qui se pose, comme l’a indiqué Claude Chessé, est de savoir comment amener l’État à avaliser le projet du golf. « Si près du tiers des 500 golfs français sont implantés sur des sites classés, des sites remarquables ou des espaces sensibles, aucun ne l’est sur les trois à la fois, et ce projet pilote expérimental constitue un sacré défi ».

Des positions communes

Léon Gendre lors de son intervention confirma que « rien ne sera fait sur ce site sans l’accord du Ministre de l’Environnement et du Développement durable. Ce qui est important sur un site classé c’est que l’on n’a pas le droit d’ériger un bâtiment hormis des équipements publics ou prévus antérieurement à la date de l’arrêté. L’intention de construire un golf figure dans le schéma directeur de 1988. Le classement date de 1990, donc postérieur à l’arrêté. Le SCOT a repris en compte le golf. A priori le Conseil général ne s’y oppose pas. Il devrait être possible d’installer dans l’île un golf public mais pas privé. » Lionel Quillet de son côté, estime que c’est possible mais à condition de « faire cela dans le bon sens. C’est un projet environnemental… et politique. Il faut d’abord faire le practice et un 9 trous et aviser ensuite pour le 18 trous ». Le projet cadre avec une politique de préservation des espaces naturels avec gestion des friches et des espaces boisés. C’est sur ce plan que la CdC a décidé de se positionner. L’avis des associations environnementales étant a priori favorable, mais il faudra obtenir l’accord de toutes les parties concernées, le Conseil général ne mettant pas de veto, il reste à obtenir l’avis des élus.

Lionel Quillet déclara ce soir-là « qu’il allait mettre à l’ordre du jour du conseil communautaire du 19 juin le principe d’une étude environnementale pour la mise en place du projet sur l’espace naturel. Il n’y a pas d’obstacle fort, toutefois il est impossible de prévoir un bâtiment ou des sanitaires. Le précédent président souhaitait un club house, mais c’est incompatible avec un projet environnemental. Si nous obtenons gain de cause pour le practice plus des trous d’école alors nous aurons une chance que le 18 trous voit le jour. »

Léon Gendre et Claude Chessé étant d’accord avec le président de la Communauté de Communes sur le scénario à présenter à l’État, le dépôt de permis d’aménager pourrait être obtenu pour avril 2015… si tout se passe bien.

« Cette AG constitue une étape positive, nous en sommes tous satisfaits, même s’il faut rester humble et se garder de tout optimisme excessif », a précisé Claude Chessé à l’issue de l’AG.

Catherine Bréjat

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