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Une opposition frontale à la stratégie de la CdC
Créée en 1954, et agréée au titre de l’environnement en 1970, l’association des Amis de l’île de Ré (AIR) tenait jeudi 18 juillet au Bois-Plage une réunion d’information sur le PPRL (Plan de prévention des risques littoraux), suivie par une cinquantaine de participants. Après avoir dévoilé la nouvelle affiche des AIR, réalisée par Chantal Crestant, Pierre Bot présentait l’ordre du jour qui concernait la procédure de recours engagée contre le SCOT, un démenti les rumeurs qui circulent sur l’EPIR, et en sujet principal : le PPRL.
Le SCOT contesté : « les Maires sont-ils vraiment de bons élèves ? »

« Approuvé sous conditions expresses par la Préfète le 12 mars 2012, le SCOT est contesté par les Amis de l’île de Ré », a rappelé Pierre Bot, « car il ne décline par les surfaces constructibles par commune. 263 hectares de résiduel constructible permettraient de construire 4453 maisons. Voilà l’objet du recours ». En présentant la carte des villages et de leurs extensions, Pierre Bot a mis aussi l’accent, dans le contexte actuel, sur « le développement de la constructibilité vers la mer », et cite à l’appui de son observation : « les Doreaux, Grignon, La Couarde, Montamer et la Thalasso à Sainte-Marie ». Certaines digues sont donc selon lui « immobilières ». Néanmoins Pierre Bot, approuve le rattrapage des retards pris en matière de construction d’habitations à loyer modérés.
LE PPRL : une énorme responsabilité
La démarche actuelle de la CdC est fortement critiquée par les Amis de l’île de Ré. « C’est une erreur de stratégie, on instrumentalise les braves gens, on utilise l’angoisse des propriétaires, c’est une inflation de contre-information … » ont clamé haut et fort plusieurs interlocuteurs.
Documents, cartes et statistiques à l’appui Pierre Bot et Jacques Boucard sont intervenus successivement pour présenter à l’auditoire la réalité géographique, hydraulique et historique de l’île de Ré. 54 vimers dont 40 bien référencés incitent à la prudence: « il faut respecter le travail des bureaux d’études et de leurs experts. Les bases de modélisation doivent être cependant reconsidérées : les cartes de niveaux d’eau posent des questions. ». Mais il y a réellement un risque de submersion sur Ré à considérer.
Alors quoi faire pour adapter les contraintes contestées ?
Selon Pierre Bot, Il faut « dialoguer avec les services de l’Etat, les ministères, les bureaux d’études, les experts, intégrer les réalités du territoire, mettre en place une concertation unitaire ».
S’il est reconnu que l’application de la circulaire de juillet 2011 devrait plus tenir compte des spécificités rétaises, la modélisation des brèches est à reconsidérer dans le calcul des niveaux d’eau « Avec 4 km de brèches sur 12 km de défense à la mer, les niveaux d’eau estimés peuvent se rediscuter » a précisé Jacques Boucard. « Il y a une marge de manœuvre pour les élus », selon Léon Gendre, qui trouve « honteuse » la mobilisation actuelle. « L’île de Ré explose sous les on-dit, et « les gogos » (dixit) gobent cela! Il faut des réunions d’information de cette qualité, malheureusement trop peu suivies. Noirmoutier se révolte, mais Châtelaillon-Plage et Fouras aboutissent sereinement dans la mise en place de leur PPRL. L’île de Ré se distingue».
La position de l’Etat sera ferme
« L’Etat est dans son rôle de protection des personnes » selon Léon Gendre qui dénonce « le double langage » que tiendrait le président de la CDC, « différent en public que celui qu’il tient devant l’Etat ». « Et l’Etat sera ferme! »
L’AIR préconise la négociation avec l’Etat, sur la base d’arguments scientifiques, de questions sur la modélisation aboutissant à l’établissement des cartes de niveaux d’eau approuvées qui serviront de référence à la carte d’aléas, en tenant compte des caractéristiques et de l’histoire du territoire rétais.
Une proposition qui se positionne en opposition avec l’approche politique de la CdC sur l’avenir de l’île de Ré, la résistance face à l’Etat de Lionel Quillet et la mobilisation des Rétais.

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