Une cruelle défaite pour Ségolène Royal
Malgré le beau soleil qui inondait les jardins du Muséum de la Rochelle en cette soirée du 17 juin, le temps était à l’orage dans le coeur des militants socialistes venus soutenir et écouter la déclaration de Ségolène Royal.
Pressentant sa défaite aux législatives, la candidate décide depuis vendredi de faire sa conférence de presse ailleurs qu’à l’Oratoire et non loin : au Muséum d’Histoire Naturelle.
La nouvelle s’étant répandue comme une trainée de poudre, les journalistes et techniciens se sont pressés dans les jardins et ont voulu investir les lieux très tôt afin d’organiser au mieux leurs reportages. Dimanche à 19 h, le jardin est investi par les équipes de télévision venues en force : trois cars régies, plus de 150 journalistes et photographes sont présents, contenus par le staff du PS. Dans le public, des chiffres étourdissants circulent… 55 voire 60 % pour Falorni ! L’incompréhension se lit sur les visages. Élus et responsables du PS sont au portable, masquant de la main leur conversation. À 19h45, Ségolène Royal qui devait arriver discrètement par la rue Massiou, déjoue la sécurité et franchit la grande entrée accompagnée de Maxime Bono sous les applaudissements du public.
10 minutes avant 20 h, le Maire de La Rochelle annonce à la presse sans citer de chiffres officiels la victoire d’Olivier Falorni élu selon lui avec 75 % des voix de droite. L’intervention est ferme et critique à l’encontre du dissident socialiste qu’il qualifie de traître. Il termine alors en insistant bien sur le fait que Ségolène Royal est ici chez elle et qu’elle sera toujours la bienvenue à La Rochelle. Cette dernière prend alors la parole et cite d’emblée Victor Hugo « Toujours la trahison trahit le traître. Jamais une mauvaise action ne vous lâche sans rémission pour les coupables… », le ton est glacé et le sourire crispé, « …je garde intacte ma volonté de servir notre territoire rochelais…» À l’issue de la conférence de presse, une question m’est venue à l’esprit comme une évidence : « c’est bien dans deux ans les municipales ? »
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