«Un nouvel élan pour Loix!», deuxième round
Pour sa deuxième réunion publique, la liste menée par Benoît Poitevin poursuit l’échange avec les Loidais.
Le public, un peu moins nombreux que le 3 février, remplissait toutefois les trois quarts de la salle des fêtes, répondant à l’appel d’une participation active au programme d’« Un nouvel élan pour Loix ! ». En effet, à la question du programme électoral, le chef de liste Benoît Poitevin répond : « Nous le construisons ensemble, il sera la synthèse de nos échanges ». Il préfère d’ailleurs le terme « programme de mandat », dont il promet qu’il sera déposé dans les boîtes aux lettres avant le 12 mars. « Les consultations continueront pendant le mandat », précise- t-il. Les thématiques de la soirée sont annoncées en début de réunion : logement, environnement, sport et vivre-ensemble.
Logement : une alliance des permanents et des saisonniers
En matière de logement, Nicolas Tardif, qui s’exprime pour l’ensemble de la liste, tempère l’action de la municipalité. « Nous voulons présenter des solutions raisonnables à l’échelle de Loix », rappelant ainsi que le plan de logement est entre les mains de la Communauté de Communes. Le logement permanent est un sujet de préoccupation majeure, avec le vieillissement de la population comme principal facteur d’évolution, et la lutte contre l’isolement, son axe d’action. L’une des solutions apportées est l’accueil par les résidents permanents de saisonniers, quatre à six mois de l’année. Elle a le mérite de promouvoir la création de liens intergénérationnels en apportant un petit revenu au logeur. Dans le public, une personne est déjà convaincue par le dispositif. La construction d’une nouvelle maison en partage est remise en question par Nicolas Tardif ; il lui préfère l’investissement dans des logements (T2 et T3) à destination des jeunes de moins de 30 ans qui, sans être dans la précarité, ne trouvent pas à se loger. Il cite encore la salubrité des logements, l’accompagnement du public en situation de handicap et la régulation des meublés de tourisme et logements vacants, avant de donner la parole à l’assistance.
Celle-ci s’exprime surtout sur les logements vacants, le quota des locations saisonnières et la multiplication des logements en Airbnb. La question délicate de la surfiscalité des résidences secondaires est soulevée, et la réponse de Benoît Poitevin reste ouverte : si les finances de la commune sont plutôt bonnes, les grands travaux de réfection de la place du marché ont épuisé ses ressources propres. La surtaxation de la taxe d’habitation pour les résidences secondaires pourrait aider à financer de nouveaux projets, mais cela ne se ferait pas sans concertation préalable avec les associations compétentes, telle que l’APSL, et une étude d’impact pour les résidents et pour la mairie.
Environnement : pour une écologie sensée
« Si on vous parle d’environnement, ce n’est pas pour faire de l’idéologie mais de l’écologie sensée. » C’est ainsi que Clément Garnier et Thomas Lefort, paysagiste de son état, présentent la démarche de la liste en matière d’environnement. L’un des maîtresmots est « protéger » : protéger Loix de la montée des eaux, des tempêtes et de la pression touristique. « Responsabiliser » en est un autre, concernant la baisse des ressources en eau et le risque de pénurie. Les colistiers veulent s’engager dans une campagne de sensibilisation afin de modifier les comportements, en matière d’arrosage des jardins, par exemple. Ils insistent également sur la nécessité de protéger la lentille douce, avec l’augmentation des sécheresses pour horizon. Enfin, ils pointent le manque d’entretien des espaces naturels publics, envahis par les ronciers, qu’il s’agirait d’aménager. A une proposition entendue dans la salle avant la réunion, de planter plus d’arbres et moins de vignes, ils répondent : pourquoi pas une ferme pédagogique ou des jardins partagés ?
Une personne de l’assistance, qui se présente comme Loidais depuis 1946, propose le retour d’une activité agricole. « J’ai connu Loix, il y avait vingt-quatre exploitations agricoles, quatre-vingt-dix vaches laitières et le village était propre » raconte-t-il. Mais le classement du site rend aujourd’hui difficile sinon impossible l’établissement d’une exploitation agricole rentable, répond le chef de liste. Une autre personne signale que le périmètre de sécurité incendie n’est pas respecté entre les maisons, ce qui rejoint la question de l’enfrichement des espaces naturels. Une autre signale les réserves d’eau agricoles laissées à l’abandon. Puis le débat se porte vers la digue de la Vette qui s’enherbe, et la falaise du Peulx dont l’érosion a mangé le sentier littoral. L’empiètement du nouveau sentier sur les terrains privés aux abords de la falaise soulève des mécontentements. La municipalité est d’ailleurs en litige avec les propriétaires. « Pendant ce temps-là, on ne s’occupe pas du problème de l’érosion. C’est le point le plus haut du village. Ce serait bien de le protéger », ironise un participant. On murmure dans la salle que seul un enrochement en durit peut contrer l’action de la mer.
Sport : rendre le complexe sportif aux Loidais
Bastien Sadoul, qui se présente comme un passionné de tennis, reprend l’historique de la construction et de la gestion du complexe sportif de la zone artisanale, regrettant qu’il n’ait pas fait l’objet d’une concertation et, malgré des débuts associatifs prometteurs, sa récupération par des logiques de profit. « Il n’est pas trop tard pour donner un second souffle à ces équipements qui existent, mais ne sont pas pour le plus grand nombre », déclare-t-il. Il propose une ouverture aux associations sportives de tout le canton Nord, au sein d’un projet collectif.
Un usager du tennis témoigne du gâchis d’eau que représentent les terres battues et demande s’il ne serait pas temps d’y renoncer, pour des raisons écologiques.
Vivre ensemble : agir pour les jeunes, aider nos aînés
Jérémy Darras reprend le micro pour étoffer les propositions de la liste concernant le vivre ensemble, déjà abordé à la première réunion, et notamment pour préciser les actions en faveur des jeunes. Il préconise l’ouverture d’un foyer où ceux-ci pourraient se retrouver toute l’année, autour de jeux. Il propose également la mise en place d’un mini-conseil municipal pour intégrer les jeunes à la vie politique du village. Enfin, il souhaite rétablir un service de transport pour accompagner les anciens à leurs rendez-vous médicaux et une « journée d’entraide » comme cela se faisait autrefois, pour aller chercher, par exemple, les médicaments à la pharmacie.
Quelqu’un dans l’assistance demande le retour de Miss Loix, proposition accueillie par les rires. « Nous militons pour le retour de la fanfare, et avec elle, des majorettes et majorets », répond Benoît Poitevin.
Question de gouvernance
Au moment de clôturer la réunion, une main se lève : « Ce qui vous distingue de l’autre liste, c’est la gouvernance. Comment comptez-vous vous y prendre ? » Cela donne l’occasion au chef de liste de rappeler les deux grandes lignes du changement tel qu’ensemble, ils le conçoivent : prendre le pouvoir des mains de l’administratif pour le rendre au conseil municipal ; et prendre les décisions à quinze, « pas à un seul », ce que Benoît Poitevin résume par cette formule qu’il affectionne : « passer du je au nous ».
Ce deuxième rassemblement aura permis à Benoît Poitevin et à son équipe de récolter le matériau d’un programme dessiné sur mesure avec les villageois. L’épreuve des urnes dira si les Loidais souhaitent « un nouvel élan » pour leur village.
Dernière réunion publique le 12 mars
Liste « Un nouvel élan pour Loix ! » (dans l’ordre officiel de la liste)
1 – Benoit POITEVIN
2 – Laetitia LIGONNIERE
3 – Nicolas TARDIF
4 – Virginie VIGLIOTTI
5 – Damien GARNIER
6 – Laurence LEVEL
7 – Richard SETNIKAR
8 – Nelly VIGNOT
9 – Jeremy DARRAS
10 – Karen BERTON
11 – Thomas LEFORT
12 – Sabrina POPEK
13 – Bastien SADOUL
14 – Catherine DENAIFFE
15 – Clément GARNIER
16 – Michelle WATTELET
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