Culture

Concours d'écriture

Un nouveau partenariat culturel à La Maison des Écritures

© Catherine Bréjat - Pascal Even, Isabelle Autissier, Catherine Bengugui, Anna-Maria Spano et Margaux Segre s’apprêtant à présenter le nouveau concours 2022 de l’Académie des Belles Lettres, des Arts et des Sciences de La Rochelle.
Publié le 07/03/2022

Mardi 8 février, la Maison des Écritures à La Rochelle accueillait l’Académie des Belles Lettres, des Arts et des Sciences pour le lancement du concours 2022.

La vie culturelle refleurit à La Rochelle et l’Académie des Belles Lettres, des Arts et des Sciences, relançant une tradition qui remonte à sa création, lançait le 8 février, en partenariat avec la Maison des Écritures le prix 2022 de l’Académie. Le thème : rompre les amarres, rêver au départ. Isabelle Autissier en est la présidente. Qui mieux qu’elle, navigatrice et écrivaine, pouvait incarner à la fois cette idée de départ et d’ouverture à l’inconnu et à tous les possibles formateurs ?

Ce concours se scinde en deux catégories de participants : l’une ouverte à tout public à partir de 15 ans, l’autre un prix spécial jeunesse pour les élèves de la Communauté d’Agglomération de La Rochelle et les Communautés de Communes d’Aunis Atlantique et d’Aunis Sud. La date limite des envois est le 30 juin de cette année et la remise des prix se fera à l’automne.

Pascal Even, président de l’Académie, déclara que les responsables de l’Académie étaient heureux de pouvoir reprendre ce concours, après la crise sanitaire de ces deux dernières années, car ils avaient constaté que les précédents participants ne passaient pas par les circuits habituels des associations et qu’ils avaient pu ainsi faire apparaître des capacités et découvrir des talents nouveaux. C’est la raison pour laquelle un prix pour la jeunesse a également été créé.

Catherine Benguigui, 3e adjointe en charge de la culture, a rappelé que ce projet cadrait avec les missions que la Maison des Écritures s’était assignées depuis sa réouverture et s’inscrivait dans l’appel à projets autour de la création écrite « carte blanche », qui un jeudi par mois propose aux créateurs et artistes un temps de rencontre avec le public rochelais.

Isabelle Autissier remarquait qu’une personne sur deux s’était mise à écrire pendant le confinement et que cela devait correspondre à un besoin auquel ce concours apportait une réponse. « Nous avons besoin de la culture et en particulier de l’écriture qui permet de prendre le temps d’approfondir et de ralentir le torrent d’informations qui déferle sur nous. » On avait demandé à Isabelle de lire un texte personnel. Elle lut une lettre qu’elle avait écrite à Ellen MacArthur, une autre navigatrice, avant son départ pour une compétition en solitaire. Une petite merveille de style et de concision pour lui expliquer qu’en fait, au bout de ce long et difficile voyage, c’est elle-même qu’elle allait découvrir.

Ce concours doit prendre la forme d’une nouvelle ne dépassant pas 15 000 signes, c’est-à-dire d’un texte court que les responsables de l’Académie pensent plus facile à gérer parce que supposant un cadre rassurant. Isabelle Autissier fit remarquer que, de son point de vue, la nouvelle est un cadre difficile parce qu’il faut aller à l’essentiel en peu de mots et qu’il est difficile d’être à la fois concis et percutant. Peu de professionnels la contrediront ! Enfin, ce concours n’est pas ouvert aux professionnels de l’écriture, ni aux membres de l’Académie.

Lors des échanges qui eurent lieu à la fin de ce point presse, Catherine Benguigui répondit à la question ; « Est-ce que la politique doit tirer la culture ou l’inverse ? » Nous vous livrons sa réponse car elle nous semble être une excellente conclusion à la raison d’exister de ce concours. « Pour moi, c’est la culture qui fonde tout et permet de développer son imaginaire. Pour faire un choix, il faut avoir la capacité de le faire, disposer des outils qui permettent de critiquer, de différencier… tout cela se développe à travers la culture. Grâce à la culture, un esprit ouvre et élargit son champ de réflexion. La culture permet de diminuer les fractures spatiales et c’est pourquoi elle doit aller partout. C’est donc la culture qui devrait tirer la politique. Et cette culture ne se conçoit pas sans transmission. C’est la raison de l’existence de la Maison des Écritures et de l‘Académie des Belles Lettres, des Arts et des Sciences de La Rochelle ! »

Info pratique :
Les nouvelles doivent être
envoyées à :
margaux.segre@ville-larochelle.fr
et dramard.annie@gmail.com

Catherine Bréjat

Réagir à cet article

Je souhaite réagir à cet article

* Champs obligatoires